Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2109064(TA44-2109064)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme et M. A, qui contestaient le refus de la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire de leur accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 586,64 euros. Le tribunal a estimé que la bonne foi des requérants n’était pas établie, faute d’explication sur l’absence de déclaration d’une partie des revenus. Il a également jugé que leur situation de précarité n’était pas démontrée, leurs ressources mensuelles (environ 2 650 euros) leur permettant de rembourser la dette. La décision se fonde sur les articles L. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA44-2507417(TA44-2507417)

Le tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de Maine-et-Loire, a ordonné l'expulsion de M. A du logement pour demandeurs d'asile qu'il occupait sans droit depuis le rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA le 17 juillet 2024. La condition d'urgence a été jugée satisfaite, le maintien de M. A faisant obstacle à l'accueil de 251 demandeurs d'asile en attente d'hébergement dans le département, et la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Le juge a accordé à M. A un délai de deux mois pour libérer les lieux, compte tenu de sa situation médicale et de son suivi psychologique, et a autorisé le préfet à procéder à son expulsion avec le concours de la force publique passé ce délai. La décision est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2106133(TA44-2106133)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, agent de Nantes Métropole, qui demandait l'annulation de son compte rendu d'entretien professionnel (CREP) pour l'année 2020. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, le CREP n'étant pas une décision devant être motivée au sens du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que l'appréciation portée sur la valeur professionnelle de l'agent n'était pas entachée d'erreur manifeste, et que les autres moyens (discrimination, détournement de pouvoir) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 relatifs à l'évaluation des fonctionnaires territoriaux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2507274(TA44-2507274)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme E, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation et un risque de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était légale et que les autorités espagnoles, en tant qu'État membre de l'UE, respectent le principe de non-refoulement. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme E.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA44-2104619(TA44-2104619)

Le Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) a rejeté la requête de M. A et Mme B contestant un indu de prime d'activité de 5 253,33 euros notifié par la MSA de Maine-et-Loire. Le tribunal a jugé que la décision du 23 février 2021 prise sur recours préalable obligatoire s'était substituée à la décision initiale du 22 octobre 2020, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. La solution retenue est fondée sur les articles L. 845-2 du code de la sécurité sociale et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2201246(TA44-2201246)

Le Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) a rejeté la requête de Mme B contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour un mois. La requérante invoquait l'absence de réception de la convocation à un entretien avec Pôle emploi. Le tribunal a jugé que, même sans preuve d'envoi par lettre recommandée, l'administration établissait l'envoi d'un SMS de rappel, et que Mme B ne justifiait d'aucun motif légitime d'absence. La décision a été prise en application des articles L. 5412-1 et R. 5412-1 du code du travail.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2407510(TA44-2407510)

Rejet d’une requête pour défaut de régularisation. Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C et Mme D, résidant en Algérie, contestant un refus de visa de court séjour. Les requérants n’ont pas donné suite à la demande de régularisation leur imposant d’élire domicile sur le territoire de la République, de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, conformément à l’article R. 431-8 du code de justice administrative. L’ordonnance est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2411913(TA44-2411913)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante bissau-guinéenne, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une violation du droit d'être entendu et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était régulière et proportionnée au regard de sa situation personnelle et familiale. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA44-2507409(TA44-2507409)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de Maine-et-Loire, ordonne l'expulsion de Mme E et M. D, ainsi que de tous occupants de leur chef, du logement pour demandeurs d'asile qu'ils occupent à Saumur. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a considéré que la condition d'urgence était satisfaite, le maintien des intéressés, définitivement déboutés de l'asile depuis plusieurs mois, compromettant le bon fonctionnement du service public d'hébergement. Il a également écarté la contestation sérieuse, le contrat de séjour ayant pris fin avec le rejet de leurs recours par la CNDA, et la situation de vulnérabilité familiale n'étant pas de nature à faire obstacle à la mesure.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA44-2507411(TA44-2507411)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de Maine-et-Loire, a ordonné l'expulsion de M. B du logement pour demandeurs d'asile qu'il occupait. Le juge a constaté que le contrat de séjour de M. B avait pris fin suite à la cessation de ses conditions matérielles d'accueil, prononcée par l'OFII après qu'il a été déclaré en fuite dans le cadre de la procédure Dublin. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, l'urgence et l'utilité de la mesure étant établies par la nécessité de libérer une place pour les 251 demandeurs d'asile en attente d'hébergement dans le département.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA44-2507412(TA44-2507412)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de Maine-et-Loire, ordonne l'expulsion de M. A et Mme B du logement pour demandeurs d'asile qu'ils occupent à Saumur. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence était satisfaite, le maintien des intéressés, définitivement déboutés de l'asile depuis le 30 août 2024, compromettant le bon fonctionnement du service public d'hébergement. La mesure ne fait l'objet d'aucune contestation sérieuse, le contrat de séjour ayant pris fin avec le rejet de leur recours par la Cour nationale du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2407859(TA44-2407859)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme B D, M. C D et Mme A D, qui contestaient le refus de délivrance de visas de court séjour par l'autorité consulaire française à Alger. Les requérants, résidant en Algérie et non représentés, n'ont pas régularisé leur recours en élisant domicile sur le territoire de la République, de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse, comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 29 mai 2024, les intéressés n'ont pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du même code, les requêtes ont été jugées manifestement irrecevables et rejetées.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA44-2507416(TA44-2507416)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de Maine-et-Loire, a ordonné l'expulsion de M. A du logement pour demandeurs d'asile qu'il occupait à Angers. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté que M. A, définitivement débouté de l'asile par la CNDA le 30 septembre 2024, se maintenait sans titre dans les lieux malgré une mise en demeure, et que son départ était urgent et utile pour libérer une place face à la pénurie d'hébergement dans le département.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2508962(TA44-2508962)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Marche Pour Jésus Nantes. Celle-ci demandait l'autorisation de tenir une manifestation le 24 mai 2025, invoquant une atteinte à une liberté fondamentale. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, faute pour l'association d'invoquer une liberté fondamentale à laquelle l'administration aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale. La décision a été rendue sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2108940(TA44-2108940)

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Nantes annule un titre de perception émis le 7 octobre 2020 par le préfet de police de Paris, réclamant à M. A, fonctionnaire de police, le remboursement d'un trop-perçu de 2 989,81 euros au titre du complément de fidélisation. La solution retenue est fondée sur un vice de forme : le titre de perception individuel ne comportait pas la signature de son auteur, et l'administration n'a pas produit l'état récapitulatif signé requis par l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et le V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010. Le tribunal fait droit à la demande d'annulation et décharge M. A du paiement de la somme réclamée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2410927(TA44-2410927)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait un refus de visa de court séjour. La requérante, résidant en Algérie, n’a pas respecté l’obligation d’élection de domicile sur le territoire français ou européen prévue à l’article R. 431-8 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, constate l’absence de régularisation dans le délai imparti.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2420015(TA44-2420015)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution du refus de visa de long séjour opposé à M. D par l’autorité consulaire française à Yaoundé, implicitement confirmé par la commission de recours. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la directive 2003/86/CE sur le regroupement familial. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était assorti de précisions suffisantes pour créer un doute sérieux, et a rejeté la requête sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2508616(TA44-2508616)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’une demande d’annulation d’un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’une amende pénale. Le juge a constaté que ce litige, relatif à l’exécution d’un titre exécutoire issu d’une condamnation pénale, relève de la compétence exclusive du juge de l’exécution (ordre judiciaire) en application des articles 530-2 et 707-1 du code de procédure pénale et de l’article L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative manifestement incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2217102(TA44-2217102)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné deux requêtes de Mme A, portant d'une part sur une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d'autre part sur une opposition à une contrainte pour un indu de prime exceptionnelle de fin d'année. Le tribunal a rejeté la demande de remise totale de la dette de RSA, confirmant la décision du président du conseil départemental de la Sarthe qui n'avait accordé qu'une remise partielle. Il a également rejeté l'opposition à la contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Sarthe pour le recouvrement de l'indu de prime exceptionnelle. Les décisions se fondent sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, relatifs à la récupération des indus et aux conditions de remise.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2401817(TA44-2401817)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme D épouse A rfa d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite, par la commission de recours, du refus de visa de long séjour opposé par l’autorité consulaire française à Tunis. En cours d’instance, le visa sollicité a été délivré le 10 mars 2025. Le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer. Il condamne l’État à verser 500 euros à la requérante au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Résumé IA