Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2502929(TA44-2502929)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 26 mai 2025, du désistement pur et simple de l'association "Fédération Environnement Durable" (FED) de sa requête en plein contentieux. Celle-ci demandait l'annulation du refus implicite de l'ADEME de communiquer des justificatifs scientifiques sur le calcul des émissions de CO2 évitées par l'éolien. Le tribunal a rejeté la demande de l'association tendant à obtenir le versement de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA44-2503532(TA44-2503532)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par l'association CCDH d'un recours en plein contentieux visant à obtenir la communication de feuilles du registre de la loi du centre hospitalier Georges Daumezon. L'association s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 26 mai 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n'a donc été retenue.
N° TA44-2507229(TA44-2507229)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme F et de ses six enfants mineurs qui sollicitaient la suspension de la décision implicite de refus d'enregistrement de leurs demandes de visa de long séjour pour asile par les autorités consulaires françaises au Caire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'un visa pour déposer une demande d'asile ne constitue pas un droit et le refus litigieux n'est pas la cause de leur situation de vulnérabilité. Il a également rappelé qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'impose de délai à l'autorité consulaire pour enregistrer une telle demande. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2505371(TA44-2505371)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête de Mme D qui demandait la suspension d’une décision implicite de refus de convocation pour notification de réponse à une demande de visas de réunification familiale. Le juge constate que le silence de l’autorité consulaire française à Accra a fait naître des décisions implicites de refus de visas, et non un refus de convocation. La demande est jugée manifestement irrecevable, car dirigée contre une décision inexistante. Les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative sont appliqués.
N° TA44-2506011(TA44-2506011)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Le requérant n’a pas produit la décision attaquée complète malgré une demande de régularisation, ce qui empêchait le contrôle de sa légalité. Par ailleurs, la requête, présentée par un avocat, n’a pas été adressée par voie électronique via l’application Télérecours, comme l’exige l’article R. 414-1 du code de justice administrative, et n’a pas été régularisée. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter l’ensemble des conclusions.
N° TA44-2506850(TA44-2506850)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes concerne une requête en excès de pouvoir présentée par M. A B, visant l’annulation d’une décision implicite de rejet du ministre de l’intérieur relative à une demande de naturalisation. La juridiction constate que cette requête est un double d’une autre requête déjà enregistrée sous le numéro 2506557. En application des principes de bonne administration de la justice, elle ordonne la radiation de la requête n° 2506850 du registre du greffe, l’instruction se poursuivant sous le numéro initial. Aucun texte de fond n’est appliqué, la décision reposant sur la gestion procédurale des dossiers.
N° TA44-2508258(TA44-2508258)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de l’Oise refusant de rectifier une déclaration de nationalité, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Tribunal Administratif d’Amiens, seul compétent car le préfet de l’Oise a son siège dans son ressort.
N° TA44-2508300(TA44-2508300)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur refusant la délivrance de visas de long séjour à des ressortissants afghans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas justifié d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation. L'intervention de l'association IRAP Europe a été jugée recevable.
N° TA44-2508983(TA44-2508983)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. G et M. B, qui demandaient, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au ministre des affaires étrangères de délivrer un laissez-passer consulaire à leurs enfants mineures nées d'une gestation pour autrui au Mexique. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas satisfaite, les requérants ne démontrant pas une situation nécessitant une intervention dans un délai de 48 heures, et rejette donc la demande par une ordonnance motivée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2508984(TA44-2508984)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D qui demandait d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de convoquer Mme A pour un visa de long séjour. Le juge a estimé que Mme D, en tant qu'employeur, ne justifiait pas d'un intérêt à agir pour contester un refus de convocation concernant une personne qu'elle souhaitait recruter. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2505186(TA44-2505186)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D, qui contestait le refus de visa de court séjour opposé à sa mère, Mme C E. Le juge a estimé que Mme D ne justifiait pas d’un intérêt personnel lui permettant d’agir en son nom propre, et qu’elle ne pouvait pas non plus représenter valablement sa mère devant le tribunal, n’étant pas avocate ou mandataire agréé au sens des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
N° TA44-2108940(TA44-2108940)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Nantes annule un titre de perception émis le 7 octobre 2020 par le préfet de police de Paris, réclamant à M. A, fonctionnaire de police, le remboursement d'un trop-perçu de 2 989,81 euros au titre du complément de fidélisation. La solution retenue est fondée sur un vice de forme : le titre de perception individuel ne comportait pas la signature de son auteur, et l'administration n'a pas produit l'état récapitulatif signé requis par l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et le V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010. Le tribunal fait droit à la demande d'annulation et décharge M. A du paiement de la somme réclamée.
N° TA44-2202674(TA44-2202674)
Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser Mme A pour le refus illégal de délivrance d'un visa de long séjour et pour le retard fautif dans l'exécution du jugement ayant annulé ce refus. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'illégalité de la décision initiale et du délai anormal de délivrance du visa, en méconnaissance de l'injonction du tribunal. La période indemnisable court du 31 octobre 2016 au 30 septembre 2019. Le tribunal a reconnu un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, en lien avec l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale.
N° TA44-2508428(TA44-2508428)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant le recours de Mme C contre le refus de visa de long séjour pour réunification familiale de sa fille. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation ou à celle de sa fille, malgré la séparation de sept ans et les craintes alléguées. Par conséquent, la requête est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2505079(TA44-2505079)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant le refus de visa de court séjour opposé à son épouse. Le juge a estimé que M. A ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en son nom propre et ne pouvait pas représenter valablement son épouse, n’étant pas un mandataire habilité par l’article R. 431-2 du code de justice administrative. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-2, R. 431-4 et R. 431-5 du même code.
N° TA44-2505882(TA44-2505882)
Marché public d'aménagement d'itinéraires cyclables. Tribunal Administratif de Nantes, ordonnance de référé précontractuel (art. L. 551-1 CJA). La société Colas France contestait le rejet de son offre et l'irrégularité de la procédure. La commune ayant déclaré la procédure sans suite pour irrégularité après l'introduction du recours, le juge constate un non-lieu à statuer.
N° TA44-2506999(TA44-2506999)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Signaux Girod. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un accord-cadre pour la signalisation routière lancée par le département de la Mayenne, en soutenant notamment que l'offre de l'attributaire, la société Kelias, était irrégulière et que le cahier des clauses techniques particulières était ambigu. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'irrégularité de l'offre de la société Kelias n'était pas fondé. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure de mise en concurrence a été rejetée.
N° TA44-2508962(TA44-2508962)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Marche Pour Jésus Nantes. Celle-ci demandait l'autorisation de tenir une manifestation le 24 mai 2025, invoquant une atteinte à une liberté fondamentale. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, faute pour l'association d'invoquer une liberté fondamentale à laquelle l'administration aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale. La décision a été rendue sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2508384(TA44-2508384)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa refusant un visa de long séjour pour réunification familiale à la jeune B A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'argument de la séparation de sept ans et le risque d'excision invoqué par la mère, au motif que les démarches pour obtenir le visa avaient été engagées tardivement après l'obtention du statut de réfugié en 2020. La requête a été rejetée par une ordonnance motivée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2420015(TA44-2420015)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution du refus de visa de long séjour opposé à M. D par l’autorité consulaire française à Yaoundé, implicitement confirmé par la commission de recours. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la directive 2003/86/CE sur le regroupement familial. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était assorti de précisions suffisantes pour créer un doute sérieux, et a rejeté la requête sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.