Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2201197(TA44-2201197)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet du Val-d'Oise ajournant de deux ans sa demande de naturalisation, confirmée par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci ayant été substituée par la décision ministérielle du 4 mars 2022. Il a également écarté les moyens d'incompétence et de défaut de signature de la charte des droits et devoirs du citoyen. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande, conformément aux articles 21-15 et 27 du code civil et à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2207157(TA44-2207157)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B A contestant un indu de prestations sociales (RSA, prime d'activité, complément familial, aide au logement) notifié par la CAF de Loire-Atlantique, ainsi qu'une pénalité administrative envisagée. Le tribunal a relevé d'office plusieurs irrecevabilités et incompétences : il s'est déclaré incompétent pour connaître de la pénalité administrative et de l'indu de complément familial, relevant du juge judiciaire. Il a également jugé irrecevables les conclusions contre le courrier préparatoire du 14 septembre 2021 et celles demandant une remise gracieuse pour la prime d'activité et l'aide au logement, faute de recours préalable auprès de la CAF. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable pour le surplus, sur le fondement des articles R. 222-13 du code de justice administrative et des textes applicables (code de la sécurité sociale, code de l'action sociale et des familles).
N° TA44-2505807(TA44-2505807)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension du refus implicite de visa de long séjour en qualité de conjoint de Française. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, malgré la grossesse avancée de l'épouse, en raison de l'absence de préoccupation médicale établie, du délai de saisine et de l'intérêt public lié à une menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de la requête, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2106510(TA44-2106510)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme Guiho, assistante familiale, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé le 15 décembre 2020 par le président du conseil départemental de Maine-et-Loire. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et une erreur d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que les faits de maltraitance, négligences et alcoolisation, confirmés par des témoignages et une condamnation pénale, étaient établis et justifiaient le licenciement sur le fondement de l'article L. 423-10 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA44-2505751(TA44-2505751)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête de Mme C D agissant pour son fils majeur, M. B D, qui demandait la suspension du refus de délivrance d’un visa de long séjour pour études. Le juge constate que la requête est irrecevable, car Mme D, dépourvue d’intérêt propre et n’étant pas mandataire habilitée, ne peut représenter son fils majeur devant le tribunal. En tout état de cause, la condition d’urgence n’est pas remplie, l’octroi d’un visa n’étant pas un droit et les frais engagés avant sa délivrance étant assumés par l’étudiant à ses risques. La requête est donc rejetée sur le fondement des articles L. 521-1, L. 522-3, R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative.
N° TA44-2505747(TA44-2505747)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'ambassade de France à Yaoundé refusant un visa de court séjour à une enfant camerounaise. La requérante, mère de l'enfant, invoquait l'urgence liée à l'atteinte à sa vie privée et familiale et à la discrimination fondée sur la double nationalité de l'enfant. Le juge a estimé que les éléments nouveaux présentés, notamment la reconnaissance de paternité et l'acquisition de la nationalité française par l'enfant, ne remettaient pas en cause l'absence d'urgence constatée dans une précédente ordonnance. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans instruction ni audience.
N° TA44-2404061(TA44-2404061)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 14 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables et intenses en France. En conséquence, les décisions subséquentes d'éloignement et d'interdiction de retour ont été validées, les moyens soulevés étant infondés.
N° TA44-2501700(TA44-2501700)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un litige concernant le versement de la prime exceptionnelle "pouvoir d'achat pour les agents communaux". Après avoir informé le tribunal du versement de cette prime le 27 février 2025, Mme A a déclaré vouloir clôturer sa requête, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 avril 2025.
N° TA44-2502986(TA44-2502986)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. D et Mme A de libérer le logement dédié aux demandeurs d'asile qu'ils occupaient indûment à Saint-Nazaire. La solution retenue fait droit à la demande du préfet de la Loire-Atlantique, qui invoquait l'urgence et l'utilité publique face à la saturation du dispositif national d'accueil, en raison du maintien des occupants après le rejet définitif de leurs demandes d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. Le tribunal a appliqué les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, écartant les moyens tirés de la vulnérabilité des occupants, notamment l'état de santé de l'enfant mineur, faute de circonstances exceptionnelles.
N° TA44-2504353(TA44-2504353)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit à l'information et des vices de procédure liés à l'entretien individuel. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas application de la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, et que les risques de mauvais traitements en cas de transfert en Espagne n'étaient pas établis. La décision se fonde sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2504533(TA44-2504533)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C, demandeur d'asile, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance du droit d'être entendu et une erreur manifeste d'appréciation de sa situation de vulnérabilité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure avait respecté les droits de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision de l'OFII. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et la directive 2013/33/UE.
N° TA44-2408585(TA44-2408585)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Maggie pour contester une décision de préemption urbain renforcé prise par Nantes Métropole sur un bien immobilier. La société requérante s'est désistée de son instance par un mémoire enregistré le 13 mars 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de Nantes Métropole au titre des frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA44-2503346(TA44-2503346)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions de la commission des recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 6 février 2025, qui avaient rejeté les recours de Mme G et de ses enfants B C D et Kalkidan C D contre des refus de visa de long séjour. La juridiction a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation de guerre au Tigré et de la vulnérabilité particulière de la requérante, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer les demandes de visa dans un délai de quinze jours.
N° TA44-2504519(TA44-2504519)
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de M. F, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 27 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de l'absence d'examen individuel, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'irrégularité de la procédure contradictoire. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2415852(TA44-2415852)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. D A, agissant pour sa fille mineure B C, afin d’annuler le refus de délivrance d’un visa de long séjour en qualité de visiteur opposé par l’autorité consulaire française à Conakry le 12 septembre 2024, ainsi que la décision implicite de rejet de la commission de recours. Le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que le visa sollicité a été délivré le 11 décembre 2024. Par une ordonnance du 4 avril 2025, le tribunal a constaté que les décisions attaquées avaient été implicitement retirées et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA44-2504913(TA44-2504913)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé par Mme A B pour demander la suspension de la décision du 3 octobre 2024 refusant la modification de son autorisation d'ouverture d'établissement afin de le requalifier en sanctuaire pour sangliers. La requérante invoquait l'urgence liée au risque d'euthanasie des animaux et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 413-1-1 du code de l'environnement et de l'arrêté du 8 octobre 2018. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la décision ne remettant pas en cause la détention des deux sangliers déjà présents et l'argument financier étant prévisible. Aucun des moyens soulevés n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant valablement opposé l'origine illégale des animaux prélevés dans le milieu naturel.
N° TA44-2414494(TA44-2414494)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de l'autorité consulaire française à Tananarive de lui délivrer un visa de long séjour en tant que travailleuse salariée. Par un mémoire du 14 février 2025, la requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 avril 2025. Aucune autre disposition n'a été prise, notamment sur les frais de justice.
N° TA44-2504777(TA44-2504777)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exclusion définitive d'une élève de 3ème prononcée par le principal du collège Alice Milliat. La condition d'urgence n'a pas été retenue, le juge estimant que la situation d'absence de scolarisation effective résultait du choix de la requérante de ne pas inscrire sa fille dans le nouveau collège d'affectation, et non de la décision d'exclusion elle-même. Le juge a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, la matérialité des faits étant établie et la sanction apparaissant proportionnée au regard du comportement de l'élève. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2419892(TA44-2419892)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus d’un visa de court séjour pour Mme B. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit ni argumentation, et n’a pas été régularisée dans le délai de recours. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2505850(TA44-2505850)
Le Tribunal Administratif de Nantes a liquidé et taxé les frais et honoraires d’une expertise judiciaire à la somme de 841,82 euros TTC, allouée à l’expert M. B. Cette décision, prise sur le fondement des articles R. 621-11, R. 761-4 et R. 761-5 du code de justice administrative, met ces frais à la charge de la commune de La Chapelle-Palluau en application de l’article R. 621-13 du même code. L’ordonnance, exécutoire dès son prononcé, précise que la somme doit être versée directement à l’expert.