Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2508427(TA44-2508427)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui demandait la délivrance d’un laissez-passer, d’un passeport ou d’une autorisation pour une carte nationale d’identité. Le juge a estimé que ces conclusions étaient manifestement irrecevables, car il n’appartient pas au juge administratif de se substituer à l’administration en délivrant des titres de voyage ou des autorisations. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2204618(TA44-2204618)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur l'absence de stabilité des ressources du requérant, employé en contrats à durée déterminée et bénéficiaire de prestations sociales. Le tribunal a jugé que, malgré le caractère suffisant de ses revenus, leur instabilité justifiait l'ajournement, le ministre disposant d'un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 et 27 du code civil, ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2204910(TA44-2204910)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'aide apportée par Mme A au séjour irrégulier de son partenaire entre 2012 et 2015, faits jugés suffisamment récents et graves. La décision s'appuie sur les articles 21-15 et 27 du code civil, ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté comme inopérant.
N° TA44-2508383(TA44-2508383)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa refusant un visa de long séjour au titre de la réunification familiale au fils de Mme B. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas satisfaite, compte tenu du délai de plus de trois ans entre l'obtention du statut de réfugié par la requérante et le dépôt de la demande de visa, et de l'absence d'éléments sur les conditions de vie de l'enfant au Sénégal. La requête est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2507274(TA44-2507274)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme E, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation et un risque de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était légale et que les autorités espagnoles, en tant qu'État membre de l'UE, respectent le principe de non-refoulement. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme E.
N° TA44-2204683(TA44-2204683)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F E, ressortissant macédonien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 15 février 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et d’incompétence de l’auteur de l’acte. Il a jugé que le ministre avait légalement pu fonder son ajournement sur le fait que le requérant aidait au séjour irrégulier de son épouse, ce qui constitue une circonstance pertinente dans l’appréciation de l’opportunité d’accorder la nationalité française, en application des articles 21-15 et 21-16 du code civil et de l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2103003(TA44-2103003)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. André A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser d'un préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante. Le tribunal a estimé que la créance de M. A était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur l'État. Le point de départ du délai de prescription a été fixé à la date à laquelle le préjudice d'anxiété a été révélé, soit lors de l'entrée en vigueur du décret du 21 décembre 2001 et des arrêtés subséquents, permettant l'attribution d'une allocation spécifique de cessation anticipée d'activité. La demande indemnitaire, formée en 2021, était donc tardive.
N° TA44-2507417(TA44-2507417)
Le tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de Maine-et-Loire, a ordonné l'expulsion de M. A du logement pour demandeurs d'asile qu'il occupait sans droit depuis le rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA le 17 juillet 2024. La condition d'urgence a été jugée satisfaite, le maintien de M. A faisant obstacle à l'accueil de 251 demandeurs d'asile en attente d'hébergement dans le département, et la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Le juge a accordé à M. A un délai de deux mois pour libérer les lieux, compte tenu de sa situation médicale et de son suivi psychologique, et a autorisé le préfet à procéder à son expulsion avec le concours de la force publique passé ce délai. La décision est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2505186(TA44-2505186)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D, qui contestait le refus de visa de court séjour opposé à sa mère, Mme C E. Le juge a estimé que Mme D ne justifiait pas d’un intérêt personnel lui permettant d’agir en son nom propre, et qu’elle ne pouvait pas non plus représenter valablement sa mère devant le tribunal, n’étant pas avocate ou mandataire agréé au sens des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
N° TA44-2508616(TA44-2508616)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’une demande d’annulation d’un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’une amende pénale. Le juge a constaté que ce litige, relatif à l’exécution d’un titre exécutoire issu d’une condamnation pénale, relève de la compétence exclusive du juge de l’exécution (ordre judiciaire) en application des articles 530-2 et 707-1 du code de procédure pénale et de l’article L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative manifestement incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2415138(TA44-2415138)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A C, qui demandait l'annulation d'un refus de visa de long séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission des recours contre les décisions de refus de visa, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Malgré une demande de régularisation du tribunal, M. A C n'a pas produit la décision de cette commission ni la preuve du dépôt de son recours. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA44-2410927(TA44-2410927)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait un refus de visa de court séjour. La requérante, résidant en Algérie, n’a pas respecté l’obligation d’élection de domicile sur le territoire français ou européen prévue à l’article R. 431-8 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, constate l’absence de régularisation dans le délai imparti.
N° TA44-2419575(TA44-2419575)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A, résidant en Algérie, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision consulaire du 23 octobre 2024 abrogeant son visa. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas respecté l’obligation de faire élection de domicile sur le territoire français, de l’Union européenne ou de la Suisse, conformément à l’article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée par courrier recommandé, celle-ci est revenue avec la mention "nom commun à plusieurs personnes", rendant toute instruction impossible. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer en l’état.
N° TA44-2420015(TA44-2420015)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution du refus de visa de long séjour opposé à M. D par l’autorité consulaire française à Yaoundé, implicitement confirmé par la commission de recours. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la directive 2003/86/CE sur le regroupement familial. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était assorti de précisions suffisantes pour créer un doute sérieux, et a rejeté la requête sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2506999(TA44-2506999)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Signaux Girod. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un accord-cadre pour la signalisation routière lancée par le département de la Mayenne, en soutenant notamment que l'offre de l'attributaire, la société Kelias, était irrégulière et que le cahier des clauses techniques particulières était ambigu. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'irrégularité de l'offre de la société Kelias n'était pas fondé. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure de mise en concurrence a été rejetée.
N° TA44-2401817(TA44-2401817)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme D épouse A rfa d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite, par la commission de recours, du refus de visa de long séjour opposé par l’autorité consulaire française à Tunis. En cours d’instance, le visa sollicité a été délivré le 10 mars 2025. Le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer. Il condamne l’État à verser 500 euros à la requérante au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA44-2508962(TA44-2508962)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Marche Pour Jésus Nantes. Celle-ci demandait l'autorisation de tenir une manifestation le 24 mai 2025, invoquant une atteinte à une liberté fondamentale. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, faute pour l'association d'invoquer une liberté fondamentale à laquelle l'administration aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale. La décision a été rendue sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2508384(TA44-2508384)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa refusant un visa de long séjour pour réunification familiale à la jeune B A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'argument de la séparation de sept ans et le risque d'excision invoqué par la mère, au motif que les démarches pour obtenir le visa avaient été engagées tardivement après l'obtention du statut de réfugié en 2020. La requête a été rejetée par une ordonnance motivée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2505079(TA44-2505079)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant le refus de visa de court séjour opposé à son épouse. Le juge a estimé que M. A ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en son nom propre et ne pouvait pas représenter valablement son épouse, n’étant pas un mandataire habilité par l’article R. 431-2 du code de justice administrative. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-2, R. 431-4 et R. 431-5 du même code.
N° TA44-2508237(TA44-2508237)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les refus de visa de lui délivrer un visa de court séjour pour raisons médicales. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car Mme C, qui représentait M. A, n'était pas habilitée à agir en justice pour son compte, n'étant ni avocat ni mandataire autorisé, et que M. A n'avait pas fait élection de domicile en France. La solution retenue est le rejet de la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, pour irrecevabilité manifeste.