Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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OrdonnanceAUTRE

TA44-2418106(TA44-2418106)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par Mme B d’une demande d’annulation d’un arrêté ministériel du 1er juillet 2024 annulant sa pension de retraite d’ayant cause et ordonnant le recouvrement d’un trop-perçu, constate que l’intéressée a également introduit une requête connexe devant le Tribunal administratif de Rennes contre le titre de perception émis pour ce recouvrement. En application de l’article R. 342-2 du code de justice administrative, le tribunal ordonne le renvoi de l’affaire au président de la section du contentieux du Conseil d’État afin de statuer sur la connexité.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2406307(TA44-2406307)

Le Tribunal administratif de Nantes annule l'arrêté du 24 avril 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait obligé M. A, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le juge estime que cette mesure porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'arrivée de l'intéressé en France à 15 ans, de ses onze années de résidence, et de ses efforts d'intégration récents (activités sportives, formation, emploi). L'ensemble des décisions contestées (OQTF, refus de délai, fixation du pays, interdiction de retour) est annulé. L'État est condamné à verser 1 000 euros à l'avocate du requérant au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2412460(TA44-2412460)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C, qui contestait des refus de visas de court séjour pour son frère et son épouse. Le juge a estimé que Mme C ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en sa seule qualité de sœur et belle-sœur. Il a également rappelé que, selon les articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative, elle ne pouvait pas valablement représenter les demandeurs sans être avocat. La requête a donc été rejetée sans invitation à régulariser.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2200230(TA44-2200230)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français sans délai, et l'assignation à résidence pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était légale, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'état de santé de M. A ne justifiait pas une délivrance de titre, et que la menace à l'ordre public était établie. Les autres décisions, fondées sur ce refus, ont également été validées, et les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation de l'article 8 de la CEDH) ont été écartés.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2201035(TA44-2201035)

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de résident en tant que parent d’enfant réfugié. Le tribunal estime que le préfet a légalement pu écarter les actes d’état civil guinéens produits par le requérant, en raison de doutes sérieux sur leur authenticité et de l’absence de preuve suffisante du lien de filiation avec l’enfant réfugié. La décision s’appuie sur les articles L. 424-3 et R. 431-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 47 du code civil, sans méconnaître les stipulations de l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2504373(TA44-2504373)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A C, ressortissant nigérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la remise des brochures d'information en français lors de l'entretien individuel satisfaisait aux exigences de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA44-2506111(TA44-2506111)

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes porte sur une demande de Nantes Métropole visant à faire désigner un expert pour examiner un immeuble situé rue de l'Aulne à Nantes, présentant un danger pour la sécurité publique. Sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge des référés fait droit à la demande et désigne un expert. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, évaluer les risques, et proposer des mesures de nature à mettre fin au danger, dans un délai de vingt-quatre heures compte tenu de l'urgence.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

TA44-2106865(TA44-2106865)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par l’association foncière urbaine libre (AFUL) du domaine de La Cholière, qui demandait l’annulation du refus implicite de Nantes Métropole de régulariser la situation de l’étang et du cours d’eau de La Cholière. Par un mémoire enregistré le 26 mars 2025, l’association s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 9 avril 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2404373(TA44-2404373)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Vendée du 27 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la requérante n'établissait pas que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2404367(TA44-2404367)

Le Tribunal administratif de Nantes annule l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. La décision est annulée pour défaut d'examen sérieux de sa situation, le préfet n'ayant pas pris en compte des éléments nouveaux (demande d'autorisation de travail et fiches de paie) transmis par le requérant avant l'arrêté. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de trois mois, sans astreinte, et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2404199(TA44-2404199)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 27 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, dépourvues de base légale du fait de la légalité du refus de titre, ont également été validées.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2212895(TA44-2212895)

Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a été saisi par M. B d’une requête contestant le refus de la commune de Feneu de réaliser une pente douce devant sa propriété pour faciliter le passage d’objets roulants, et demandant une indemnisation de 5 000 euros. Le tribunal a constaté que les travaux litigieux avaient finalement été réalisés avec l’accord de M. B, rendant sans objet les conclusions en annulation. Par ailleurs, les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de demande préalable auprès de la commune, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2200204(TA44-2200204)

Le Tribunal administratif de Nantes annule le refus de titre de séjour opposé à un ressortissant congolais par le préfet de la Loire-Atlantique. Le juge estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue en France du requérant depuis 2019, de sa scolarisation, et de l'absence de liens familiaux effectifs dans son pays d'origine. La solution retenue se fonde sur une appréciation de l'atteinte disproportionnée portée au droit à la vie privée et familiale du demandeur.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2200093(TA44-2200093)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 12 mars 2021 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer une carte de résident à M. A, ressortissant malgache, en tant qu'enfant d'une ressortissante française naturalisée. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en opposant un motif non prévu par l'article L. 314-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance de plein droit de cette carte sous réserve de l'ordre public. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2200063(TA44-2200063)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de résident de dix ans, au profit d'un simple renouvellement d'un an de son titre "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a considéré que le refus était légalement fondé sur les articles L. 426-17, L. 426-19 et L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison des condamnations pénales de M. B (outrages, rébellion, stupéfiants, etc.) qui révélaient un défaut d'intégration républicaine et constituaient une menace pour l'ordre public.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

TA44-2411371(TA44-2411371)

Refus de visa de long séjour pour Mme F épouse A par l'autorité consulaire française à Tunis, confirmé implicitement par la commission de recours. Le Tribunal administratif de Nantes, par ordonnance du 9 avril 2025, donne acte du désistement pur et simple des requérants, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n'est retenue, la procédure prenant fin par ce désistement.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

TA44-2411612(TA44-2411612)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester un refus de visa de long séjour en qualité de travailleuse salariée, décidé par l'autorité consulaire à Casablanca et confirmé implicitement par la commission de recours. La requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 14 février 2025. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 9 avril 2025. Aucune autre mesure n'a été prononcée.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2112653(TA44-2112653)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, exploitant agricole, qui contestait l'arrêté du maire de Coëx du 18 septembre 2020 ordonnant l'évacuation de ses bovins à ses frais. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté, car introduite plus d'un an après que M. C a eu connaissance de l'arrêté, dépassant ainsi le délai raisonnable. Par conséquent, les demandes d'annulation de l'arrêté, de décharge des titres exécutoires et d'indemnisation ont été rejetées. La décision s'appuie sur les principes de délai de recours contentieux en droit administratif.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2208951(TA44-2208951)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante malienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 4 mai 2022 maintenant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits de conduite sans permis et de vol, commis en 2014 et 2015, pour estimer que l'intéressée ne justifiait pas de l'opportunité d'une naturalisation, et ce malgré l'effacement de ces condamnations du bulletin n°2 du casier judiciaire. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2207748(TA44-2207748)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la SASU Aluval d’une demande de condamnation de la SOCLOVA au paiement du solde d’un marché de travaux portant sur la construction de son siège social. La SOCLOVA, société d’économie mixte locale, a soulevé l’incompétence de la juridiction administrative, arguant que le contrat, conclu entre deux personnes privées, relevait du droit privé. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que la SOCLOVA, bien que personne morale de droit privé, agissait pour le compte d’une personne publique dans le cadre de ses missions d’intérêt général, ce qui confère au contrat un caractère administratif. En conséquence, le tribunal s’est déclaré compétent pour connaître du litige, en application des principes régissant les contrats administratifs et des dispositions du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA