Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2200908(TA44-2200908)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le ministre s'était fondé sur son séjour irrégulier en France de 2013 à 2015 et sur son absence de revenus personnels, dépendant de prestations sociales. Mme A invoquait une discrimination liée à son handicap, mais le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, eu égard à son large pouvoir d'opportunité. Le rejet de la demande était justifié par le seul motif du séjour irrégulier, non contesté, rendant inutile l'examen des autres moyens.
N° TA44-2200879(TA44-2200879)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A, ressortissante guinéenne, pour contester la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 8 octobre 2021 classant sans suite sa demande de titre de séjour pour dossier incomplet. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement délivré un titre de séjour à Mme A en juin 2022, renouvelé en septembre 2023. En conséquence, les conclusions en annulation et injonction sont devenues sans objet, et le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer. Les frais de justice ont été rejetés.
N° TA44-2504475(TA44-2504475)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant somalien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée, fondée sur le constat que M. A n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, sans motif légitime. Il a également écarté les moyens tirés d'un défaut d'examen et d'une méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que la procédure d'évaluation de la vulnérabilité n'était pas entachée d'irrégularité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA44-2208058(TA44-2208058)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante togolaise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 17 mai 2022 maintenant un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le fait que Mme D avait déclaré ses enfants à charge sur ses déclarations fiscales alors que son concubin les déclarait également, méconnaissant ainsi ses obligations fiscales. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA44-2205556(TA44-2205556)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. La décision attaquée se substituant à celle du préfet, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision préfectorale a été jugé inopérant. Le tribunal a rappelé que le ministre dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour accorder la naturalisation et peut légalement prendre en compte le niveau de connaissance du postulant sur l'histoire, la culture et la société françaises, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 37 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2414335(TA44-2414335)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour par les autorités consulaires françaises à Douala. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du sous-directeur des visas, conformément à l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Malgré une demande de régularisation du tribunal, Mme A B n’a pas produit la décision du sous-directeur des visas ni la preuve du dépôt de son recours. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA44-2503638(TA44-2503638)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de la Vendée refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de deux ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2216163(TA44-2216163)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande indemnitaire de la société Incitat Environnement, qui contestait son éviction d'un marché public de fourniture de systèmes de contrôle d'accès attribué par la communauté de communes des Coëvrons. La société requérante soutenait que l'offre retenue était irrégulière et que l'analyse des offres était entachée d'erreurs manifestes d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'offre de l'attributaire, prévoyant des LED et signaux sonores, était conforme au cahier des clauses techniques particulières, et n'a retenu aucune irrégularité. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit fait droit aux conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2412910(TA44-2412910)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de visa de court séjour opposé par l'autorité consulaire française à Rabat. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car le requérant, résidant au Maroc, n'a pas régularisé sa situation malgré une demande du tribunal : il n'a pas élu domicile sur un territoire français, européen ou suisse, ni produit la décision du sous-directeur des visas, alors que le recours administratif préalable obligatoire n'avait pas été exercé. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 431-8 et R. 412-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2216852(TA44-2216852)
Le Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. E et autres, qui demandaient l’annulation de la décision du 24 octobre 2022 du préfet de la région Pays de la Loire leur refusant l’autorisation d’exploiter des parcelles à Damvix. Le tribunal a d’abord jugé que M. A ne justifiait pas d’un intérêt pour agir, n’étant pas propriétaire des terres. Sur le fond, il a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’irrégularité de la procédure, de l’illégalité de la prorogation du délai d’instruction, et de l’erreur de droit concernant l’application de l’article L. 331-4 du code rural et de la pêche maritime. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA44-2113048(TA44-2113048)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 27 septembre 2021 lui ordonnant la remise de ses armes et munitions. La décision se fonde sur les articles L. 312-7 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, qui permettent au préfet d'ordonner cette mesure lorsque le comportement du détenteur présente un danger grave. Le tribunal a estimé que l'incident du 10 août 2021, au cours duquel M. B a tiré avec une carabine en direction d'une habitation suite à un différend familial, traduisait un comportement incompatible avec la détention d'armes, justifiant ainsi la décision préfectorale sans erreur d'appréciation.
N° TA44-2113077(TA44-2113077)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme C, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et juge que le préfet n'a commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation en estimant que la présence de deux ans en métropole et l'absence d'insertion professionnelle stable ne justifiaient pas une admission exceptionnelle au séjour. Il estime également que le refus ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant (intérêt supérieur de l'enfant), la décision n'ayant pas pour objet de séparer la mère de ses enfants.
N° TA44-2113292(TA44-2113292)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B A et de l'EARL A contestant l'arrêté préfectoral du 29 juin 2021. Cet arrêté mettait en demeure l'exploitant de régulariser son élevage de vaches laitières, faute d'enregistrement conforme aux installations classées. Le tribunal écarte le moyen tiré d'un défaut de procédure contradictoire, constatant que le rapport de contrôle et le projet d'arrêté avaient été communiqués à l'exploitant, qui avait pu présenter des observations. Il rejette également le moyen d'erreur de fait, la demande d'enregistrement déposée le 27 mai 2021 n'étant pas complète à la date de l'arrêté. La décision est fondée sur les articles L. 171-6 et L. 171-8 du code de l'environnement.
N° TA44-2412737(TA44-2412737)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. D contestant le refus de délivrance d’un visa de long séjour par l’autorité consulaire française à Douala. La requête avait été présentée par Mme C, mandatée par M. D, mais celle-ci ne figure pas parmi les mandataires autorisés par l’article R. 431-2 du code de justice administrative (avocats). En application des articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-5 du même code, cette irrecevabilité, non régularisable, a conduit au rejet de la requête.
N° TA44-2200212(TA44-2200212)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'erreur d'appréciation, en application des articles L. 744-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la directive 2013/33/UE. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA44-2200855(TA44-2200855)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 29 septembre 2021 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a suspendu les conditions matérielles d'accueil de M. A C, un ressortissant soudanais demandeur d'asile. Le tribunal retient que l'OFII a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé avait méconnu les exigences des autorités chargées de l'asile, alors qu'il justifiait n'avoir pas pu déposer une demande d'asile en Italie après son transfert. La décision est fondée sur l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir les droits de M. A C.
N° TA44-2200868(TA44-2200868)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître la qualité d’apatride. La décision de l’OFPRA a été jugée suffisamment motivée et non entachée d’un défaut d’examen. Le tribunal a estimé que Mme A n’avait pas apporté la preuve de son identité et de son état civil, ni démontré avoir accompli les démarches nécessaires auprès des autorités du Monténégro pour être reconnue comme ressortissante. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 812-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides.
N° TA44-2204473(TA44-2204473)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule le refus de séjour opposé à Mme B, ressortissante marocaine, par le préfet de la Loire-Atlantique. La décision est fondée sur la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la vie familiale établie en France avec son époux algérien titulaire d'un titre de séjour et leur jeune enfant. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.
N° TA44-2505947(TA44-2505947)
Le Tribunal administratif de Nantes s'est déclaré incompétent pour examiner la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Rouen, lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée. Par une ordonnance du 9 avril 2025, le dossier a été transmis au tribunal administratif de Rouen.
N° TA44-2205371(TA44-2205371)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A H D, ressortissante sénégalaise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 19 octobre 2021 rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée au regard des articles 49 du décret n°93-1362 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur une condamnation pénale pour usage de faux et une dette locative, ces éléments justifiant l'ajournement de la demande en application de l'article 48 du même décret. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.