Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2401459(TA44-2401459)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait refusé de délivrer des visas de long séjour à Mme A et à trois enfants au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas démontré que M. E, réfugié guinéen, n'avait pas manifesté sa volonté de demander la réunification, et que les documents d'état civil produits établissaient suffisamment l'identité des enfants et le lien de filiation. Il a également estimé que la réalité et l'ancienneté du concubinage avec Mme A étaient établies. La décision a été prise en application des articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2401473(TA44-2401473)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) porte sur un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant les refus de l'ambassade de France au Kenya et en Somalie de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à Mme C, M. E et trois enfants. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, considérant que la décision implicite était fondée sur les mêmes motifs que les décisions consulaires, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement examine la légalité des motifs de refus tirés de l'absence d'établissement de l'identité et du lien matrimonial de Mme C, de l'âge de M. E, et de l'autorité parentale sur les enfants, en application des articles L. 561-2 à L.
N° TA44-2401477(TA44-2401477)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi de deux requêtes par Mme A, agissant pour elle-même et pour l’enfant Leticia D, contestant le refus de délivrance d’un visa de long séjour au titre de la réunification familiale. La première requête, dirigée contre une décision implicite de la commission de recours, a fait l’objet d’un désistement après qu’une décision expresse du 6 mars 2024 s’y est substituée. La seconde requête, visant cette décision expresse, a été rejetée au fond. Le tribunal a jugé que le lien de filiation n’était pas établi de manière probante par les documents d’état civil produits, entachés d’irrégularités, et que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, ainsi que le rejet des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2401524(TA44-2401524)
Le Tribunal administratif de Nannes a examiné la requête de M. et Mme E contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à Mme E et à l'enfant C E. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation concernant le caractère frauduleux des déclarations, le lien matrimonial, l'identité de l'enfant et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le refus de visa fondé sur les motifs de l'administration, en application des articles L. 561-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2401617(TA44-2401617)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait refusé de délivrer un visa d'établissement à Mme D dans le cadre du regroupement familial. Le tribunal a considéré que, dès lors que le préfet avait autorisé le regroupement familial pour l'enfant recueillie par kafala judiciaire, l'autorité consulaire ne pouvait légalement refuser le visa que pour des motifs d'ordre public, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La solution retenue s'appuie sur l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et le titre II de son protocole annexé.
N° TA44-2401869(TA44-2401869)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) rejette la requête de M. D et Mme C contestant le refus de visa de long séjour pour conjoint de Français opposé à Mme C par la commission de recours contre les décisions de refus de visa. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision mentionne les textes applicables et le motif du mariage complaisant. Il juge également que le refus de visa ne concerne pas l'enfant du couple, rendant inopérant le moyen tiré d'une erreur d'appréciation sur ce point. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2401887(TA44-2401887)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante béninoise, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que la commission s'était approprié les motifs du refus consulaire, fondés sur l'existence d'éléments probants établissant que la demandeuse séjournerait en France à d'autres fins que ses études. Il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en raison du caractère peu cohérent du projet d'études, Mme A ayant déjà suivi le même cursus en visioconférence depuis le Bénin. La décision s'appuie sur la directive UE 2016/801 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2401896(TA44-2401896)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante pakistanaise, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour en France. La décision du sous-directeur des visas, fondée sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, a été jugée légale. Le tribunal a estimé que l'autorité administrative n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 10 de la convention d'application de l'accord de Schengen et 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009. La requérante n'a pas démontré de lien familial suffisamment intense en France pour justifier une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2402093(TA44-2402093)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D et Mme C contestant le refus de visa de long séjour pour leur enfant Razane D. La commission de recours avait motivé son refus par l'absence de contribution effective du père à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des conventions internationales, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA44-2402178(TA44-2402178)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, agissant pour le compte de Mme B, visant à contester le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour pour études. Le tribunal a estimé que la décision implicite de la commission était fondée sur le même motif que la décision consulaire initiale, à savoir un risque de détournement de l'objet du visa. Il a considéré que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en jugeant que le projet d'études de Mme B manquait de sérieux et de cohérence, ce qui justifiait le refus. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'instruction interministérielle du 4 juillet 2019 relative à la directive (UE) 2016/801.
N° TA44-2402265(TA44-2402265)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B D et de Mme A E contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour étudiant à M. D. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions de Mme E, sa sœur, faute d'intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation n'était pas fondé, M. D ne remplissant pas les conditions pour l'obtention du visa. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA44-2402283(TA44-2402283)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa d'établissement en qualité de visiteur. Le tribunal a jugé que la décision implicite était suffisamment motivée, car elle se fondait sur les mêmes motifs que la décision consulaire initiale, à savoir l'insuffisance de ressources et le caractère incomplet ou non fiable des informations fournies. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de ressources suffisantes pour couvrir ses frais de séjour, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 312-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA44-2402337(TA44-2402337)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La commission de recours avait fondé son refus sur un risque de détournement de l'objet du visa, en raison de l'absence de qualifications professionnelles et d'activité récente du demandeur. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de l'adéquation entre son profil et l'emploi sollicité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 5221-2 du code du travail.
N° TA44-2408094(TA44-2408094)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 15 mars 2024 refusant un titre de séjour à M. C, ressortissant tunisien, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Elle a relevé que M. C vivait avec sa compagne française et leur enfant français, contribuant à son entretien et à son éducation, et que la séparation antérieure était due à l'opposition familiale. La décision a été fondée sur les articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales précitées.
N° TA44-2409061(TA44-2409061)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe refusant de lui délivrer un titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office le droit au séjour de M. A sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que sa demande initiale ne portait que sur l'article L. 422-1. Par ailleurs, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté, le tribunal estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé.
N° TA44-2409062(TA44-2409062)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. B, ressortissant gabonais, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de l'erreur de fait et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique fondé sur les articles L. 432-1 et L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2411178(TA44-2411178)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F I et M. E J, qui demandaient l’annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l’erreur de fait et de droit concernant l’âge du demandeur, la méconnaissance de l’article 47 du code civil et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les motifs subsidiaires invoqués par le ministre. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le code civil, et le code des relations entre le public et l’administration.
N° TA44-2414446(TA44-2414446)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 15 février 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'un an contre M. A, ressortissant algérien. La solution retenue est fondée sur un défaut de base légale, le préfet n'ayant pas produit la décision d'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, malgré la communication de la requête. Les textes appliqués incluent l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2504792(TA44-2504792)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence, a rejeté la demande d'injonction de Mme A visant à obtenir un logement adapté. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation, s'est vu proposer un logement de type T2 avec ascenseur, qu'elle a initialement accepté avant de le refuser. Le juge a constaté que l'offre était conforme à ses besoins et capacités, et que le refus de la proposition, intervenu après la date de validité, ne pouvait être imputé à l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA44-2506513(TA44-2506513)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé par Mme B, a ordonné au préfet de la Loire-Atlantique de lui proposer un hébergement adapté sous un mois, sous astreinte de 400 euros par mois de retard. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 4 mars 2025, n’avait reçu aucune offre malgré l’obligation de résultat de l’État en matière de droit au logement opposable (articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation). Le tribunal a écarté l’argument de la saturation des dispositifs, jugeant que cela ne déliait pas l’État de son obligation.