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Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions implicites de rejet de demandes de visa de long séjour présentées par les membres de la famille d’un réfugié somalien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants n’apportant pas la preuve d’une situation de vulnérabilité particulière justifiant une séparation familiale insupportable. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 561-5 du CESEDA et des stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des refus.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour Mme A et son enfant, au titre du regroupement familial. En cours d'instance, les visas sollicités ont été délivrés par l'administration. Par conséquent, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet. Il a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais de justice.