Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2103500(TA44-2103500)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales pour les années 2014 à 2016, et demandait une réduction pour les années 2017 à 2019. La requérante sollicitait le bénéfice de la déduction de 30% prévue au m du 1° du I de l'article 31 du code général des impôts pour les logements conventionnés, mais le tribunal a jugé que le bail en date du 22 septembre 1997 n'avait pas été conclu à compter du 1er octobre 2006, condition requise par ce texte. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de décharge et de réduction.
N° TA44-2101103(TA44-2101103)
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur la requête de M. et Mme A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016, issues d’un contrôle de leur SCI. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer à hauteur de 14 501 euros, l’administration ayant abandonné l’application du coefficient de 1,25 prévu à l’article 158-7 du code général des impôts. Sur le surplus, il a rejeté les moyens des requérants, notamment l’insuffisance de motivation de la proposition de rectification et la contestation de la réintégration de travaux gratuits dans leurs revenus fonciers. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions, fondé sur les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 158-7 du code général des impôts.
N° TA44-2318608(TA44-2318608)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. D H B et Mme C A, agissant pour eux-mêmes et leurs enfants mineurs, demandant l'annulation des refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait implicitement confirmé les refus consulaires, fondés sur le caractère frauduleux des demandes en raison du défaut de caractère probant des actes d'état civil présentés. Le tribunal a estimé que ce motif était légal, sans méconnaître les articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA44-2318658(TA44-2318658)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 26 octobre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé de délivrer un visa de court séjour pour visite familiale à M. C, ressortissant syrien. Le tribunal a jugé que l'administration n'a pas établi de risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, compte tenu des attaches familiales et professionnelles solides de M. C en Syrie (emploi stable, épouse et enfants résidant à Damas). La décision s'appuie sur les articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et le principe de proportionnalité.
N° TA44-2400117(TA44-2400117)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) annule le refus implicite de visa de long séjour pour études opposé à Mme B, ressortissante camerounaise, par la commission de recours contre les décisions de refus de visa. Le tribunal retient que la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle se borne à reprendre le motif général tiré du caractère incomplet ou non fiable des informations fournies sans énoncer de circonstances de fait propres à la situation de la requérante. En conséquence, le tribunal enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai de deux mois.
N° TA44-2400646(TA44-2400646)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté les demandes de visas de long séjour pour trois enfants au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur de fait en contestant le décès du père des enfants, alors que la requérante produisait un certificat d'autorité parentale et un acte de décès établissant ce fait. En conséquence, le motif de refus tiré de l'absence de preuve du décès du père était infondé, méconnaissant les dispositions de l'article L. 434-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2400692(TA44-2400692)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'étudiante. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission, constatant que le quorum était atteint lors de la séance du 25 janvier 2024. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans que le résumé ne précise l'issue sur les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article D. 312-5) et l'arrêté du 4 décembre 2009 relatif au fonctionnement de la commission.
N° TA44-2401459(TA44-2401459)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait refusé de délivrer des visas de long séjour à Mme A et à trois enfants au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas démontré que M. E, réfugié guinéen, n'avait pas manifesté sa volonté de demander la réunification, et que les documents d'état civil produits établissaient suffisamment l'identité des enfants et le lien de filiation. Il a également estimé que la réalité et l'ancienneté du concubinage avec Mme A étaient établies. La décision a été prise en application des articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2401473(TA44-2401473)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) porte sur un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant les refus de l'ambassade de France au Kenya et en Somalie de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à Mme C, M. E et trois enfants. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, considérant que la décision implicite était fondée sur les mêmes motifs que les décisions consulaires, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement examine la légalité des motifs de refus tirés de l'absence d'établissement de l'identité et du lien matrimonial de Mme C, de l'âge de M. E, et de l'autorité parentale sur les enfants, en application des articles L. 561-2 à L.
N° TA44-2401477(TA44-2401477)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi de deux requêtes par Mme A, agissant pour elle-même et pour l’enfant Leticia D, contestant le refus de délivrance d’un visa de long séjour au titre de la réunification familiale. La première requête, dirigée contre une décision implicite de la commission de recours, a fait l’objet d’un désistement après qu’une décision expresse du 6 mars 2024 s’y est substituée. La seconde requête, visant cette décision expresse, a été rejetée au fond. Le tribunal a jugé que le lien de filiation n’était pas établi de manière probante par les documents d’état civil produits, entachés d’irrégularités, et que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, ainsi que le rejet des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2401524(TA44-2401524)
Le Tribunal administratif de Nannes a examiné la requête de M. et Mme E contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à Mme E et à l'enfant C E. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation concernant le caractère frauduleux des déclarations, le lien matrimonial, l'identité de l'enfant et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le refus de visa fondé sur les motifs de l'administration, en application des articles L. 561-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2401617(TA44-2401617)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait refusé de délivrer un visa d'établissement à Mme D dans le cadre du regroupement familial. Le tribunal a considéré que, dès lors que le préfet avait autorisé le regroupement familial pour l'enfant recueillie par kafala judiciaire, l'autorité consulaire ne pouvait légalement refuser le visa que pour des motifs d'ordre public, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La solution retenue s'appuie sur l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et le titre II de son protocole annexé.
N° TA44-2401869(TA44-2401869)
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) rejette la requête de M. D et Mme C contestant le refus de visa de long séjour pour conjoint de Français opposé à Mme C par la commission de recours contre les décisions de refus de visa. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision mentionne les textes applicables et le motif du mariage complaisant. Il juge également que le refus de visa ne concerne pas l'enfant du couple, rendant inopérant le moyen tiré d'une erreur d'appréciation sur ce point. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2401887(TA44-2401887)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante béninoise, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que la commission s'était approprié les motifs du refus consulaire, fondés sur l'existence d'éléments probants établissant que la demandeuse séjournerait en France à d'autres fins que ses études. Il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en raison du caractère peu cohérent du projet d'études, Mme A ayant déjà suivi le même cursus en visioconférence depuis le Bénin. La décision s'appuie sur la directive UE 2016/801 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2401896(TA44-2401896)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante pakistanaise, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour en France. La décision du sous-directeur des visas, fondée sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, a été jugée légale. Le tribunal a estimé que l'autorité administrative n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 10 de la convention d'application de l'accord de Schengen et 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009. La requérante n'a pas démontré de lien familial suffisamment intense en France pour justifier une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2402093(TA44-2402093)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D et Mme C contestant le refus de visa de long séjour pour leur enfant Razane D. La commission de recours avait motivé son refus par l'absence de contribution effective du père à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des conventions internationales, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA44-2402178(TA44-2402178)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, agissant pour le compte de Mme B, visant à contester le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour pour études. Le tribunal a estimé que la décision implicite de la commission était fondée sur le même motif que la décision consulaire initiale, à savoir un risque de détournement de l'objet du visa. Il a considéré que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en jugeant que le projet d'études de Mme B manquait de sérieux et de cohérence, ce qui justifiait le refus. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'instruction interministérielle du 4 juillet 2019 relative à la directive (UE) 2016/801.
N° TA44-2402265(TA44-2402265)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B D et de Mme A E contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour étudiant à M. D. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions de Mme E, sa sœur, faute d'intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation n'était pas fondé, M. D ne remplissant pas les conditions pour l'obtention du visa. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA44-2402283(TA44-2402283)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa d'établissement en qualité de visiteur. Le tribunal a jugé que la décision implicite était suffisamment motivée, car elle se fondait sur les mêmes motifs que la décision consulaire initiale, à savoir l'insuffisance de ressources et le caractère incomplet ou non fiable des informations fournies. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de ressources suffisantes pour couvrir ses frais de séjour, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 312-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA44-2402337(TA44-2402337)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La commission de recours avait fondé son refus sur un risque de détournement de l'objet du visa, en raison de l'absence de qualifications professionnelles et d'activité récente du demandeur. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de l'adéquation entre son profil et l'emploi sollicité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 5221-2 du code du travail.