Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
58 014 décisions disponibles — page 844/2901
N° TA44-2204818(TA44-2204818)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C contestant les indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et de prime exceptionnelle de fin d'année 2021, notifiés par la CAF de la Sarthe. La requérante contestait l'appréciation de sa situation familiale, la CAF estimant qu'elle avait dissimulé une reprise de vie maritale. Le tribunal a appliqué les articles L. 262-2 et L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles, l'article L. 842-3 du code de la sécurité sociale, et l'article 515-8 du code civil, retenant que la vie de couple était établie. Par conséquent, les indus ont été jugés fondés et la demande de décharge a été rejetée.
N° TA44-2417322(TA44-2417322)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant le refus de délivrance d’un visa de long séjour par l’autorité consulaire française à Abou-Dabi. La juridiction a constaté que le requérant n’avait pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Malgré une demande de régularisation notifiée par voie électronique, M. B n’a pas produit la décision de la commission ni la preuve de son saisine. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête, manifestement irrecevable, a été rejetée.
N° TA44-2413512(TA44-2413512)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait un refus implicite de visa de court séjour, pour irrecevabilité manifeste. Le requérant, résidant en Côte d'Ivoire et non représenté, avait saisi le tribunal par courriel, ce qui ne constitue pas une requête régulière au sens de l'article R. 414-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, M. A n'a pas utilisé le téléservice "Télérecours citoyens" ni élu domicile sur le territoire requis par l'article R. 431-8. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA44-2302606(TA44-2302606)
Refus de titre de séjour – Tribunal administratif de Nantes – Non-lieu à statuer – Retrait de la décision et délivrance du titre. Le tribunal constate que le préfet a retiré la décision attaquée et délivré le titre de séjour sollicité, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Il condamne l’État à verser 500 euros à l’avocat du requérant au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA44-2413622(TA44-2413622)
Le Tribunal administratif de Nantes, par une ordonnance du 28 mars 2025, a constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la requête de M. B, qui contestait un refus de visa de court séjour et son inscription au fichier SIS. Le requérant, résidant en Russie et non représenté, n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, malgré deux demandes de régularisation restées sans effet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en l’état, faute de pouvoir instruire l’affaire.
N° TA44-2410679(TA44-2410679)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Par un mémoire enregistré le 14 février 2025, le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 mars 2025. Aucune autre solution au fond n'a été retenue.
N° TA44-2415100(TA44-2415100)
Refus de visa de long séjour pour deux enfants bangladais. Le Tribunal Administratif de Nantes constate un non-lieu à statuer sur la requête de Mme A, les visas ayant été délivrés par l'autorité consulaire le 4 mars 2025, rendant la décision attaquée sans objet. L'Etat est condamné à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA44-2413156(TA44-2413156)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la SAS Soliha d’une demande de décharge de la taxe foncière à laquelle elle était assujettie pour 2023. L’administration fiscale a accordé un dégrèvement total de cette imposition en cours d’instance. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2318944(TA44-2318944)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, née du silence gardé sur le recours de M. B, ressortissant algérien, qui demandait un visa de long séjour en qualité de visiteur. Le tribunal estime que le motif initial du refus, tiré de l'insuffisance de ressources, est erroné, M. B justifiant de ressources suffisantes (pension mensuelle de 990 euros et solde bancaire de 7 000 euros) pour un séjour de 90 jours. Le ministre ayant implicitement abandonné le second motif relatif au caractère incomplet ou non fiable des informations, la décision est annulée. Cette solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2318070(TA44-2318070)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D et M. E F contestant le refus implicite de visa de long séjour pour ce dernier, au titre de la réunification familiale d’une réfugiée. La juridiction a constaté que la demande de visa avait fait l’objet d’un classement sans suite le 24 juillet 2023, à la demande expresse de M. E F, rendant irrecevable le recours contre une décision de refus de visa. En conséquence, le tribunal a estimé que la commission de recours n’avait pas à statuer sur une demande de visa déjà abandonnée, et a rejeté l’ensemble des conclusions des requérants. Cette solution s’appuie sur l’article D. 312-8-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2318659(TA44-2318659)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C, ressortissant centrafricain, contestant le refus de visa de court séjour pour motif familial. Le sous-directeur des visas avait rejeté son recours en se fondant sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a estimé que les éléments fournis par M. C, notamment son mariage récent, son emploi et ses billets aller-retour, ne suffisaient pas à écarter le risque de détournement, et a rejeté sa requête. La solution s'appuie sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et la convention d'application de l'accord de Schengen.
N° TA44-2502183(TA44-2502183)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Loire-Atlantique le 14 mai 2024, afin d’obtenir une injonction pour l’attribution d’un logement adapté. Statuant en urgence sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’aucune offre de logement n’avait été faite dans le délai légal de six mois. Il a enjoint au préfet de proposer un logement de type 2 accessible à Mme B sous un mois, sous astreinte de 300 euros par mois de retard. La solution retenue rappelle que l’État est soumis à une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable, nonobstant les difficultés d’offre locale.
N° TA44-2413821(TA44-2413821)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B pour contester la décision du préfet des Yvelines du 8 août 2024 rejetant sa demande d'admission au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Postérieurement à l'introduction de la requête, M. B a obtenu une carte de séjour temporaire d'un an portant la mention " salarié ". En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que la requête était devenue sans objet et qu'il n'y avait plus lieu de statuer. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA44-2502866(TA44-2502866)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B D, ressortissante soudanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités maltaises pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa vulnérabilité, des défaillances systémiques à Malte, et la méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III") et des textes internationaux et nationaux pertinents. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA44-2319047(TA44-2319047)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B, ressortissant camerounais, contestant le refus de visa de long séjour pour études. La décision attaquée est celle de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui a rejeté son recours au motif que son projet d'études présentait un risque de détournement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le parcours de l'étudiant était passable et que les éléments fournis ne permettaient pas d'écarter un risque de détournement de l'objet du visa. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la directive 2016/801/UE.
N° TA44-2416669(TA44-2416669)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour par la commission de recours contre les décisions de refus de visa. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B, résidant en Algérie, n'a pas respecté l'obligation d'élire domicile sur le territoire de la République, de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse, conformément à l'article R. 431-8 du code de justice administrative, malgré deux demandes de régularisation. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA44-2319057(TA44-2319057)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France pour un motif d'études. Le tribunal a estimé que la décision implicite s'était approprié le motif initial de l'autorité consulaire, à savoir l'existence de doutes sérieux sur le fait que Mme B ne séjournerait pas en France à d'autres fins que ses études. Il a écarté les moyens soulevés, notamment le vice de procédure et le défaut de motivation, comme inopérants ou manquant en fait. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 422-1 à L. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la directive 2016/801/UE.
N° TA44-2319058(TA44-2319058)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour pour études de Mme A, ressortissante camerounaise. Le tribunal estime que la requérante a fourni des justificatifs suffisants concernant son inscription, son hébergement et ses ressources, et que le motif de refus initial (informations incomplètes ou non fiables) n'est pas fondé. La décision est donc entachée d'une erreur d'appréciation. Le tribunal enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de deux mois, sans astreinte, et rejette le surplus des conclusions.
N° TA44-2416719(TA44-2416719)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de Mme A qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour par l’autorité consulaire française à Annaba (Algérie). Le visa sollicité ayant été délivré le 18 février 2025, postérieurement à l’introduction de la requête, la décision attaquée a été implicitement retirée, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé ce non-lieu et a condamné l’État à verser 500 euros à Mme A au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA44-2319061(TA44-2319061)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B, ressortissant camerounais, contestant le refus de visa de long séjour pour études. La décision implicite initiale a été remplacée par une décision explicite de rejet de la commission de recours du 21 février 2024, que le tribunal a analysée. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure, un défaut de motivation, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation de son projet d'études. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la commission était régulièrement composée et que la décision était suffisamment motivée. Il a jugé que le refus, fondé sur l'absence de caractère sérieux et cohérent du projet d'études, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de la directive 2016/801/UE et du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La requête a été rejetée, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.