Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionANNULE

TA44-2319038(TA44-2319038)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B, ressortissante ivoirienne, d’un recours contre le refus de délivrance d’un visa de court séjour. En cours d’instance, le visa a été délivré, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte. Le tribunal constate ce non-lieu à statuer sur ces points. Il condamne l’État à verser 600 euros à Mme B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2207391(TA44-2207391)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de son allocation ARE par France Travail. Le tribunal a d'abord écarté le moyen de procédure, jugeant que le mémoire en défense, bien que tardif, n'était pas irrecevable. Sur le fond, il a considéré que les obligations déclaratives des demandeurs d'emploi sont distinctes du droit à l'allocation pour privation involontaire d'emploi prévu à l'article L. 5422-1 du code du travail. Enfin, le tribunal a estimé que la radiation était justifiée car M. B n'avait pas signalé à France Travail un changement de situation, en l'espèce l'exercice d'une activité professionnelle, en méconnaissance des articles L. 5411-2 et R. 5411-6 du code du travail.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2504115(TA44-2504115)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Loire-Atlantique, a ordonné à Mme C B et à tous occupants de son chef de libérer sans délai le logement pour demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment à Saint-Nazaire. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'urgence étant caractérisée par la saturation du dispositif national d'accueil (99,9% d'occupation) et l'absence de titre de séjour de l'intéressée, définitivement déboutée de l'asile par la CNDA. Le tribunal a rejeté les conclusions subsidiaires de Mme C B tendant à un délai de douze mois ou à un relogement, estimant que la présence de ses enfants mineurs ne constitue pas une circonstance exceptionnelle faisant obstacle à la mesure. Les textes appliqués incluent les articles L. 552-15 et L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA44-2504114(TA44-2504114)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Loire-Atlantique, a ordonné l'expulsion de Mme C A et de tous occupants de son chef du logement pour demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment à Nantes. La solution retenue se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que Mme A, définitivement déboutée de l'asile par la Cour nationale du droit d'asile, se maintient sans droit ni titre dans le logement, ce qui compromet le bon fonctionnement du service public d'hébergement en raison du taux d'occupation très élevé et du nombre important de demandeurs d'asile en attente. La condition d'urgence et d'utilité étant satisfaite et aucune contestation sérieuse n'étant soulevée, l'expulsion a été autorisée avec le concours de la force publique si nécessaire.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2502872(TA44-2502872)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. G E contestant un arrêté du 15 janvier 2025 du préfet de la Loire-Atlantique l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et un arrêté du 7 février 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-10, L. 731-1 et L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2202542(TA44-2202542)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, qui a été victime d’une chute à vélo le 4 août 2015 à Avrillé, sa roue s’étant coincée dans les rails du tramway après avoir évité un pavé surélevé. Il demandait une expertise médicale et la condamnation in solidum de la commune d’Avrillé et de la communauté d’agglomération Angers Loire Métropole à lui verser une provision de 20 000 euros. La communauté urbaine Angers Loire Métropole a soulevé la prescription quadriennale et contesté tout lien de causalité. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions de M. A, ainsi que les demandes de la caisse primaire d’assurance maladie, en application des principes de responsabilité pour défaut d’entretien normal de la voie publique et du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2310573(TA44-2310573)

Le tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B pour contester le refus de l'Agence de services et de paiement (ASP) de lui délivrer un chèque énergie pour 2022. La requérante soutenait que sa situation fiscale (revenu fiscal de référence de 8 978 euros pour 2,5 parts) lui ouvrait droit à cette aide. Le tribunal a interprété ses conclusions comme dirigées à la fois contre la décision initiale du 5 juillet 2022 et celle rejetant son recours gracieux du 4 août 2022. La solution retenue par le jugement, qui s'appuie sur les articles L. 124-1 et R. 124-1 du code de l'énergie ainsi que sur l'arrêté du 24 février 2021, n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur d'appréciation sur le revenu fiscal de référence.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2205060(TA44-2205060)

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. A, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait l’annulation du refus implicite du garde des sceaux de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à titre rétroactif depuis 2011. Le tribunal oppose la prescription quadriennale pour les créances antérieures au 1er janvier 2017, conformément à la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Sur le fond, il estime que l’unité éducative d’hébergement collectif où exerce M. A ne correspond pas aux fonctions ouvrant droit à la NBI au titre de la politique de la ville, telles que définies par le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux dépens.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2206737(TA44-2206737)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SELARL Pharmacie de l'avenir, qui demandait l'annulation d'un arrêté du directeur général de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Pays-de-la-Loire autorisant le transfert de l'officine de la SNC Pharmacie Leriverend à Bonnétable. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, un vice de procédure, un défaut de motivation et un défaut d'examen réel du dossier. Il a jugé que l'arrêté attaqué était légal, en application des dispositions du code de la santé publique.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2505488(TA44-2505488)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale à Mme C B et sa fille. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, les menaces alléguées au Bangladesh n'étant pas suffisamment établies pour caractériser une atteinte grave et immédiate aux intérêts des requérantes. La solution retenue est fondée sur l'absence d'urgence, sans examen des moyens de légalité soulevés.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2319333(TA44-2319333)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 27 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 9 de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations conventionnelles pertinentes.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2504588(TA44-2504588)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé-suspension par M. A B, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de renouveler son titre de séjour. Le requérant invoquait l'urgence, notamment en raison de la nécessité d'un suivi médical régulier non disponible dans son pays d'origine, et soulevait plusieurs moyens, dont la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'avis du collège de médecins de l'OFII estimant que rien ne faisait obstacle à un retour dans son pays d'origine pour y poursuivre un traitement adapté. Aucun des moyens soulevés n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2504276(TA44-2504276)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé suspension par M. C, voisin immédiat, contestant un arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Thouaré-sur-Loire pour l'agrandissement d'une maison. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des règles de stationnement et de hauteur du plan local d'urbanisme métropolitain (PLUm), ainsi que l'aggravation d'une non-conformité initiale. La commune a défendu la légalité de l'arrêté en opposant la compétence de son premier adjoint et l'absence d'obligation de créer une place de stationnement supplémentaire pour une extension de 32 m². Le juge des référés a rejeté la requête, estimant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, et a appliqué les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2502943(TA44-2502943)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien incarcéré, qui contestait un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 18 février 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requête a été jugée irrecevable car la même décision avait déjà été validée par un précédent jugement du tribunal (n°2305466 du 19 septembre 2023), devenu définitif. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2206617(TA44-2206617)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E, assistante maternelle, qui contestait le retrait de son agrément par le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique. La décision de retrait, fondée sur les articles L. 421-3 et R. 421-5 du code de l'action sociale et des familles, était motivée par des manquements professionnels (non-respect du cadre d'agrément, violences verbales, défaut de sécurité). Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation du contradictoire, jugeant la procédure régulière. La demande de dommages et intérêts a été implicitement rejetée avec les conclusions principales.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2401002(TA44-2401002)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société SIMAJE, qui contestait le refus du maire de Saint-Jean-de-Monts de délivrer une attestation de permis d'aménager tacite pour un projet de 25 lots à bâtir. Le tribunal a jugé que la demande de permis n'était pas complète à la date du dépôt, car elle ne comportait pas l'autorisation de défrichement requise par le code forestier pour une parcelle boisée de plus d'un hectare, ni l'étude d'impact ou la décision d'examen au cas par cas prévue à l'article R. 441-5 du code de l'urbanisme. En conséquence, aucun permis tacite n'a pu naître, et le refus de délivrance de l'attestation était légal. La solution s'appuie sur les articles L. 341-3 et L. 342-1 du code forestier, ainsi que sur les articles R. 441-5 du code de l'urbanisme et R. 122-2 du code de l'environnement.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2400207(TA44-2400207)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B et de sa fille mineure, ressortissantes afghanes, demandant l’annulation du refus implicite de visas de court séjour en France. La décision attaquée, prise par le sous-directeur des visas, s’est appropriée les motifs consulaires initiaux, à savoir le défaut de fiabilité des informations fournies sur l’objet du séjour et des doutes sur leur volonté de quitter l’espace Schengen. Le tribunal a estimé que la requérante n’avait pas apporté de précisions suffisantes pour justifier les conditions de son séjour, conformément au règlement (CE) n° 810/2009. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute d’éléments établissant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2400288(TA44-2400288)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. La juridiction a d'abord substitué la décision explicite de la commission de recours à la décision implicite initiale, écartant comme inopérants les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'examen. Sur le fond, le tribunal a estimé que la commission avait légalement pu fonder son refus sur le risque de détournement de l'objet du visa, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé en France lors d'un précédent séjour et de l'existence d'une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2505485(TA44-2505485)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les risques allégués (menaces d'une secte) n'étant pas établis et le requérant ayant saisi le tribunal tardivement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2400295(TA44-2400295)

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné une requête de membres d'une famille afghane contestant le refus implicite de l'autorité consulaire française à Téhéran de les convoquer pour enregistrer leurs demandes de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. En cours d'instance, les visas ont été délivrés pour plusieurs requérants et un rendez-vous a été obtenu pour tous, rendant les conclusions sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction. Il a également condamné l'État à verser 600 euros à l'avocat des requérants au titre des frais d'instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Résumé IA