Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2502558(TA44-2502558)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour au titre du regroupement familial pour le jeune G D. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas suffisamment établie, la séparation de près de cinq ans étant en partie imputable au comportement de la requérante, et qu’aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur manifeste d’appréciation sur l’état civil et le lien de filiation, violation des articles 8 de la CESDH et 3-1 de la CIDE) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2400356(TA44-2400356)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante colombienne, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en tant que travailleuse salariée. Le tribunal a jugé que la décision implicite de la commission, qui reprend les motifs de la décision consulaire, n'est pas entachée d'un défaut de motivation, la requérante n'ayant pas demandé la communication des motifs dans le délai légal. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre de l'intérieur pouvait légalement se fonder, pour confirmer le refus, sur l'inadéquation du profil de Mme A avec l'emploi sollicité et sur des doutes concernant l'authenticité des pièces fournies, sans que la requérante ne démontre une erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, en application des articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA44-2504704(TA44-2504704)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé par Mme A pour demander la suspension de la décision du 5 mars 2025 l’excluant de sa formation en soins infirmiers pour six mois. La requérante invoquait l’urgence et plusieurs moyens de légalité, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un vice de procédure, une méconnaissance du principe non bis in idem et une erreur de fait. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, car la décision contestée n’empêchait pas Mme A de poursuivre ses études ou de travailler grâce à son diplôme d’aide-soignante. Cette décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2402439(TA44-2402439)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant cambodgien, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La juridiction a jugé que la décision implicite de la commission de recours s'était substituée à la décision consulaire, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière et inopérants les moyens relatifs à ses vices propres. La décision de la commission a été considérée comme suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 421-1, L. 421-3 et D. 312-8-1.
N° TA44-2108237(TA44-2108237)
Le Tribunal Administratif de Nantes a donné acte du désistement de la SAS WIJECA - Restaurant la Forge, qui contestait un arrêté municipal du 30 juin 2021 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par le tribunal, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, constate ce désistement d'office.
N° TA44-2108242(TA44-2108242)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la SAS Le Petit Monde pour contester un arrêté du maire de Saint-Georges-Buttavent du 30 juin 2021 s'opposant à une déclaration préalable de travaux. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s'être désistée. Aucune confirmation n'étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a constaté le désistement d'office de la requête par une ordonnance du 31 mars 2025. La solution retenue est donc le désistement de la société, sans examen au fond du litige.
N° TA44-2112161(TA44-2112161)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme B d’une requête contestant le refus de la société Enedis de déplacer à ses frais un poteau et une ligne électriques situés sur leur propriété. Par un mémoire enregistré le 21 mars 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur instance. Par ordonnance du 31 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la société Enedis tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de mettre les frais à la charge des requérants.
N° TA44-2504323(TA44-2504323)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 21 janvier 2025 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment celui tiré de l'erreur de fait et de la méconnaissance de l'article 9 de l'accord franco-ivoirien du 21 septembre 1992, compte tenu du caractère incohérent du parcours d'études de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA44-2205157(TA44-2205157)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex pour contester l'opposition de la maire de Nantes à leur déclaration préalable de travaux visant à installer des équipements de radiotéléphonie mobile. Par un mémoire enregistré le 20 mars 2025, les sociétés requérantes se sont désistées purement et simplement de leur requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 31 mars 2025. Les conclusions de la commune de Nantes présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA44-2318463(TA44-2318463)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé provision par M. B A, qui sollicite une avance de 200 000 euros sur l'indemnisation de ses préjudices, imputés à un retard de diagnostic et de traitement lors de sa prise en charge aux urgences du centre hospitalier départemental de la Roche-sur-Yon les 28 et 29 septembre 2020. Le requérant invoque la responsabilité de l’établissement sur le fondement de l’article L. 1142-1 I du code de la santé publique, estimant que l’obligation est non contestable en raison d’une perte de chance de 95 % d’éviter un infarctus transmural. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur l’application de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, qui permet d’accorder une provision si l’obligation n’est pas sérieusement contestable.
N° TA44-2408626(TA44-2408626)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l’arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 8 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge estime que la décision est suffisamment motivée et ne porte pas une atteinte excessive à sa vie privée et familiale, faute de justifications de liens stables en France. La demande d’annulation de la fixation du pays de renvoi est rejetée par voie de conséquence, et l’interdiction de retour de deux ans est jugée proportionnée compte tenu de la menace pour l’ordre public et de l’absence d’attaches familiales en France. La décision se fonde sur les articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA44-2504619(TA44-2504619)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant la délivrance d’un certificat de résidence algérien à Mme A et l’obligeant à quitter le territoire français. La condition d’urgence n’a pas été jugée suffisamment établie, la requérante ne démontrant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré son mariage récent avec un ressortissant français. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les conclusions aux fins d’injonction et celles relatives aux frais d’instance ont également été rejetées.
N° TA44-2504351(TA44-2504351)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était légale, notamment en ce qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions des règlements européens (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés d'un défaut d'information, d'un entretien individuel irrégulier, et d'une violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté de transfert.
N° TA44-2202188(TA44-2202188)
Le Tribunal administratif de Nantes rejette l'opposition formée par M. B contre une contrainte émise par Pôle emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 4 009,87 euros. Le requérant avait exercé une activité professionnelle sans la déclarer, en violation des articles R. 5411-6 et R. 5411-7 du code du travail, et ne pouvait plus bénéficier du cumul prévu à l’article R. 5425-2 du même code. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de bien-fondé de l’indu, la circonstance que Pôle emploi ait été informé de sa situation étant sans incidence sur la légalité de la créance. La requête est donc rejetée.
N° TA44-2503781(TA44-2503781)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Brangeon Recyclage Atlantique. Celle-ci contestait la procédure de passation d’un accord-cadre pour le transfert d’emballages ménagers, attribué à la société Transports Meriau et fils par la communauté de communes du Pays d’Ancenis. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l’irrégularité de l’offre et de la candidature de l’attributaire, ainsi que la méconnaissance des règles sur la sous-traitance issues du code de la commande publique. En conséquence, la demande d’annulation de la procédure et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA44-2400334(TA44-2400334)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La commission de recours avait fondé son refus sur un risque de détournement de l'objet du visa, en raison d'une inadéquation entre le profil du demandeur et l'emploi de couvreur-zingueur sollicité. Le tribunal a estimé que les documents fournis par M. A ne permettaient pas d'établir la réalité de son expérience professionnelle et de sa qualification, justifiant ainsi le refus sans erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 5221-2 du code du travail et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2402587(TA44-2402587)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa confirmant le refus de l'autorité consulaire à Tunis de lui délivrer un visa de long séjour en tant que travailleur salarié. Le tribunal a estimé que la décision implicite, qui s'approprie les motifs de la décision consulaire, n'était pas illégale du seul fait de son absence de motivation, et que les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut d'examen et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et le code de justice administrative.
N° TA44-2503687(TA44-2503687)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 11 février 2025 par laquelle l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. D, un ressortissant érythréen demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas informé le requérant des motifs de la cessation ni respecté la procédure contradictoire prévue aux articles L. 551-10 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA44-2504360(TA44-2504360)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme J H, ressortissante nigérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et juge que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. Il estime que la requérante n'établit pas de risque sérieux de traitement contraire au droit d'asile en Espagne, État membre respectant les conventions internationales, et que ses allégations personnelles (famille en France, études) ne sont pas suffisamment étayées.
N° TA44-2504464(TA44-2504464)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de Maine-et-Loire refusant de délivrer un titre de séjour pour raison médicale à une ressortissante angolaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une situation d'urgence justifiant la suspension, malgré ses problèmes de santé. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.