Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2401617(TA44-2401617)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait refusé de délivrer un visa d'établissement à Mme D dans le cadre du regroupement familial. Le tribunal a considéré que, dès lors que le préfet avait autorisé le regroupement familial pour l'enfant recueillie par kafala judiciaire, l'autorité consulaire ne pouvait légalement refuser le visa que pour des motifs d'ordre public, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La solution retenue s'appuie sur l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et le titre II de son protocole annexé.
N° TA44-2508772(TA44-2508772)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de l'exécution des décisions de la commission de recours contre les refus de visa. Ces décisions confirmaient le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale à MM. B et C A, fils majeurs d'un ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, les requérants ne justifiant pas d'une situation de dépendance particulière à l'égard de leur père justifiant une rupture familiale grave. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la réunification familiale.
N° TA44-2401524(TA44-2401524)
Le Tribunal administratif de Nannes a examiné la requête de M. et Mme E contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à Mme E et à l'enfant C E. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation concernant le caractère frauduleux des déclarations, le lien matrimonial, l'identité de l'enfant et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le refus de visa fondé sur les motifs de l'administration, en application des articles L. 561-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2107487(TA44-2107487)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. A et Mme B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2014 à 2016. Les requérants contestaient la motivation des propositions de rectification et la qualification de diverses sommes (indemnités kilométriques, avances de trésorerie, rémunération de gérance) en revenus distribués ou imposables. Le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment motivé ses rectifications et démontré le bien-fondé des rehaussements, notamment en écartant le moyen tiré de l'inconstitutionnalité de la majoration des prélèvements sociaux. La solution s'appuie sur les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et les articles 109, 111 et 62 du code général des impôts.
N° TA44-2401477(TA44-2401477)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi de deux requêtes par Mme A, agissant pour elle-même et pour l’enfant Leticia D, contestant le refus de délivrance d’un visa de long séjour au titre de la réunification familiale. La première requête, dirigée contre une décision implicite de la commission de recours, a fait l’objet d’un désistement après qu’une décision expresse du 6 mars 2024 s’y est substituée. La seconde requête, visant cette décision expresse, a été rejetée au fond. Le tribunal a jugé que le lien de filiation n’était pas établi de manière probante par les documents d’état civil produits, entachés d’irrégularités, et que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, ainsi que le rejet des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2400692(TA44-2400692)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'étudiante. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission, constatant que le quorum était atteint lors de la séance du 25 janvier 2024. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans que le résumé ne précise l'issue sur les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article D. 312-5) et l'arrêté du 4 décembre 2009 relatif au fonctionnement de la commission.
N° TA44-2400646(TA44-2400646)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté les demandes de visas de long séjour pour trois enfants au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur de fait en contestant le décès du père des enfants, alors que la requérante produisait un certificat d'autorité parentale et un acte de décès établissant ce fait. En conséquence, le motif de refus tiré de l'absence de preuve du décès du père était infondé, méconnaissant les dispositions de l'article L. 434-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2508769(TA44-2508769)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour les enfants K B, F B et H B. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en se fondant notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie au regard des circonstances de l'espèce, permettant ainsi le rejet de la requête sans audience publique.
N° TA44-2317652(TA44-2317652)
Le Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) a examiné trois requêtes distinctes, mais jointes, de ressortissants malgaches (Mme F, M. B E, et M. J E et Mme I pour leur enfant H E) contestant le refus de visa de court séjour pour visite familiale. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 211-3 et L. 313-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il a notamment retenu que les requérants ne justifiaient pas de ressources suffisantes pour leur séjour, un motif substitué par le ministre, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale.
N° TA44-2109672(TA44-2109672)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A B pour contester la décision de la CAF de la Mayenne du 16 juin 2021, qui confirmait un indu de 108 euros d'allocation de logement familiale (ALF) pour janvier et février 2021. La CAF justifiait cet indu par le fait que la renégociation du prêt immobilier de Mme B en juillet 2020, avec un nouvel établissement bancaire, l'excluait du bénéfice de l'ALF en application de la loi de finances pour 2018. Le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de l'article L. 841-4 du code de la construction et de l'habitation, qui prévoit que l'ALF n'est pas due pour les prêts signés après le 31 décembre 2017, mais ne s'applique pas aux prêts souscrits avant cette date. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné la régularité et le bien-fondé de l'indu au regard de ces dispositions.
N° TA44-2508826(TA44-2508826)
Refus de visa de long séjour pour un ressortissant marocain souhaitant créer une entreprise en France. Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision consulaire. Le juge constate que le requérant n'a pas saisi la commission de recours contre les refus de visa, recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de cette formalité, la requête est irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2508836(TA44-2508836)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait l'annulation du refus de visa de long séjour en qualité de stagiaire, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressé ayant saisi le tribunal tardivement (21 mai 2025) pour un stage débutant en janvier 2025 et s'achevant le 12 juillet 2025. En l'absence de circonstances particulières, le refus de visa ne constitue pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans les 48 heures.
N° TA44-2213262(TA44-2213262)
Rejet de naturalisation – Tribunal Administratif de Nantes – Rejet de la requête – Articles 21-15, 21-26 du code civil et article 48 du décret n°93-1362. Le tribunal a rejeté la demande de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la nationalité française. Le ministre avait fondé son refus sur l'absence d'attaches familiales et matérielles en France et l'établissement durable de l'intéressé en Espagne. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, eu égard à son large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2204707(TA44-2204707)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de M. A B visant à obtenir une remise totale ou partielle d'un indu d'allocation de logement familiale de 2 891,42 euros, notifié par la Mutualité Sociale Agricole (MSA). Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, une remise de dette peut être accordée en cas de précarité et de bonne foi du débiteur, sauf en cas de fraude. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais il s'est prononcé sur le fond en jugeant de la situation de précarité et de la bonne foi de M. B, conformément aux textes applicables.
N° TA44-2108599(TA44-2108599)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du centre hospitalier Georges Mazurelle. L'établissement demandait la restitution partielle de la taxe sur les salaires qu'il estimait avoir trop versée au titre de 2019, en soutenant que les sommes versées à ses agents pour maintenir leur traitement pendant les congés de maladie constituaient des revenus de remplacement exclus de l'assiette de la taxe. Le tribunal a jugé que ces sommes, versées en application de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986, sont des rémunérations soumises à la taxe sur les salaires conformément à l'article 231 du code général des impôts, et non des prestations de sécurité sociale. Il a également écarté les moyens tirés de la doctrine administrative et de la rupture d'égalité de traitement.
N° TA44-2212979(TA44-2212979)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 4 août 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur le comportement fiscal critiquable de l'intéressée, qui avait déclaré à charge sa fille en même temps que le père, ce que Mme A n'a pas sérieusement contesté. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son large pouvoir d'opportunité, en application de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2205094(TA44-2205094)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de la commission de médiation du Maine-et-Loire de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La commission avait estimé que M. A ne démontrait pas sa capacité à habiter seul un logement autonome, en raison de son comportement passé et de dettes de loyer, et l'avait orienté vers une structure d'hébergement. Le tribunal a validé cette décision en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, considérant que la commission avait fait une juste appréciation de la situation.
N° TA44-2215506(TA44-2215506)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. A, professeur de mathématiques, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 15 000 euros pour harcèlement moral et souffrance au travail. Le requérant invoquait des inspections répétées, des rapports humiliants et le rejet de ses demandes de mutation entre 2012 et 2022. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2504792(TA44-2504792)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence, a rejeté la demande d'injonction de Mme A visant à obtenir un logement adapté. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation, s'est vu proposer un logement de type T2 avec ascenseur, qu'elle a initialement accepté avant de le refuser. Le juge a constaté que l'offre était conforme à ses besoins et capacités, et que le refus de la proposition, intervenu après la date de validité, ne pouvait être imputé à l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA44-2508129(TA44-2508129)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) confirmant le refus de visa de long séjour pour travail salarié opposé à Mme B. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, relevant notamment qu'un précédent refus de visa similaire fait déjà l'objet d'un recours en annulation non assorti d'un référé suspension et que l'intéressée exerce une activité professionnelle au Maroc. En conséquence, la requête est rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées par l'employeur, la SELAS AURAM.