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Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le classement en zone agricole d’une parcelle par le plan local d’urbanisme (PLU) de Pornic approuvé en 2011, ainsi que contre le refus du maire d’abroger ce classement. Le tribunal constate que le PLU de 2011 a été abrogé par l’approbation d’un nouveau PLU en 2023, rendant sans objet les conclusions dirigées contre le document initial. En revanche, le nouveau PLU ayant repris le même classement en zone agricole pour la parcelle litigieuse, le refus d’abrogation conserve son objet et doit être examiné au fond. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur les conclusions contre le PLU de 2011 et un maintien de l’instance sur le refus d’abrogation, en application des articles L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration et L. 600-1 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné le recours de M. A, ressortissant congolais, contre l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 5 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment son état de santé, soutenant que son traitement pour le diabète n'était pas disponible ou accessible dans son pays d'origine. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés, y compris la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur une demande de suspension d’un arrêté municipal, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci contestait le refus du maire de Meurcé de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident déclaré le 18 décembre 2023. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’arrêté n’emportant pas en lui-même une obligation de remboursement immédiat, et qu’aucun moyen soulevé n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes était saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de lui accorder la prime "MaPrimeRénov’". En cours d’instance, l’Anah a finalement attribué et versé la prime sollicitée. Le tribunal a constaté que la requête avait ainsi perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de sa situation et n'avait pas commis d'erreur de fait concernant son expérience en restauration. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'illégalité du refus de titre n'étant pas établie, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Nantes (4ème Chambre) a rejeté la requête de Mme C épouse A, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 1er juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour six mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe du bureau du séjour bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A C. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer un visa de long séjour à ses deux enfants, en raison de l'urgence liée à leur situation d'isolement en Éthiopie et à l'état de santé de l'un d'eux. Le juge a estimé que, sauf circonstances particulières, un refus de visa ne constitue pas une situation d'urgence justifiant une intervention en 48 heures. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'ayant été caractérisée, la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 n'était pas remplie.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné une demande indemnitaire suite à l'annulation, par un précédent jugement, d'un refus de visa de long séjour pour une ressortissante marocaine placée sous kafala. L'illégalité de ce refus a été reconnue comme une faute de nature à engager la responsabilité de l'État pour la période du 27 août 2018 au 27 juin 2019. Le tribunal a accordé une indemnisation de 304,53 euros à M. C pour le préjudice financier lié aux frais de cours de français et à un déplacement au Maroc, mais a rejeté les demandes d'indemnisation pour préjudice moral, faute de lien de causalité direct et certain. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 16 décembre 2020 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a déclaré insalubre à titre irrémédiable son immeuble situé à Beslé-sur-Vilaine et en a interdit définitivement l’habitation et l’utilisation. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête, bien que non assistée d’un avocat, contenait des conclusions suffisamment explicites. Sur le fond, le tribunal a appliqué les articles L. 1331-26 et L. 1331-28 du code de la santé publique, qui définissent l’insalubrité irrémédiable comme l’absence de moyen technique d’y remédier ou un coût de travaux supérieur à la reconstruction. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur la qualification d’irrémédiable et l’interdiction définitive d’usage.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (7ème chambre) concerne une action en responsabilité engagée par M. E contre le centre hospitalier Georges Daumezon pour un retard de diagnostic d’une tumeur cérébrale ayant entraîné le décès de son épouse. Après une expertise médicale ordonnée avant dire droit, le tribunal doit se prononcer sur l’existence d’une faute liée à l’absence de réalisation d’un scanner cérébral en 2012-2013. Le centre hospitalier conteste tout manquement et tout lien de causalité, tandis que le requérant demande la condamnation de l’établissement à verser 1 052 256 euros en réparation des préjudices subis par son épouse, ses enfants et lui-même. La solution retenue n’est pas encore rendue, le tribunal étant saisi au fond après expertise. Les textes applicables incluent le code de justice administrative (article L. 761-1).
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tchadien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la décision de refus suffisamment motivée. Il a également considéré que le préfet pouvait légalement opposer le défaut de visa de long séjour, conformément à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour refuser la délivrance du titre.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. D, ressortissant gabonais, contre un arrêté préfectoral du 13 janvier 2023 lui refusant un titre de séjour en tant que conjoint de Française, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé l'arrêté au motif que le préfet, en se fondant uniquement sur l'entrée irrégulière en France, n'a pas suffisamment examiné la situation personnelle et familiale du requérant, notamment son mariage avec une ressortissante française et les liens familiaux établis, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est l'annulation des décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination, avec injonction au préfet de réexaminer la demande de M. D dans un délai d'un mois. Les textes appliqués sont les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. F D, ressortissant malien, contestant le rejet implicite puis explicite (décision du 5 octobre 2022) de sa demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé que la décision expresse s'était substituée à la décision implicite et a rejeté les moyens d'incompétence et d'erreur de fait. Il a considéré que le ministre avait légalement pu ajourner la demande à trois ans en se fondant sur l'aide au séjour irrégulier de la concubine de M. D, dans le cadre de son pouvoir d'appréciation prévu par l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article 21-15 du code civil. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme C contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises en 2021 pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux de 2012. La requérante invoquait notamment l'irrégularité formelle des actes de poursuite et la prescription de l'action en recouvrement. Le tribunal a rappelé que, selon l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, les contestations portant sur la régularité en la forme de l'acte relèvent de la compétence du juge de l'exécution, et non du juge administratif. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en ce qui concerne les moyens de forme, et a examiné les autres moyens au fond, notamment la prescription, pour les écarter. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme C.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. A contestant des mises en demeure de payer des cotisations de taxe foncière (2012-2018) et de taxe d'habitation (2014-2015) pour un bien à Briollay. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés (montants erronés, absence d'avis de mise en recouvrement, prescription, renonciation à succession, nullité d'une ordonnance judiciaire) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des requêtes, sur la base des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre) rejette la requête de M. B A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la requête devait être regardée comme exclusivement dirigée contre la décision du ministre de l'intérieur du 27 juillet 2022, laquelle s'est substituée à la décision préfectorale initiale. Il a estimé que la décision ministérielle était suffisamment motivée au regard des articles 27 du code civil et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance des revenus de M. A, tirés d'un emploi étudiant à temps partiel, pour ajourner sa demande, conformément à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné trois requêtes connexes de l'EARL du Marsolleau, devenue GFA du Marsolleau, contestant des décisions liées à la campagne PAC 2020. La première requête visait une réduction de surface déclarée et une sanction pour sur-déclaration, la deuxième des ordres de recouvrement d'aides, et la troisième la mise en réserve de droits à paiement de base. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut de procédure contradictoire et le caractère disproportionné des sanctions, n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont été confirmées, et les conclusions accessoires (injonctions et frais de justice) ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Bouygues Telecom, qui contestait le bien-fondé de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) due au titre des années 2020 à 2022 pour ses stations radioélectriques. La société invoquait l’incompatibilité de l’article 1519 H du code général des impôts avec les directives européennes 2002/20/CE et (UE) 2018/1972. Le tribunal a jugé que l’IFER, en tant qu’imposition frappant la détention d’équipements, ne constitue pas une taxe administrative ou une redevance au sens de ces directives, et n’entre donc pas dans leur champ d’application. La demande de décharge des cotisations, d’un montant total de 8 060 799 euros, a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s’être désisté de sa requête. Par ordonnance du 10 juillet 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de la SAS HMet3J, qui contestait des cotisations supplémentaires de taxe sur les salaires pour les années 2016 à 2018. La société soutenait que la rémunération de ses directeurs généraux ne devait pas être incluse dans l'assiette de la taxe, faute pour eux d'exercer des fonctions financières. Le tribunal a jugé que la procédure de rectification était régulière et que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du code général des impôts, sans erreur de base légale. Il a estimé que les directeurs généraux, en tant que mandataires sociaux, étaient soumis à la taxe sur les salaires, indépendamment de leurs attributions spécifiques. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge et des conclusions accessoires.