57 985 décisions disponibles — page 52/2900
Le Tribunal administratif de Nantes rejette trois requêtes en excès de pouvoir visant l'annulation de refus de visas de long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge des référés constate une irrecevabilité manifeste, les requérants n'ayant pas produit la décision de la commission de recours administratif préalable obligatoire, malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction applique les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent ce recours préalable dans un délai de trente jours.
La SARL AMBAE demande au Tribunal Administratif de Nantes l'indemnisation de son préjudice lié aux fermetures administratives durant la pandémie de Covid-19, invoquant une faute de l'État (violation du principe de précaution) ou, à titre subsidiaire, une rupture d'égalité devant les charges publiques. Le tribunal rejette la requête, considérant que les mesures contestées, fondées sur l'article L. 3131-1 du code de la santé publique, étaient justifiées par les circonstances exceptionnelles et proportionnées à l'objectif de santé publique. Il estime que ni une faute, ni un préjudice anormal et spécial au sens du droit de la responsabilité publique, ne sont caractérisés.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Landeronde en désignant un expert judiciaire. Cette décision, prise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état d'un bâtiment présentant un risque imminent d'effondrement. La mission de l'expert, régie par les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative, consiste à évaluer les dangers et à proposer les mesures urgentes nécessaires.
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une requête en excès de pouvoir contre le rejet implicite d'un recours relatif à un ajournement de demande de naturalisation. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions via l'application "Télérecours citoyens" conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du même code, le tribunal donne donc acte du désistement d'office de la requête.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à contester le rejet de son recours contre un refus de visa. Le tribunal constate que le requérant, résidant en Tunisie et non représenté par un avocat, n'a pas régularisé sa requête en élisant domicile en France ou dans un État de l'UE comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative, malgré une mise en demeure. La requête est donc jugée manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1 et R. 431-8 du même code.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler un refus de visa de court séjour. La juridiction constate une irrecevabilité manifeste du recours, principalement car la requérante, résidant en Algérie et non représentée, n'a pas procédé à l'élection de domicile en France requise et n'a pas joint la preuve du recours administratif préalable obligatoire, malgré une mise en demeure de régulariser. La décision s'appuie sur les articles R. 431-8 et R. 412-1 du code de justice administrative ainsi que sur l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision rejetant une demande d'échange de permis de conduire étranger. Le juge constate que le requérant n'a pas introduit de requête distincte en annulation, condition de recevabilité exigée par les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est donc fondée sur l'irrecevabilité manifeste de la demande au titre de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Golden Cars Yabantas qui demandait l'annulation du refus implicite de restitution de son véhicule mis en fourrière. Le tribunal a jugé que le litige, relatif à une mise en fourrière prescrite pour gêne à la circulation, relevait manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 325-1 et R. 325-27 du code de la route, qui attribuent la contestation de cette mesure au procureur de la République, et sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet pour incompétence manifeste.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour travail salarié. Le juge estime que le requérant, qui a formé un recours administratif préalable obligatoire, ne démontre pas l'urgence particulière justifiant une intervention avant la décision de la commission. La requête est rejetée en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral déclarant cessibles des parcelles pour un projet d'aménagement routier. La juridiction a constaté le désistement pur et simple des requérants, intervenu par mémoire enregistré. En conséquence, elle a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond des moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande d'indemnisation d'une commerçante liée aux fermetures administratives durant la pandémie de Covid-19. La juridiction estime que les mesures contestées, fondées sur l'article L. 3131-1 du code de la santé publique, ne sont pas entachées d'illégalité et que le principe de précaution invoqué par la requérante n'est pas applicable en l'espèce. Elle écarte également l'engagement de la responsabilité sans faute de l'État pour rupture de l'égalité devant les charges publiques, considérant que le préjudice allégué ne présente pas un caractère anormal et spécial.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision préfectorale accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision était compétent en vertu d'une délégation régulière et que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation et au respect de la procédure, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration concernant la motivation des actes administratifs.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit ou de fait, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Par conséquent, le tribunal a également retiré le bénéfice de l'aide juridictionnelle à M. B..., conformément à l'article 50 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du GAEC "Les trois cantons" visant à annuler le retrait de son agrément. Le tribunal a jugé que la procédure de retrait, menée par le préfet de la Vendée, respectait les exigences légales, notamment le principe du contradictoire, car le groupement avait pu présenter ses observations. La décision a été prise en application des articles R. 323-21 et R. 323-22 du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a fait droit à l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, constatant qu'un titre de séjour avait été délivré à la requérante après l'introduction de sa requête, rendant sa demande d'annulation sans objet. Il a condamné l'État à verser 800 euros à l'avocat de la requérante au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nantes a jugé une demande d'indemnisation suite au refus illégal d'un visa de long séjour pour conjoint de Français. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État, estimant que le refus, fondé sur un motif de fraude sans remettre en cause le mariage, méconnaissait l'article L. 312-3 du CESEDA. Cependant, il a rejeté la majeure partie des demandes indemnitaires, ne reconnaissant comme préjudice direct et certain qu'un seul transfert d'argent de 300 euros, les autres éléments n'étant pas suffisamment établis.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de titre de séjour "vie privée et familiale" opposé par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que le requérant, présent en France depuis moins de cinq ans, n'apportait pas la preuve de liens personnels et familiaux stables et effectifs en France justifiant la délivrance d'un titre au titre de l'article L. 423-23 du CESEDA. Il a également estimé que le refus ne portait pas d'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie familiale (article 8 de la CEDH) ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE).
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... E... visant à annuler le refus préfectoral de délivrer un titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. La juridiction a jugé que la requérante ne rapportait pas la preuve, comme l’exige l’article L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de la contribution effective du père français à l’entretien de l’enfant ou d’une décision de justice sur ce point. Le tribunal a ainsi estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur de droit en refusant le titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus préfectoral de regroupement familial pour ses deux enfants. La juridiction a jugé que la décision était régulièrement signée, suffisamment motivée et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 434-7 relatif à l'exigence de ressources stables et suffisantes. Le tribunal a également considéré que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... visant à annuler la décision du ministre de l'intérieur maintenant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à la suffisance de sa motivation. Les textes appliqués étaient principalement le code civil (articles 27 et 21-15) et le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.