Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2502872(TA44-2502872)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. G E contestant un arrêté du 15 janvier 2025 du préfet de la Loire-Atlantique l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et un arrêté du 7 février 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-10, L. 731-1 et L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2303055(TA44-2303055)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'annulation du refus du président du conseil départemental de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le tribunal a estimé que le moyen soulevé par M. B, tiré de la nécessité d'un réexamen de sa situation médicale, n'était pas fondé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 241-3 et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui définissent les critères d'attribution de cette carte. En conséquence, le tribunal a confirmé le refus de la maison départementale des personnes en situation de handicap.
N° TA44-2215373(TA44-2215373)
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 21 septembre 2022 ajournant à deux ans la demande de naturalisation de M. A. Le ministre s'était fondé sur une condamnation pénale de 2013 pour défaut de permis et d'assurance, mais le tribunal juge que ces faits, anciens et isolés, ne justifient pas un ajournement, constituant une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2207647(TA44-2207647)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ancien cadre de La Poste, qui contestait le taux de 80% retenu pour le calcul de sa pension de retraite, estimant avoir droit à un taux de 84% en raison de ses 187 trimestres de services et bonifications. La juridiction a appliqué les articles L. 12 et L. 13 du code des pensions civiles et militaires de retraite, rappelant que le taux maximum de 75% ne peut être augmenté que de cinq points au titre de la bonification pour services hors d'Europe, portant le plafond à 80%. Le tribunal a donc jugé que le ministre n'avait commis aucune erreur d'appréciation ou de fait.
N° TA44-2207611(TA44-2207611)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A B, agente de La Poste, qui contestait la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions de six mois (dont quatre avec sursis) prononcée à son encontre le 12 mai 2022. La requérante soutenait que les faits reprochés n'avaient pas porté atteinte à l'image de l'entreprise et que la sanction était disproportionnée. Le tribunal a jugé que les faits, consistant à avoir harcelé un salarié d'une société sous-traitante par des messages insistants et intimes après s'être procuré son numéro de téléphone personnel, constituaient une faute grave. Compte tenu de la réitération de tels agissements et de l'atteinte à la vie privée de la victime, la sanction a été considérée comme proportionnée, en application des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code de la fonction publique.
N° TA44-2207610(TA44-2207610)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du ministre de l’économie de lui accorder la réversion de la pension de son ancien conjoint, un fonctionnaire décédé. La solution retenue se fonde sur l’article L. 44 du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui subordonne ce droit à la condition que l’intéressé ne bénéficie pas déjà d’une autre pension de réversion. Mme A, remariée après son divorce et percevant une pension de réversion du chef de son second époux décédé, ne remplissait pas cette condition, et aucune disposition ne lui permettait d’opter entre les deux pensions. La requête a donc été rejetée comme infondée.
N° TA44-2404316(TA44-2404316)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant après renvoi du Conseil d’État, a examiné la légalité du permis de construire délivré le 11 février 2020 à la société Arc Promotion Ouest pour un ensemble immobilier à Nantes, ainsi que de son permis modificatif du 5 décembre 2024. Les requérants contestaient notamment l’incomplétude du dossier et la méconnaissance des règles d’urbanisme et d’environnement. Le tribunal a jugé que l’irrégularité initiale, relevée par le Conseil d’État, avait été régularisée par le permis modificatif, et a rejeté l’ensemble des moyens soulevés. En conséquence, il a rejeté la requête et mis à la charge des requérants les frais de justice.
N° TA44-2309741(TA44-2309741)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la CAF de la Loire-Atlantique de lui accorder une remise gracieuse d'un trop-perçu de prime d'activité de 813,87 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et la précarité de son foyer. Le tribunal a estimé que la condition de précarité, prévue à l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, n'était pas établie, la seule production d'un avis d'imposition ne suffisant pas à la démontrer. En conséquence, la demande d'annulation de la décision et de remboursement de la somme a été rejetée.
N° TA44-2400408(TA44-2400408)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme E, réfugiée congolaise, d’une demande d’annulation du refus de visa de long séjour opposé à sa fille mineure C A au titre de la réunification familiale. En cours d’instance, le visa a finalement été délivré par l’autorité consulaire, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État à verser 600 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais d’instance, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2212542(TA44-2212542)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F, ressortissante gabonaise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de la signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que le ministre pouvait légalement fonder son ajournement sur l'absence de ressources suffisantes et stables, sans que la situation de handicap de l'intéressée ne soit de nature à remettre en cause cette appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2400291(TA44-2400291)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. Le tribunal a jugé que la décision implicite était suffisamment motivée car elle s'appropriait les motifs de la décision consulaire initiale, laquelle était régulièrement motivée. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence, du défaut d'examen et de l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et D. 312-8-1 du même code.
N° TA44-2400239(TA44-2400239)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C E B et Mme A D, qui demandaient l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le tribunal a estimé que l'administration avait valablement pu se fonder sur le défaut d'authenticité des actes d'état civil produits, en application de l'article 47 du code civil et de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA44-2400226(TA44-2400226)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant saoudien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'étudiant. La commission s'était approprié le motif consulaire selon lequel les informations fournies pour justifier l'objet et les conditions du séjour étaient incomplètes ou non fiables. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen particulier de la situation du requérant et a jugé que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 312-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2409871(TA44-2409871)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire-Atlantique. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ont été écartés par voie de conséquence.
N° TA44-2503193(TA44-2503193)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B, ressortissant soudanais, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que la décision, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est suffisamment motivée. Il estime que le requérant, qui a présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, ne démontre pas d'erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité, malgré sa situation de précarité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA44-2503194(TA44-2503194)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 4 février 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours dans l'attente de son transfert vers l'Espagne, responsable de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le préfet n'avait commis ni défaut d'examen ni erreur manifeste d'appréciation, l'éloignement demeurant une perspective raisonnable.
N° TA44-2503197(TA44-2503197)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E B, ressortissant portugais, qui contestait son assignation à résidence dans le département de Maine-et-Loire pour une durée de quarante-cinq jours, prise par le préfet de Maine-et-Loire le 10 décembre 2024. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, en se fondant sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure, jugée nécessaire et proportionnée pour organiser l’éloignement du requérant, qui faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français non exécutée.
N° TA44-2503275(TA44-2503275)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder, ainsi qu'à sa fille, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante, entrée régulièrement en France en novembre 2023 mais maintenue irrégulièrement, n'avait sollicité l'asile que le 13 février 2025, soit au-delà du délai de 90 jours prévu à l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans justifier d'un motif légitime. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du même code, était suffisamment motivée et exempte d'erreur manifeste d'appréciation, la situation de vulnérabilité invoquée ne constituant pas un motif légitime pour justifier ce retard. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA44-2400221(TA44-2400221)
Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait rejeté le recours de Mme B, ressortissante algérienne, contre un refus de visa de long séjour en qualité de stagiaire. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur de droit en examinant la demande sous l’angle d’un visa de stagiaire, alors que Mme B avait sollicité un visa en qualité d’entrepreneur. Il enjoint au ministre de l’intérieur de réexaminer la demande de visa d’entrepreneur dans un délai de deux mois. La décision s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2400218(TA44-2400218)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme D et M. C, ressortissants indiens, contestant le refus de visa de court séjour qui leur avait été opposé. La décision du sous-directeur des visas, fondée sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a considéré que l'administration avait procédé à un examen particulier de leur situation, en tenant compte de leur âge et de leurs attaches familiales. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés. La solution s'appuie sur le code communautaire des visas (règlement CE n° 810/2009) et la convention d'application de l'accord de Schengen.