Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA44-2202674(TA44-2202674)

Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser Mme A pour le refus illégal de délivrance d'un visa de long séjour et pour le retard fautif dans l'exécution du jugement ayant annulé ce refus. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'illégalité de la décision initiale et du délai anormal de délivrance du visa, en méconnaissance de l'injonction du tribunal. La période indemnisable court du 31 octobre 2016 au 30 septembre 2019. Le tribunal a reconnu un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, en lien avec l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2505079(TA44-2505079)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant le refus de visa de court séjour opposé à son épouse. Le juge a estimé que M. A ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en son nom propre et ne pouvait pas représenter valablement son épouse, n’étant pas un mandataire habilité par l’article R. 431-2 du code de justice administrative. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-2, R. 431-4 et R. 431-5 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2505191(TA44-2505191)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, qui contestait le refus de visa de court séjour opposé à sa mère, Mme B. Le juge constate que M. A ne justifie pas d’un intérêt personnel à agir en son nom propre et ne peut valablement représenter sa mère, faute de qualité de mandataire au sens de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. La requête est donc manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA44-2505882(TA44-2505882)

Marché public d'aménagement d'itinéraires cyclables. Tribunal Administratif de Nantes, ordonnance de référé précontractuel (art. L. 551-1 CJA). La société Colas France contestait le rejet de son offre et l'irrégularité de la procédure. La commune ayant déclaré la procédure sans suite pour irrégularité après l'introduction du recours, le juge constate un non-lieu à statuer.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2508884(TA44-2508884)

Refus de visa de court séjour "étudiant concours" par l'autorité consulaire française à Alger. Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension comme manifestement irrecevable. Le requérant n'a pas justifié avoir saisi la sous-direction des visas du recours administratif préalable obligatoire prévu aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, condition nécessaire à tout recours contentieux.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2420015(TA44-2420015)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution du refus de visa de long séjour opposé à M. D par l’autorité consulaire française à Yaoundé, implicitement confirmé par la commission de recours. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la directive 2003/86/CE sur le regroupement familial. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était assorti de précisions suffisantes pour créer un doute sérieux, et a rejeté la requête sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA44-2506999(TA44-2506999)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Signaux Girod. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un accord-cadre pour la signalisation routière lancée par le département de la Mayenne, en soutenant notamment que l'offre de l'attributaire, la société Kelias, était irrégulière et que le cahier des clauses techniques particulières était ambigu. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'irrégularité de l'offre de la société Kelias n'était pas fondé. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure de mise en concurrence a été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA44-2211362(TA44-2211362)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la condamnation de la commune de Nantes à l’indemniser de préjudices liés à l’absence de transmission de documents de fin de contrat. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 23 mai 2025, la présidente de la 8ème chambre a constaté le désistement d’office de Mme A et donné acte de ce désistement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2505186(TA44-2505186)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D, qui contestait le refus de visa de court séjour opposé à sa mère, Mme C E. Le juge a estimé que Mme D ne justifiait pas d’un intérêt personnel lui permettant d’agir en son nom propre, et qu’elle ne pouvait pas non plus représenter valablement sa mère devant le tribunal, n’étant pas avocate ou mandataire agréé au sens des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2410927(TA44-2410927)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait un refus de visa de court séjour. La requérante, résidant en Algérie, n’a pas respecté l’obligation d’élection de domicile sur le territoire français ou européen prévue à l’article R. 431-8 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, constate l’absence de régularisation dans le délai imparti.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2507273(TA44-2507273)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D E B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, en ce qu'il visait le règlement (UE) n° 604/2013 et mentionnait les éléments de fait justifiant l'application du critère de l'article 13. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le règlement Dublin III.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2410270(TA44-2410270)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant béninois, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 29 mai 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. A, en tenant compte des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la durée de l'interdiction n'était pas disproportionnée, compte tenu de la courte présence en France de l'intéressé et de l'absence de liens personnels stables. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2412269(TA44-2412269)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni l'article 3 de cette même convention (risques en cas de retour). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation de l'OQTF, la fixation du délai de départ et du pays de destination, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507133(TA44-2507133)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne du 28 janvier 2025 rejetant sa demande de titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 16 avril 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne justifiant pas de liens personnels et familiaux stables en France. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de la Convention européenne.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507070(TA44-2507070)

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 8 avril 2025 du préfet de Maine-et-Loire renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de vice de procédure. Il estime que la mesure est légale et proportionnée, l’éloignement de l’intéressé demeurant une perspective raisonnable, et qu’elle ne porte pas une atteinte excessive à sa liberté d’aller et venir. La décision est fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2507048(TA44-2507048)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 14 avril 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré du vice de procédure, jugeant que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, n'imposait pas à l'administration d'organiser un entretien préalable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui fixent les règles de procédure applicables à ce type de décision.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2507084(TA44-2507084)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le renouvellement de son assignation à résidence dans le département de Maine-et-Loire pour une durée de quarante-cinq jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'éloignement de l'intéressé demeurait une perspective raisonnable. La solution retenue confirme la légalité de la décision du préfet de Maine-et-Loire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2409832(TA44-2409832)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C B, ressortissante djiboutienne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Sarthe le 20 juin 2024. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), et des risques de traitements inhumains en cas de retour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la décision était suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que Mme C B n'établissait pas la réalité et la stabilité de ses attaches en France, ni l'absence de liens familiaux dans son pays d'origine, et que les risques allégués n'étaient pas démontrés.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2109064(TA44-2109064)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme et M. A, qui contestaient le refus de la caisse d'allocations familiales de Maine-et-Loire de leur accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 586,64 euros. Le tribunal a estimé que la bonne foi des requérants n’était pas établie, faute d’explication sur l’absence de déclaration d’une partie des revenus. Il a également jugé que leur situation de précarité n’était pas démontrée, leurs ressources mensuelles (environ 2 650 euros) leur permettant de rembourser la dette. La décision se fonde sur les articles L. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2108732(TA44-2108732)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, adjoint technique territorial, qui contestait le refus du maire de Pornichet de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts de travail postérieurs au 27 janvier 2020. Le tribunal a jugé que la pathologie lombaire de l'agent avait été reconnue imputable au service uniquement jusqu'au 24 août 2019, date de guérison retenue par la commission de réforme, et que les arrêts suivants relevaient du droit commun des congés maladie. La solution s'appuie sur l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le décret n° 2019-301 du 10 avril 2019, qui régissent le congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) pour la fonction publique territoriale.

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