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Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le rejet implicite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, en s'appuyant sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande pour motif de dette locative impayée, et ce malgré l'existence d'un plan d'apurement et le paiement ultérieur de cette dette. La juridiction considère que l'autorité administrative pouvait légalement prendre en compte ce comportement dans le cadre de son large pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la nationalité française.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre, formé par lettre postale, était tardif car la date d'expédition (le cachet de la poste) dépassait le délai de deux mois prévu par l'article 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. En conséquence, le recours contentieux était irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté municipal de mise en demeure d'interrompre des travaux. Le tribunal a jugé que le maire, agissant sur le fondement de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, était en situation de compétence liée pour prendre cet arrêté après un constat d'infraction, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation. Il a également considéré que l'appréciation de la régularité du procès-verbal initial relevait des tribunaux judiciaires et non de sa juridiction.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de la société Somal Centre, qui demandait l'annulation d'un refus d'indemnisation et des dommages-intérêts pour préjudice lié à des travaux de tramway. Le juge estime que les conclusions visant à annuler la décision de rejet sont irrecevables dans le cadre de ce recours de plein contentieux. Sur le fond, il considère que la société n'a pas rapporté la preuve d'un préjudice grave et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public, en application des principes de la responsabilité des travaux publics.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un permis de construire modificatif délivré à Vairé. Il juge que les requérants, voisins du projet, n'ont pas démontré un intérêt à agir suffisant pour contester cette modification, qui ne les affecte pas directement dans leurs propres conditions d'occupation des sols. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme concernant la recevabilité des recours.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... C... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises par le préfet de la Vendée. Le tribunal a jugé que les arrêtés attaqués (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi, interdiction de retour et assignation à résidence) étaient légaux, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également rejeté les conclusions indemnitaires de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par un ressortissant étranger contestant plusieurs mesures d'éloignement et une assignation à résidence prises par le préfet de la Vendée. Le tribunal a rejeté la requête principale visant à annuler l'arrêté d'abrogation de l'attestation de demande d'asile, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour. Il a également rejeté la requête visant à annuler l'arrêté d'assignation à résidence. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'autorité signataire, au défaut de motivation et à la méconnaissance des droits procéduraux, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises par le préfet de la Vendée. Le tribunal a estimé que les décisions attaquées, notamment l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'assignation à résidence, étaient légales et régulièrement motivées. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a considéré que les moyens soulevés, tels que l'incompétence de l'autorité signataire ou le défaut d'examen particulier, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension et d'injonction. L'objet du recours, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour regroupement familial, a disparu puisque le visa a été accordé après l'introduction de la requête. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser 350 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un permis de construire. Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante concernant ses conclusions à fin d'annulation, rendant ainsi sans objet le principal de l'affaire. Il rejette les demandes de chacune des parties visant à condamner l'autre à payer une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... A... qui contestait le refus de visa de long séjour notifié le 29 juillet 2025. Le juge a constaté une irrecevabilité manifeste, car le recours administratif obligatoire devant la commission compétente avait été introduit hors délai, le 8 décembre 2025, alors que le délai de trente jours était expiré depuis le 1er septembre 2025. La décision s'appuie sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus de délivrance d'un visa de court séjour. Le tribunal constate que le requérant, M. D..., agit en tant que mandataire de la personne concernée sans être un avocat et sans justifier d'un lien de parenté ou d'un intérêt lui permettant d'agir en son nom. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au regard des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative, et cette irrecevabilité n'est pas susceptible de régularisation.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa et d'injonction de délivrance. Le juge estime que le requérant, dont l'union récente et la séparation limitée ne sont pas aggravées par une impossibilité de voyage de son épouse enceinte, ne démontre pas l'urgence particulière requise pour suspendre la décision avant l'issue du recours administratif préalable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les règles régissant le recours contre les refus de visa.
Le Tribunal Administratif de Nantes a jugé une requête en excès de pouvoir concernant le refus de l'Office français de la biodiversité (OFB) d'accorder une prime de restructuration de service à un agent. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'OFB, estimant que la décision attaquée était bien une décision faisant grief. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de rejet pour défaut de motivation, en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et a enjoint à l'OFB de recalculer et verser la prime due selon les dispositions du décret n° 2008-366 du 17 avril 2008 et de l'arrêté du 13 mars 2020.
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté modifiant la résidence administrative d'un agent de l'Office français de la biodiversité (OFB). **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime notamment que la décision attaquée, qui relève de l'organisation du service et de la gestion des affectations, constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Les moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur de droit ou d'appréciation) ne sont donc pas recevables ou pas fondés. **Textes appliqués** : Code de justice administrative (notamment sur la recevabilité des recours) et Code de l'environnement (relatif à l'organisation de l'OFB et aux délégations de signature).
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... visant à annuler la décision implicite de rejet de l'AEFE concernant sa demande de réexamen de sa situation pour bénéficier rétroactivement du statut de personnel expatrié. La juridiction estime que les contrats de personnel résident conclus avec l'AEFE pour ses affectations au Gabon et en Tunisie entre 2010 et 2016 étaient réguliers et ne constituaient pas un détournement de procédure. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°2002-22 du 4 janvier 2002 (articles D. 911-42 et suivants du code de l'éducation) définissant le régime des personnels détachés à l'étranger.
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'une maladie professionnelle par une enseignante. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, considérant que la demande d'imputabilité au service n'a pas été formellement présentée à l'administration selon la procédure légale, et que la requérante ne justifie pas d'une perte de traitement puisqu'elle est en disponibilité pour convenances personnelles. **Textes appliqués** : L'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 (droits et obligations des fonctionnaires) et l'article 47-2 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, qui fixent les conditions de reconnaissance de l'imputabilité au service et la nécessité d'une demande préalable de l'agent.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à réviser sa pension civile de retraite pour la porter à un taux de 82,63 %. Le tribunal a jugé que le calcul de sa pension devait se fonder uniquement sur les services publics admis en liquidation (135 trimestres), conformément aux articles L. 11 et L. 13 du code des pensions civiles et militaires de retraite, et non sur sa durée totale d'assurance incluant des périodes dans le secteur privé. Par conséquent, le taux de pension initial de 60,629 % a été maintenu comme légal.
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision implicite de rejet concernant l'attribution rétroactive de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à une éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il retient notamment que la créance relative à la période antérieure au 1er janvier 2019 est prescrite, et que pour la période suivante, les fonctions exercées par la requérante ne correspondent pas aux critères légaux d'attribution de la NBI. **Textes appliqués** : Loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État ; Loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et son décret d'application n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 concernant la nouvelle bonification indiciaire.
**Sujet principal** : Demande de révision d'une pension de retraite d'une professeure certifiée hors classe pour une liquidation sur la base du septième échelon de son grade. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de 3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. La liquidation sur la base du septième échelon est refusée car la requérante ne justifiait pas de six mois d'ancienneté dans cet échelon à la date de sa radiation des cadres, condition exigée par l'article L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite. **Textes appliqués** : L'article L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite, ainsi que les décrets relatifs au statut et à l'échelonnement indiciaire des professeurs certifiés.