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Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à l’enfant E D. Les requérants, parents bénéficiaires de la protection subsidiaire, invoquaient l’urgence liée à la séparation familiale et à l’insécurité en Haïti, ainsi qu’un doute sérieux sur la légalité du refus fondé sur l’absence de preuve fiable du lien de filiation. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, les requérants n’ayant pas justifié de diligences suffisantes pour contester le refus initial notifié en janvier 2025. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Sofoli, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 18 000 euros en réparation du préjudice résultant du refus du concours de la force publique pour expulser des occupants sans titre. Le tribunal a estimé que la société n'apportait aucun élément de nature à justifier la réalité des préjudices allégués, qu'il s'agisse du préjudice de jouissance ou du préjudice commercial et d'image. La décision se fonde sur les articles L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution et les principes de la responsabilité de l'État pour refus de concours de la force publique.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une autorisation de travail pour un poste de coiffeur. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, en validant la chaîne de délégations de signature. Il a ensuite jugé que le préfet avait pu légalement fonder son refus sur le non-respect par l'employeur de la législation du travail, en application des articles L. 744-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 5221-20 du code du travail. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vendée du 29 avril 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que la mesure était légale au regard des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'éloignement de l'intéressé, qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, demeurait une perspective raisonnable.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la délibération du 12 septembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Chemazé a refusé d'accorder la protection fonctionnelle à M. B, un élu local mis en cause pénalement à la suite d'une altercation survenue lors d'une séance du conseil municipal. La juridiction a jugé que le motif invoqué par la commune, tiré du refus de prise en charge par son assureur, était étranger au cadre juridique applicable et ne pouvait légalement justifier un tel refus. Cette décision est donc entachée d'une erreur de droit et dépourvue de base légale, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales et du principe général de la protection fonctionnelle des agents publics.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) annule la décision du 5 novembre 2021 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B A, un ressortissant somalien demandeur d'asile. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'OFII, estimant que la production de la décision attaquée par l'administration elle-même régularisait la requête. La solution retenue est l'annulation de la décision de l'OFII, fondée sur les articles L. 741-1 et L. 744-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE, en raison de l'absence d'entretien préalable d'évaluation de la vulnérabilité du requérant et du défaut d'information sur les conséquences d'un refus d'hébergement.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation de la décision du ministre de l’intérieur rejetant sa demande de réintégration dans la nationalité française. Le tribunal a substitué au motif initial de la décision (résidence effective à l’étranger) celui tiré de la résidence de l’épouse et des neuf enfants majeurs de l’intéressé en Algérie, constatant que le centre de ses intérêts familiaux n’était pas établi en France. Il a estimé que le ministre aurait pris la même décision sur ce fondement, en application des articles 21-15 et 21-16 du code civil relatifs aux conditions de naturalisation et de résidence.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal juge que la décision ministérielle, qui se substitue à la décision préfectorale, est suffisamment motivée au regard de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il rappelle que le ministre peut légalement prendre en compte l'insertion professionnelle et la stabilité des ressources dans le cadre de son pouvoir d'appréciation, conformément à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En l'espèce, le caractère récent de l'insertion professionnelle et l'absence de ressources suffisantes et stables justifient l'ajournement, sans erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné les recours de Mme C D contre deux décisions de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) : la première du 27 avril 2021 suspendant ses conditions matérielles d’accueil, et la seconde du 15 décembre 2021 prononçant leur cessation. Le tribunal a jugé que la requête dirigée contre la décision de suspension était irrecevable, car cette décision ne faisait pas grief à Mme D, qui n’avait jamais bénéficié des conditions matérielles d’accueil après le réenregistrement de sa demande d’asile. Concernant la décision de cessation, le tribunal a estimé qu’elle était légale, l’OFII ayant pu régulièrement y procéder en raison de l’abandon du lieu d’hébergement par la requérante, sans que les moyens tirés du défaut d’entretien de vulnérabilité ou de l’erreur manifeste d’appréciation ne soient fondés. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice, la Cour nationale du droit d’asile ayant entre-temps reconnu à Mme D la qualité de réfugiée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de visa de long séjour pour son épouse et son fils, suite à des décisions consulaires à Dakar. Le ministre de l’Intérieur a informé le tribunal que les visas sollicités avaient été délivrés le 1er août 2024, rendant le litige sans objet. Par ordonnance du 4 juin 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D et Mme B contestant les délibérations de la communauté de communes Vendée Grand Littoral instaurant une redevance incitative pour les ordures ménagères. Les conclusions dirigées contre la facture individuelle du 18 juillet 2022 ont été rejetées pour incompétence de la juridiction administrative, ce litige relevant du juge judiciaire en raison de la nature de service public industriel et commercial. Les conclusions contre les délibérations des 7 avril et 15 décembre 2021 ont été jugées irrecevables car tardives, présentées plus de deux mois après leur affichage. La demande de frais de justice de la communauté de communes a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 13 mars 2024 lui retirant son titre de séjour pour réfugié, refusant un nouveau titre, et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit sur le retrait, un défaut de motivation, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la renonciation à la protection internationale justifiait légalement le retrait du titre de séjour et que les autres décisions étaient fondées. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des articles L. 424-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de Mme F, M. D et des époux G demandant l'annulation des arrêtés du maire de Pornic des 7 avril et 20 septembre 2021 interdisant le stationnement sur le chemin Le Calypso. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de procédure, une erreur de droit et une erreur d'appréciation quant à la proportionnalité de la mesure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la mesure de police, fondée sur les articles L. 2212-2, L. 2213-1 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, était justifiée par des nécessités de circulation et de sécurité publique et proportionnée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa "passeport-talent" opposée à une ressortissante tunisienne par le consulat de France à Tunis. La requérante, gérante d'une société, invoquait l'urgence liée à la continuité de son activité et à la gestion de ses salariés. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour saisir le juge des référés avant la décision de la commission de recours, n'était pas établie. L'ordonnance est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale étaient irrecevables, car la décision ministérielle s'y était substituée. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait en retenant l'insuffisance des connaissances de M. C sur l'histoire, les institutions et les règles de vie en société françaises, conformément aux articles 21-24 du code civil et 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet de la Sarthe a justifié que l'intéressé pouvait encore se prévaloir de la validité de sa carte de résident jusqu'au 7 juillet 2025 et qu'une attestation de prolongation d'instruction lui avait été délivrée. Le juge a constaté que la demande de M. A était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de M. B. Cette demande visait à suspendre le refus de délivrance d'un visa de court séjour "étudiant concours" par l'autorité consulaire française à Alger. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'impossibilité de se présenter au concours ne préjudicie pas de manière suffisamment grave et immédiate à la situation de l'intéressé, qui poursuit ses études en Algérie. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion immédiate d'occupants sans droit ni titre installés depuis le 3 mai 2025 sur une parcelle du domaine public communal à Trignac, abritant des équipements sportifs et de loisirs. La juridiction a retenu l'absence de contestation sérieuse, les occupants ne disposant d'aucun titre, et a caractérisé l'urgence par les risques avérés pour l'ordre public, la sécurité et la salubrité, notamment en raison de branchements illégaux en eau et électricité. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B, demandeur d'asile nigérien, contestant la décision de l'OFII du 15 février 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait un défaut de motivation en fait et une méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une erreur d'appréciation de sa vulnérabilité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait légalement pu prononcer la cessation au motif que M. B bénéficiait déjà d'une protection internationale en Italie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 551-16 et L. 522-1.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) rejette la requête de M. B, un ressortissant mauritanien demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 24 février 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, les vices de procédure (défaut d'information et absence d'entretien de vulnérabilité), la méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du CESEDA, en particulier les articles L. 551-10, L. 551-16, L. 522-1 et D. 551-18, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.