Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2205294(TA44-2205294)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le ministre s'était fondé sur l'absence d'insertion professionnelle stable et de ressources suffisantes, un motif relevant de son large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation. Le tribunal a jugé que cette appréciation n'était pas entachée d'erreur manifeste, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2205289(TA44-2205289)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation française. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur de droit en fondant son refus sur un défaut de loyalisme, conformément aux articles 36 et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il a également estimé que l'appréciation du ministre sur l'opportunité d'accorder la naturalisation n'était pas entachée d'erreur manifeste.
N° TA44-2412460(TA44-2412460)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C, qui contestait des refus de visas de court séjour pour son frère et son épouse. Le juge a estimé que Mme C ne justifiait pas d’un intérêt personnel à agir en sa seule qualité de sœur et belle-sœur. Il a également rappelé que, selon les articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative, elle ne pouvait pas valablement représenter les demandeurs sans être avocat. La requête a donc été rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA44-2505969(TA44-2505969)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français et d’une assignation à résidence. Le requérant avait demandé la suspension de ces décisions sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et l’a homologué par ordonnance. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.
N° TA44-2200204(TA44-2200204)
Le Tribunal administratif de Nantes annule le refus de titre de séjour opposé à un ressortissant congolais par le préfet de la Loire-Atlantique. Le juge estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue en France du requérant depuis 2019, de sa scolarisation, et de l'absence de liens familiaux effectifs dans son pays d'origine. La solution retenue se fonde sur une appréciation de l'atteinte disproportionnée portée au droit à la vie privée et familiale du demandeur.
N° TA44-2200093(TA44-2200093)
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 12 mars 2021 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer une carte de résident à M. A, ressortissant malgache, en tant qu'enfant d'une ressortissante française naturalisée. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en opposant un motif non prévu par l'article L. 314-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance de plein droit de cette carte sous réserve de l'ordre public. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des frais de justice.
N° TA44-2418106(TA44-2418106)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par Mme B d’une demande d’annulation d’un arrêté ministériel du 1er juillet 2024 annulant sa pension de retraite d’ayant cause et ordonnant le recouvrement d’un trop-perçu, constate que l’intéressée a également introduit une requête connexe devant le Tribunal administratif de Rennes contre le titre de perception émis pour ce recouvrement. En application de l’article R. 342-2 du code de justice administrative, le tribunal ordonne le renvoi de l’affaire au président de la section du contentieux du Conseil d’État afin de statuer sur la connexité.
N° TA44-2201083(TA44-2201083)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 12 août 2021 classant sans suite sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que, Mme A faisant l'objet d'une procédure de transfert vers l'Espagne (responsable de sa demande d'asile selon le règlement "Dublin"), elle ne relevait pas des dispositions des articles L. 431-2 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le préfet n'était pas tenu d'examiner sa demande ni de saisir le collège de médecins de l'OFII, et les moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur de droit, défaut d'examen) ont été écartés comme inopérants ou non fondés.
N° TA44-2404199(TA44-2404199)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 27 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, dépourvues de base légale du fait de la légalité du refus de titre, ont également été validées.
N° TA44-2404367(TA44-2404367)
Le Tribunal administratif de Nantes annule l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. La décision est annulée pour défaut d'examen sérieux de sa situation, le préfet n'ayant pas pris en compte des éléments nouveaux (demande d'autorisation de travail et fiches de paie) transmis par le requérant avant l'arrêté. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de trois mois, sans astreinte, et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice.
N° TA44-2404373(TA44-2404373)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Vendée du 27 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la requérante n'établissait pas que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2413507(TA44-2413507)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D A, qui contestait le refus de visa de court séjour pour lui-même et Mme C B. Le requérant, résidant au Maroc, n’a pas respecté l’obligation d’élection de domicile sur le territoire de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse, prévue à l’article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, il n’a pas satisfait à cette formalité dans le délai imparti. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA44-2207748(TA44-2207748)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la SASU Aluval d’une demande de condamnation de la SOCLOVA au paiement du solde d’un marché de travaux portant sur la construction de son siège social. La SOCLOVA, société d’économie mixte locale, a soulevé l’incompétence de la juridiction administrative, arguant que le contrat, conclu entre deux personnes privées, relevait du droit privé. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que la SOCLOVA, bien que personne morale de droit privé, agissait pour le compte d’une personne publique dans le cadre de ses missions d’intérêt général, ce qui confère au contrat un caractère administratif. En conséquence, le tribunal s’est déclaré compétent pour connaître du litige, en application des principes régissant les contrats administratifs et des dispositions du code général des collectivités territoriales.
N° TA44-2411612(TA44-2411612)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester un refus de visa de long séjour en qualité de travailleuse salariée, décidé par l'autorité consulaire à Casablanca et confirmé implicitement par la commission de recours. La requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 14 février 2025. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 9 avril 2025. Aucune autre mesure n'a été prononcée.
N° TA44-2411371(TA44-2411371)
Refus de visa de long séjour pour Mme F épouse A par l'autorité consulaire française à Tunis, confirmé implicitement par la commission de recours. Le Tribunal administratif de Nantes, par ordonnance du 9 avril 2025, donne acte du désistement pur et simple des requérants, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n'est retenue, la procédure prenant fin par ce désistement.
N° TA44-2200230(TA44-2200230)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français sans délai, et l'assignation à résidence pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était légale, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'état de santé de M. A ne justifiait pas une délivrance de titre, et que la menace à l'ordre public était établie. Les autres décisions, fondées sur ce refus, ont également été validées, et les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation de l'article 8 de la CEDH) ont été écartés.
N° TA44-2200231(TA44-2200231)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 2 juillet 2021 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé de verser les conditions matérielles d'accueil à M. B, un ressortissant guinéen demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur de droit en se fondant sur un motif ne permettant pas légalement une telle cessation, et a également relevé un défaut d'examen de la situation de vulnérabilité du requérant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 744-1 et L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
N° TA44-2201035(TA44-2201035)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de résident en tant que parent d’enfant réfugié. Le tribunal estime que le préfet a légalement pu écarter les actes d’état civil guinéens produits par le requérant, en raison de doutes sérieux sur leur authenticité et de l’absence de preuve suffisante du lien de filiation avec l’enfant réfugié. La décision s’appuie sur les articles L. 424-3 et R. 431-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 47 du code civil, sans méconnaître les stipulations de l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant.
N° TA44-2208153(TA44-2208153)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à trois ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits de faux dans un document administratif et sur l'existence d'une dette locative importante. Il a rappelé que le ministre dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour accorder la naturalisation et peut prendre en compte des faits même s'ils ont été exclus du casier judiciaire. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2212895(TA44-2212895)
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a été saisi par M. B d’une requête contestant le refus de la commune de Feneu de réaliser une pente douce devant sa propriété pour faciliter le passage d’objets roulants, et demandant une indemnisation de 5 000 euros. Le tribunal a constaté que les travaux litigieux avaient finalement été réalisés avec l’accord de M. B, rendant sans objet les conclusions en annulation. Par ailleurs, les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de demande préalable auprès de la commune, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative.