Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionREJETE

TA44-2504541(TA44-2504541)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé par le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France et la Ligue des droits de l'homme pour suspendre une note du 20 novembre 2024 du directeur interdépartemental de la police nationale de Loire-Atlantique. Cette note organise la transmission systématique aux préfectures d'informations sur les délits commis par des étrangers en situation régulière, via des "fiches navettes". Les requérants invoquent l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de l'absence de base légale pour ce traitement de données, de la violation du secret de l'enquête et de la présomption d'innocence, ainsi que du non-respect du Règlement général sur la protection des données (RGPD) et de la loi Informatique et Libertés. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2504662(TA44-2504662)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme K, ressortissante polonaise, contestant son assignation à résidence pour 45 jours ordonnée par le préfet de la Sarthe. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, sur laquelle se fonde l'assignation, était irrecevable car la décision d'éloignement n'avait pas été contestée dans les délais. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2504663(TA44-2504663)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que de l'existence de défaillances systémiques en Italie. Il a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve de risques personnels et réels de mauvais traitements en cas de transfert, ni d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de la clause dérogatoire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est fondée sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2404061(TA44-2404061)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 14 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables et intenses en France. En conséquence, les décisions subséquentes d'éloignement et d'interdiction de retour ont été validées, les moyens soulevés étant infondés.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2504664(TA44-2504664)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A, ressortissante congolaise, pour contester le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil lors de sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence d'évaluation de sa vulnérabilité et le défaut d'information prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'appuie sur les articles L. 522-1, L. 522-3 et L. 551-15 du CESEDA, ainsi que sur la directive européenne 2013/33/UE relative aux normes d'accueil.

Résumé IA
OrdonnancePARTIEL

TA44-2409308(TA44-2409308)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A B pour contester le refus implicite de délivrance d’un visa de long séjour en qualité de conjoint de Français. Après l’obtention d’un visa de court séjour, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté la demande de frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2504666(TA44-2504666)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B A contestant les arrêtés du préfet de la Loire-Atlantique du 5 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées à la situation de l'intéressé. En conséquence, il a rejeté la requête de M. A.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2408585(TA44-2408585)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Maggie pour contester une décision de préemption urbain renforcé prise par Nantes Métropole sur un bien immobilier. La société requérante s'est désistée de son instance par un mémoire enregistré le 13 mars 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de Nantes Métropole au titre des frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

Résumé IA
OrdonnancePARTIEL

TA44-2406343(TA44-2406343)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours contre le refus implicite de visas de long séjour pour réunification familiale, opposé à des ressortissants pakistanais par la commission de recours. En cours d’instance, les visas sollicités ont été délivrés le 18 juillet 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Par ordonnance du 4 avril 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais irrépétibles, en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2318364(TA44-2318364)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D C, M. E C et Mme A F B, qui demandaient l’annulation de la décision du 23 novembre 2023 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France. Cette commission avait confirmé le refus de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale d’un réfugié, opposé par l’autorité consulaire française à Téhéran. Le tribunal a notamment jugé que M. D C, en sa seule qualité d’enfant, ne justifiait pas d’un intérêt direct et personnel pour contester les refus de visa opposés à ses parents. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2504667(TA44-2504667)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de M. E, ressortissant ivoirien, contre un arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant son titre de séjour en tant que parent d'enfant français et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2504777(TA44-2504777)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exclusion définitive d'une élève de 3ème prononcée par le principal du collège Alice Milliat. La condition d'urgence n'a pas été retenue, le juge estimant que la situation d'absence de scolarisation effective résultait du choix de la requérante de ne pas inscrire sa fille dans le nouveau collège d'affectation, et non de la décision d'exclusion elle-même. Le juge a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, la matérialité des faits étant établie et la sanction apparaissant proportionnée au regard du comportement de l'élève. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2504913(TA44-2504913)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé par Mme A B pour demander la suspension de la décision du 3 octobre 2024 refusant la modification de son autorisation d'ouverture d'établissement afin de le requalifier en sanctuaire pour sangliers. La requérante invoquait l'urgence liée au risque d'euthanasie des animaux et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 413-1-1 du code de l'environnement et de l'arrêté du 8 octobre 2018. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la décision ne remettant pas en cause la détention des deux sangliers déjà présents et l'argument financier étant prévisible. Aucun des moyens soulevés n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant valablement opposé l'origine illégale des animaux prélevés dans le milieu naturel.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2207157(TA44-2207157)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B A contestant un indu de prestations sociales (RSA, prime d'activité, complément familial, aide au logement) notifié par la CAF de Loire-Atlantique, ainsi qu'une pénalité administrative envisagée. Le tribunal a relevé d'office plusieurs irrecevabilités et incompétences : il s'est déclaré incompétent pour connaître de la pénalité administrative et de l'indu de complément familial, relevant du juge judiciaire. Il a également jugé irrecevables les conclusions contre le courrier préparatoire du 14 septembre 2021 et celles demandant une remise gracieuse pour la prime d'activité et l'aide au logement, faute de recours préalable auprès de la CAF. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable pour le surplus, sur le fondement des articles R. 222-13 du code de justice administrative et des textes applicables (code de la sécurité sociale, code de l'action sociale et des familles).

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2207048(TA44-2207048)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B contestant la décision de la CAF de la Mayenne de ne lui accorder qu’une remise partielle de 162,52 euros sur un indu de prime d’activité de 650,07 euros. Le juge a estimé que si la bonne foi de la requérante était établie, elle n’avait pas justifié de sa situation de précarité financière, condition nécessaire pour obtenir une remise supplémentaire. La solution est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2205009(TA44-2205009)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, la décision du ministre de l'intérieur s'y étant substituée. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le fait que l'épouse et deux enfants de M. A résidaient encore à l'étranger à la date de la décision, et sur des déclarations fiscales inexactes concernant la charge de ses trois autres enfants. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 et 21-16 du code civil, ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2204984(TA44-2204984)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de francisation de son nom de famille "B" en "Kasem". Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que la demande de M. B, visant à supprimer une partie de son patronyme, ne constituait pas une opération de francisation au sens de la loi du 25 octobre 1972. Cette loi permet uniquement la traduction en français ou la modification pour faire perdre le caractère étranger du nom, et non un simple changement de nom. Par conséquent, le tribunal a estimé que le ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2204975(TA44-2204975)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur d'annuler la décision préfectorale de rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal a considéré que le ministre avait pu légalement se fonder sur deux motifs : d'une part, la dissimulation par M. A de son remariage et de la naissance de sa fille, l'absence d'intention dissimulatrice n'étant pas établie ; d'autre part, le fait que son épouse et sa fille résidaient hors de France, démontrant que le centre de ses intérêts familiaux n'était pas fixé en France. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15, 21-16 et 27 du code civil, ainsi que sur l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation pour accorder ou refuser la naturalisation.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2505455(TA44-2505455)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de GRDF de retirer une demande de paiement adressée à la société Arcome pour des frais de sécurisation d’un poste de gaz. Le juge a estimé que le litige, né de travaux privés et opposant des personnes privées, ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative, faute de lien avec des dommages de travaux publics. En outre, la lettre du 4 novembre 2024 et le refus de la retirer ne constituent pas des décisions faisant grief à M. B, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable. La requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2204883(TA44-2204883)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant kosovar, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le ministre avait motivé son refus par l'absence de ressources propres suffisantes pour assurer l'autonomie matérielle de l'intéressé, ce dernier ne percevant que des prestations sociales non contributives. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, en raison d'une délégation de signature régulière, et a jugé que le ministre n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni discrimination liée à l'âge, l'absence de ressources propres n'étant pas directement imputable à l'âge du requérant. La décision s'appuie notamment sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA