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Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 28 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté la demande de visa de long séjour au titre de la réunification familiale pour l'enfant G, présenté comme le fils de Mme A E, réfugiée somalienne. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le lien de filiation n'était pas établi, alors que les documents d'état civil produits, bien que non authentiques, étaient corroborés par des éléments de possession d'état suffisants au sens des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté le recours de Mme B contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour l’enfant A F, recueillie par kafala. Le tribunal juge que le motif de risque de détournement de l’objet du visa retenu par la commission est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, au vu des éléments établissant l’intention d’intégration familiale. Il écarte le motif subsidiaire avancé par le ministre, tiré de l’absence de démonstration de l’intérêt de l’enfant, en rappelant que l’intérêt supérieur de l’enfant, protégé par l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, commande de privilégier la vie auprès de son kafil. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.