Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionPARTIEL

TA44-2213911(TA44-2213911)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 22 avril 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour pour raisons de santé de M. A, un ressortissant guinéen. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en considérant cette demande comme abusive, car M. A ignorait l'existence d'un précédent refus de titre de séjour, notifié à une adresse obsolète. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet d'enregistrer la demande dans un délai d'un mois. Cette décision s'appuie sur les articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les dispositions relatives à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2309741(TA44-2309741)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la CAF de la Loire-Atlantique de lui accorder une remise gracieuse d'un trop-perçu de prime d'activité de 813,87 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et la précarité de son foyer. Le tribunal a estimé que la condition de précarité, prévue à l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, n'était pas établie, la seule production d'un avis d'imposition ne suffisant pas à la démontrer. En conséquence, la demande d'annulation de la décision et de remboursement de la somme a été rejetée.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2311229(TA44-2311229)

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B A, ressortissant béninois, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Loire-Atlantique de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a appliqué l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionne le RSA à la possession d'un titre de séjour autorisant à travailler depuis au moins cinq ans, condition non remplie par M. A. Il a jugé que les circonstances personnelles liées à l'état de santé de l'intéressé ne justifient pas une dérogation légale. En conséquence, la décision attaquée est confirmée et la demande d'injonction est rejetée.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2319381(TA44-2319381)

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ayant rejeté la demande de visa de long séjour pour l'enfant Sabrina C, confiée à M. B par kafala judiciaire. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur d'appréciation en fondant son refus sur le caractère incomplet ou non fiable des informations fournies, alors que le dossier était complet. Le ministre de l'intérieur ne peut obtenir la substitution de motif demandée, faute de justifier de l'absence de ressources suffisantes de M. B. La décision est annulée, et il est enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai de deux mois, sans astreinte. L'État versera 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2400196(TA44-2400196)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 19 décembre 2023 du sous-directeur des visas refusant des visas de court séjour à deux ressortissantes turques. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que les éléments invoqués par l'administration, notamment l'âge et la situation familiale des demanderesses, ne suffisaient pas à établir un tel risque, en l'absence d'autres indices et compte tenu de leurs attaches en Turquie. La décision s'appuie sur les articles 10 de la convention d'application de l'accord de Schengen et 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2400218(TA44-2400218)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme D et M. C, ressortissants indiens, contestant le refus de visa de court séjour qui leur avait été opposé. La décision du sous-directeur des visas, fondée sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a considéré que l'administration avait procédé à un examen particulier de leur situation, en tenant compte de leur âge et de leurs attaches familiales. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés. La solution s'appuie sur le code communautaire des visas (règlement CE n° 810/2009) et la convention d'application de l'accord de Schengen.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2400221(TA44-2400221)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait rejeté le recours de Mme B, ressortissante algérienne, contre un refus de visa de long séjour en qualité de stagiaire. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur de droit en examinant la demande sous l’angle d’un visa de stagiaire, alors que Mme B avait sollicité un visa en qualité d’entrepreneur. Il enjoint au ministre de l’intérieur de réexaminer la demande de visa d’entrepreneur dans un délai de deux mois. La décision s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2400226(TA44-2400226)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant saoudien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'étudiant. La commission s'était approprié le motif consulaire selon lequel les informations fournies pour justifier l'objet et les conditions du séjour étaient incomplètes ou non fiables. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen particulier de la situation du requérant et a jugé que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 312-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2400239(TA44-2400239)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C E B et Mme A D, qui demandaient l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le tribunal a estimé que l'administration avait valablement pu se fonder sur le défaut d'authenticité des actes d'état civil produits, en application de l'article 47 du code civil et de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2400291(TA44-2400291)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. Le tribunal a jugé que la décision implicite était suffisamment motivée car elle s'appropriait les motifs de la décision consulaire initiale, laquelle était régulièrement motivée. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence, du défaut d'examen et de l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et D. 312-8-1 du même code.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2400408(TA44-2400408)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme E, réfugiée congolaise, d’une demande d’annulation du refus de visa de long séjour opposé à sa fille mineure C A au titre de la réunification familiale. En cours d’instance, le visa a finalement été délivré par l’autorité consulaire, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État à verser 600 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais d’instance, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2404316(TA44-2404316)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant après renvoi du Conseil d’État, a examiné la légalité du permis de construire délivré le 11 février 2020 à la société Arc Promotion Ouest pour un ensemble immobilier à Nantes, ainsi que de son permis modificatif du 5 décembre 2024. Les requérants contestaient notamment l’incomplétude du dossier et la méconnaissance des règles d’urbanisme et d’environnement. Le tribunal a jugé que l’irrégularité initiale, relevée par le Conseil d’État, avait été régularisée par le permis modificatif, et a rejeté l’ensemble des moyens soulevés. En conséquence, il a rejeté la requête et mis à la charge des requérants les frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2409871(TA44-2409871)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire-Atlantique. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ont été écartés par voie de conséquence.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2503193(TA44-2503193)

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B, ressortissant soudanais, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que la décision, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est suffisamment motivée. Il estime que le requérant, qui a présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, ne démontre pas d'erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité, malgré sa situation de précarité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2503194(TA44-2503194)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 4 février 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours dans l'attente de son transfert vers l'Espagne, responsable de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 573-2 et L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le préfet n'avait commis ni défaut d'examen ni erreur manifeste d'appréciation, l'éloignement demeurant une perspective raisonnable.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2503275(TA44-2503275)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder, ainsi qu'à sa fille, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante, entrée régulièrement en France en novembre 2023 mais maintenue irrégulièrement, n'avait sollicité l'asile que le 13 février 2025, soit au-delà du délai de 90 jours prévu à l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans justifier d'un motif légitime. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du même code, était suffisamment motivée et exempte d'erreur manifeste d'appréciation, la situation de vulnérabilité invoquée ne constituant pas un motif légitime pour justifier ce retard. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2501843(TA44-2501843)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B relative à l'enregistrement de sa demande d'asile pour irrecevabilité manifeste. Le requérant n'avait pas joint la décision attaquée à son recours, et n'a pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure notifiée par pli recommandé présenté et non réclamé. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2205842(TA44-2205842)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 25 février 2022 par laquelle la CDAPH de la Sarthe a refusé de reconnaître la qualité de travailleuse handicapée à Mme C. Le tribunal estime que les handicaps de la requérante (surdité, retard de langage) réduisent effectivement ses possibilités d’emploi, conformément à l’article L. 5213-1 du code du travail. La solution retenue est l’annulation pour erreur d’appréciation, sans injonction car la qualité a été reconnue entre-temps. Le département de la Sarthe est condamné à verser 1 500 euros à l’avocat de Mme C au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2502975(TA44-2502975)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du maire du Pallet de communiquer des documents sur le projet "cœur de bourg". La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir saisi au préalable la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), comme l'exige l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePARTIEL

TA44-2210841(TA44-2210841)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par un étudiant contestant son ajournement à une unité d'enseignement du master 1 de psychologie à l'université d'Angers. En cours d'instance, l'université a retiré la décision attaquée et l'étudiant a validé son année en session 2. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA