Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2318608(TA44-2318608)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. D H B et Mme C A, agissant pour eux-mêmes et leurs enfants mineurs, demandant l'annulation des refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait implicitement confirmé les refus consulaires, fondés sur le caractère frauduleux des demandes en raison du défaut de caractère probant des actes d'état civil présentés. Le tribunal a estimé que ce motif était légal, sans méconnaître les articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA44-2318560(TA44-2318560)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B D, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour à C A, une enfant algérienne recueillie par kafala. La commission avait confirmé le refus consulaire au motif que les conditions de ressources et de logement de Mme D n'étaient pas satisfaisantes et qu'elle ne justifiait pas avoir contribué à l'entretien de l'enfant depuis 2021. Le tribunal a jugé que la décision implicite n'était pas illégale du seul fait de son absence de motivation, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'il n'était pas entaché d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 211-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2508020(TA44-2508020)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur une demande de suspension de la décision du CNAPS refusant le renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. A, constate que le CNAPS a finalement renouvelé la carte le 23 mai 2025. Cette nouvelle décision a implicitement retiré le refus initial du 11 mars 2025, rendant sans objet les conclusions en suspension et en injonction. En conséquence, le tribunal n'a plus à statuer sur ces demandes. Il condamne l'État à verser 550 euros à l'avocat de M. A au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA44-2317824(TA44-2317824)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. D, ressortissant congolais, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour pour études. Le tribunal a annulé cette décision implicite au motif qu'elle n'était pas motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, qui imposent une motivation écrite pour les décisions défavorables, y compris pour les rejets de recours administratifs préalables obligatoires. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA44-2106697(TA44-2106697)
Le Tribunal Administratif de Nantes a joint deux requêtes de la SARL Emalex, qui conteste des rappels de TVA pour 2015-2017 et demande la restitution de TVA pour 2018. Le litige porte sur l'application de l'exonération de TVA prévue au 2° du 5 de l'article 261 du code général des impôts pour les ventes d'immeubles anciens avec faculté de rachat. La société soutient que le profit réalisé lors du rachat par le vendeur originel ne constitue pas une prestation de service taxable. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que l'administration fiscale était fondée à requalifier l'opération et à appliquer la TVA, sans se référer à un arrêt antérieur de la cour administrative d'appel de Nantes.
N° TA44-2317652(TA44-2317652)
Le Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) a examiné trois requêtes distinctes, mais jointes, de ressortissants malgaches (Mme F, M. B E, et M. J E et Mme I pour leur enfant H E) contestant le refus de visa de court séjour pour visite familiale. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 211-3 et L. 313-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il a notamment retenu que les requérants ne justifiaient pas de ressources suffisantes pour leur séjour, un motif substitué par le ministre, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale.
N° TA44-2317579(TA44-2317579)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B C, ressortissant camerounais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour études. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le risque de détournement de l’objet du visa était établi, sans erreur manifeste d’appréciation ni violation du droit à l’éducation. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de la directive (UE) 2016/801 et du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA44-2317574(TA44-2317574)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B D et de M. A D E contestant le refus de visa de long séjour pour réunification familiale. La commission de recours avait motivé son refus par l'absence de preuves suffisantes de l'identité et du lien de filiation de M. D E avec la requérante, ainsi que par le non-respect des conditions des articles L.434-3 et L.434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L.561-2 et suivants du même code, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA44-2317552(TA44-2317552)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G C et M. F C, qui demandait l’annulation du refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à M. F C, ressortissant afghan. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en fait, qu’elle n’était pas entachée d’un défaut d’examen et que le moyen tiré de l’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’était pas fondé. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA44-2215506(TA44-2215506)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. A, professeur de mathématiques, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 15 000 euros pour harcèlement moral et souffrance au travail. Le requérant invoquait des inspections répétées, des rapports humiliants et le rejet de ses demandes de mutation entre 2012 et 2022. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice.
N° TA44-2108105(TA44-2108105)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A épouse B contestant un trop-perçu d’allocation de logement familiale de 2 639 euros pour la période du 1er janvier 2020 au 1er janvier 2021. Le juge a estimé que le rachat de prêt signé le 4 décembre 2019 constituait un nouveau prêt permettant d’accéder à la propriété, entrant dans le champ de l’exclusion prévue par l’article L. 841-4 du code de la construction et de l’habitation pour les prêts souscrits après le 31 décembre 2017. Les moyens tirés de l’incompétence du signataire, du défaut de motivation et de l’erreur d’appréciation ont été écartés. La bonne foi de la requérante et sa situation financière difficile n’ont pas été retenues comme motifs de décharge de l’indu.
N° TA44-2404207(TA44-2404207)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’une demande de condamnation du pôle gérontologique Nord Sarthe à lui verser 18 762,85 euros pour les préjudices financier et fiscal résultant de la qualification de son logement de fonction comme avantage en nature. Par un mémoire du 30 mars 2025, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 26 mai 2025. Aucune condamnation n’a donc été prononcée au fond.
N° TA44-2410276(TA44-2410276)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B et Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat portant retrait de la prime "MaPrimRénov’". Les requérants se sont désistés de leur requête par un mémoire enregistré le 24 avril 2025. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 26 mai 2025.
N° TA44-2208082(TA44-2208082)
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de M. A C contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour douze mois et la suppression définitive de ses allocations par Pôle emploi (devenu France Travail). Le tribunal a jugé que la décision du 21 juin 2022, prise après recours préalable obligatoire, s'était substituée à la décision initiale du 12 avril 2022. Il a rappelé que la suppression définitive du revenu de remplacement pour fausse déclaration ou omission, prévue par les articles L. 5412-2 et R. 5426-3 du code du travail, ne peut être prononcée que si l'omission visait à percevoir indûment ce revenu. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à l'inscription des demandeurs d'emploi et aux sanctions en cas de fausses déclarations.
N° TA44-2107358(TA44-2107358)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) au titre de l’année 2020. M. B demandait à être déchargé de cette imposition en invoquant le bénéfice de l’exonération prévue à l’article 1647 D du code général des impôts pour les redevables réalisant un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 5 000 euros. Le tribunal a jugé que l’administration avait correctement appliqué cette disposition en rapportant le chiffre d’affaires réalisé sur quatre mois en 2018 à une base annuelle, ce qui dépassait le seuil de 5 000 euros. La solution retenue confirme le refus d’exonération et rejette la demande de décharge.
N° TA44-2207670(TA44-2207670)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant la décision de Pôle emploi (France Travail) du 2 juin 2022. Cette décision maintenait sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour douze mois et la suppression définitive de son allocation de retour à l'emploi (ARE). Le tribunal a estimé que les omissions répétées de déclaration d'activités professionnelles par M. A constituaient des fausses déclarations au sens de l'article L. 5412-2 du code du travail. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la sanction administrative fondée sur les articles L. 5412-2, L. 5426-2, R. 5412-5 et R. 5426-3 du code du travail.
N° TA44-2203027(TA44-2203027)
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme B, qui contestait la décision de Pôle emploi (devenu France Travail) du 24 février 2022 confirmant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour douze mois et la suppression définitive de ses allocations. Le tribunal estime que les fausses déclarations répétées de Mme B sur sa situation professionnelle, lui ayant permis de cumuler indûment des allocations avec des revenus salariés, constituent un manquement au sens de l'article L. 5412-2 du code du travail. Il écarte l'argument de l'omission involontaire, soulignant que l'intéressée avait déjà été alertée par le passé sur des trop-perçus similaires. La décision est fondée sur les articles L. 5412-2, L. 5426-2 et R. 5426-3 du code du travail.
N° TA44-2202532(TA44-2202532)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation de magistrate unique (Mme Baufumé) sur le fondement de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, a examiné l'opposition de Mme A à une contrainte de la CAF de Maine-et-Loire portant sur un trop-perçu d'aide personnalisée au logement (APL) de 185,86 euros, majoré de frais. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en annulant la contrainte pour la somme de 92,93 euros correspondant à l'indu d'APL du mois de juillet 2020, au motif que Mme A, bien qu'ayant quitté son logement le 30 juin, était encore titulaire du bail et avait payé son loyer pour ce mois, ce qui lui ouvrait droit à l'aide. En revanche, il a rejeté le surplus des conclusions, confirmant l'indu pour le mois d'août 2020, car le bail avait pris fin le 1er août, rendant Mme A inéligible à l'APL pour cette période. La décision s'appuie sur les articles L. 821-1, L. 821-2, R. 821-1 et R. 822-23 du code de la construction et de l'
N° TA44-2201951(TA44-2201951)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme A tendant à obtenir la remise totale d’un indu d’allocation de logement familiale de 2 133,07 euros. La requérante invoquait sa situation de chômage et sa bonne foi, mais n’a pas justifié de sa précarité financière actuelle malgré une mesure d’instruction. Le juge a rappelé que la remise de dette est subordonnée à la démonstration d’une situation de précarité et de bonne foi, conformément à l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Faute de preuves suffisantes, la requête a été rejetée.
N° TA44-2201060(TA44-2201060)
Le Tribunal administratif de Nantes rejette l'opposition de M. A à la contrainte de la CAF de Maine-et-Loire pour le remboursement d'un trop-perçu d'aide personnalisée au logement (APL) de 762,88 euros. Le requérant contestait la date de sa séparation (1er décembre 2019) retenue par la caisse, soutenant qu'elle était intervenue le 1er février 2020. Bien que le juge estime que la date du 1er février 2020 était la plus probable, il rejette la requête car M. A n'a pas formé de recours administratif préalable obligatoire, ce qui le prive de la possibilité de contester le bien-fondé de l'indu. La décision est fondée sur les articles L.823-1 du code de la construction et de l'habitation et les règles de procédure du code de justice administrative.