57 985 décisions disponibles — page 702/2900
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Elevage de la Love, qui demandait la condamnation de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE) pour la mort d'un poulain survenu en juin 2018. La société invoquait une inexécution contractuelle, mais le tribunal a jugé que les articles 1217 et 1915 du code civil, relatifs au droit privé, ne sont pas opposables à un établissement public administratif comme l'IFCE. Il a également estimé qu'aucune faute contractuelle n'était établie, faute de preuve d'un défaut de surveillance ou d'un manquement aux obligations prévues par la convention de pension. La demande d'expertise et les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 21 septembre 2021 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme B, une ressortissante somalienne enceinte. Le tribunal estime que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, car la vulnérabilité particulière de la requérante liée à sa grossesse avancée justifiait le maintien de son accueil, malgré son absence à une convocation pour un transfert vers la Suède. En conséquence, il enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive, dans un délai de deux mois. Les textes appliqués sont notamment l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné les recours de Mme L, ressortissante congolaise, contre un arrêté du préfet de la Sarthe du 15 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, et contre un arrêté du 30 avril 2025 renouvelant son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et de l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la compétence du signataire était établie et qu'elles ne portaient pas une atteinte disproportionnée aux droits invoqués. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
Refus de visa de court séjour – Tribunal Administratif de Nantes – Rejet pour irrecevabilité manifeste – Application des articles R. 222-1, R. 431-8 et R. 612-1 du code de justice administrative. La requérante, résidant au Maroc et non représentée, n’a pas régularisé sa requête en élisant domicile sur le territoire français, européen ou suisse, malgré une demande de régularisation notifiée mais non retirée. La requête est donc rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la délibération du 12 septembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Chemazé a refusé d'accorder la protection fonctionnelle à M. B, un élu local mis en cause pénalement à la suite d'une altercation survenue lors d'une séance du conseil municipal. La juridiction a jugé que le motif invoqué par la commune, tiré du refus de prise en charge par son assureur, était étranger au cadre juridique applicable et ne pouvait légalement justifier un tel refus. Cette décision est donc entachée d'une erreur de droit et dépourvue de base légale, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales et du principe général de la protection fonctionnelle des agents publics.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 25 avril 2025 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B épouse C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la décision attaquée préjudicierait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son état de santé et de ses ressources. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, du vice de procédure concernant l'avis de l'OFII, de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du CESEDA, ou de l'atteinte à l'article 8 de la CEDH, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 10 janvier 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un ressortissant guinéen demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas procédé à l'entretien d'évaluation de la vulnérabilité prévu à l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, entachant ainsi la décision d'un vice de procédure. En conséquence, l'annulation a été prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant les délibérations de la communauté de communes Vendée Grand Littoral instaurant une redevance incitative pour les ordures ménagères. Les conclusions dirigées contre la facture individuelle ont été rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent, le litige relevant du juge judiciaire en raison de la nature de service public industriel et commercial de la redevance. Les conclusions contre les délibérations ont été jugées irrecevables car tardives, le délai de deux mois suivant leur affichage étant expiré.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A et M. D d’un recours contestant un titre exécutoire émis par la communauté de communes Vendée Grand Littoral pour le paiement d’une redevance incitative de gestion des déchets ménagers. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, jugeant que le litige relève de l’ordre judiciaire. Il a estimé que la redevance d’enlèvement des ordures ménagères, instituée sur le fondement de l’article L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales, crée un rapport de droit privé entre le service public industriel et commercial et ses usagers. En conséquence, les conclusions des requérants ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C contestant les délibérations de la communauté de communes Vendée Grand Littoral instaurant une redevance incitative pour les ordures ménagères. Les conclusions dirigées contre la facture individuelle ont été rejetées pour incompétence de la juridiction administrative, ce litige relevant du juge judiciaire. Les conclusions contre les délibérations des 7 avril et 15 décembre 2021 ont été jugées irrecevables car tardives, la requête ayant été enregistrée plus de deux mois après leur affichage.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D et M. A contestant les délibérations de la communauté de communes Vendée Grand Littoral instaurant une redevance incitative pour les ordures ménagères. Les conclusions dirigées contre la facture individuelle ont été jugées irrecevables, car relevant de la compétence des juridictions judiciaires, le service étant un service public industriel et commercial. Les conclusions contre les délibérations ont été rejetées comme tardives, introduites plus de deux mois après leur affichage, en application de l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le séjour irrégulier de l'intéressé en France de 2012 à 2017, motif suffisant à lui seul pour justifier l'ajournement. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A contestant plusieurs délibérations de la communauté de communes Vendée Grand Littoral instaurant et fixant la tarification de la redevance incitative pour la collecte des ordures ménagères, ainsi qu'une facture individuelle. Le tribunal a rejeté comme portées devant un ordre de juridiction incompétent les conclusions relatives à l'annulation de la facture et au remboursement, jugeant que le litige relève du droit privé. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés par M. A, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 2333-76 et R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales, et a rejeté l'ensemble de ses demandes.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa « asile » à une ressortissante afghane. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute de preuves suffisantes d’un risque imminent d’expulsion du Pakistan vers l’Afghanistan. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’erreur manifeste d’appréciation et de la méconnaissance des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la directrice des services académiques de Maine-et-Loire refusant d'exécuter une décision de la CDAPH attribuant une aide humaine mutualisée à un enfant handicapé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, compte tenu de l'absence de difficultés majeures d'apprentissage, de l'objectif de mise en place de l'aide à la rentrée de septembre 2025, et de la fin prochaine de l'année scolaire. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante congolaise, qui demandait l’annulation de la décision du ministre de l’intérieur du 18 novembre 2020 rejetant sa demande de naturalisation. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Le tribunal a estimé que Mme A B avait reçu la décision attaquée au plus tard le 12 août 2021, et que sa requête, enregistrée le 12 juillet 2022, dépassait le délai de recours contentieux de deux mois. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la réouverture de son dossier de naturalisation. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas le caractère urgent de sa demande, condition nécessaire pour bénéficier de cette procédure d'urgence. En conséquence, l'ordonnance prononce le rejet de la requête sans examen au fond, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait la délivrance sous astreinte d'un visa long séjour en qualité de conjoint d'un bénéficiaire de la carte "passeport talent". Le juge estime que les circonstances invoquées, notamment la grossesse de l'épouse et leur séparation, ne caractérisent pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision rappelle que le refus de visa ne constitue pas, sauf circonstances particulières, une urgence au sens de cette procédure. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme G E, ressortissante congolaise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 24 mai 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre avait légalement pu fonder son ajournement sur l'absence de maîtrise suffisante de la langue française par la requérante, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur les articles 21-15 et suivants du code civil, ainsi que sur le décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de lui délivrer un visa de long séjour en tant que conjoint de ressortissante française. Le ministre de l’intérieur a fait valoir que le visa avait été délivré le 4 juillet 2024, rendant le litige sans objet. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais exposés.