Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2400239(TA44-2400239)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C E B et Mme A D, qui demandaient l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre du regroupement familial. Le tribunal a estimé que l'administration avait valablement pu se fonder sur le défaut d'authenticité des actes d'état civil produits, en application de l'article 47 du code civil et de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA44-2400291(TA44-2400291)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. Le tribunal a jugé que la décision implicite était suffisamment motivée car elle s'appropriait les motifs de la décision consulaire initiale, laquelle était régulièrement motivée. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence, du défaut d'examen et de l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et D. 312-8-1 du même code.
N° TA44-2209391(TA44-2209391)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E, ressortissante géorgienne, qui contestait la décision du préfet de la Loire-Atlantique déclarant irrecevable sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et précédée d'un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le préfet était fondé à constater l'irrecevabilité de la demande, car Mme E se prévalait de l'état de santé de son fils, lequel était âgé de 35 ans, alors que l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne bénéficie qu'aux parents d'un étranger mineur.
N° TA44-2210842(TA44-2210842)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de Mme C, qui contestait la décision de la CAF de la Loire-Atlantique de ne lui accorder qu'une remise partielle de 498,23 euros sur un trop-perçu de prime d'activité de 1 992,90 euros, laissant à sa charge 1 494,67 euros. La requérante soutenait avoir omis de bonne foi de déclarer une pension alimentaire perçue pour son fils, estimant qu'elle n'avait pas à être déclarée. Le tribunal a rejeté sa demande, jugeant que, conformément aux articles L. 842-4 et R. 844-2 du code de la sécurité sociale, les pensions alimentaires constituent des ressources à déclarer pour le calcul de la prime d'activité, et que l'absence de déclaration, même de bonne foi, ne remet pas en cause le bien-fondé de l'indu. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la décision de la CAF.
N° TA44-2209075(TA44-2209075)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme Grasland contestant les décisions de la CAF de la Loire-Atlantique et du président du conseil départemental relatives à des trop-perçus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle de fin d'année. La requérante invoquait des moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de vice de procédure, ainsi que sa bonne foi et sa précarité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme Grasland, confirmant ainsi les décisions attaquées. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA44-2409871(TA44-2409871)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire-Atlantique. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ont été écartés par voie de conséquence.
N° TA44-2213911(TA44-2213911)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 22 avril 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour pour raisons de santé de M. A, un ressortissant guinéen. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en considérant cette demande comme abusive, car M. A ignorait l'existence d'un précédent refus de titre de séjour, notifié à une adresse obsolète. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet d'enregistrer la demande dans un délai d'un mois. Cette décision s'appuie sur les articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les dispositions relatives à l'aide juridictionnelle.
N° TA44-2211550(TA44-2211550)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme D, ressortissante congolaise, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 19 avril 2022, confirmée le 8 juillet 2022, qui ajournait à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen particulier de sa situation. Il a estimé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'appréciation d'opportunité prévue par l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA44-2212542(TA44-2212542)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F, ressortissante gabonaise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de la signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que le ministre pouvait légalement fonder son ajournement sur l'absence de ressources suffisantes et stables, sans que la situation de handicap de l'intéressée ne soit de nature à remettre en cause cette appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2309741(TA44-2309741)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la CAF de la Loire-Atlantique de lui accorder une remise gracieuse d'un trop-perçu de prime d'activité de 813,87 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et la précarité de son foyer. Le tribunal a estimé que la condition de précarité, prévue à l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, n'était pas établie, la seule production d'un avis d'imposition ne suffisant pas à la démontrer. En conséquence, la demande d'annulation de la décision et de remboursement de la somme a été rejetée.
N° TA44-2311229(TA44-2311229)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B A, ressortissant béninois, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Loire-Atlantique de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a appliqué l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionne le RSA à la possession d'un titre de séjour autorisant à travailler depuis au moins cinq ans, condition non remplie par M. A. Il a jugé que les circonstances personnelles liées à l'état de santé de l'intéressé ne justifient pas une dérogation légale. En conséquence, la décision attaquée est confirmée et la demande d'injonction est rejetée.
N° TA44-2212264(TA44-2212264)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante roumaine, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur d'accorder sa naturalisation. Le ministre avait motivé son refus par le fait que le conjoint de Mme A réside et travaille en Roumanie, ce qui ne permettait pas de considérer que ses attaches familiales étaient établies de manière pérenne en France. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que l'examen de la situation avait été sérieux, et que le ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le centre des intérêts matériels du postulant, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2207662(TA44-2207662)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'aide au séjour irrégulier de son conjoint et sur l'insuffisance de ses ressources professionnelles, malgré son insertion sociale. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permettent à l'administration d'apprécier l'opportunité d'accorder la nationalité française.
N° TA44-2207610(TA44-2207610)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du ministre de l’économie de lui accorder la réversion de la pension de son ancien conjoint, un fonctionnaire décédé. La solution retenue se fonde sur l’article L. 44 du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui subordonne ce droit à la condition que l’intéressé ne bénéficie pas déjà d’une autre pension de réversion. Mme A, remariée après son divorce et percevant une pension de réversion du chef de son second époux décédé, ne remplissait pas cette condition, et aucune disposition ne lui permettait d’opter entre les deux pensions. La requête a donc été rejetée comme infondée.
N° TA44-2319381(TA44-2319381)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ayant rejeté la demande de visa de long séjour pour l'enfant Sabrina C, confiée à M. B par kafala judiciaire. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur d'appréciation en fondant son refus sur le caractère incomplet ou non fiable des informations fournies, alors que le dossier était complet. Le ministre de l'intérieur ne peut obtenir la substitution de motif demandée, faute de justifier de l'absence de ressources suffisantes de M. B. La décision est annulée, et il est enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai de deux mois, sans astreinte. L'État versera 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA44-2212159(TA44-2212159)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante macédonienne, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance d'assimilation de la requérante, révélée par ses connaissances imparfaites de l'histoire, de la culture et des institutions françaises lors d'un entretien. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation discrétionnaire.
N° TA44-2400408(TA44-2400408)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme E, réfugiée congolaise, d’une demande d’annulation du refus de visa de long séjour opposé à sa fille mineure C A au titre de la réunification familiale. En cours d’instance, le visa a finalement été délivré par l’autorité consulaire, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État à verser 600 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais d’instance, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2404316(TA44-2404316)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant après renvoi du Conseil d’État, a examiné la légalité du permis de construire délivré le 11 février 2020 à la société Arc Promotion Ouest pour un ensemble immobilier à Nantes, ainsi que de son permis modificatif du 5 décembre 2024. Les requérants contestaient notamment l’incomplétude du dossier et la méconnaissance des règles d’urbanisme et d’environnement. Le tribunal a jugé que l’irrégularité initiale, relevée par le Conseil d’État, avait été régularisée par le permis modificatif, et a rejeté l’ensemble des moyens soulevés. En conséquence, il a rejeté la requête et mis à la charge des requérants les frais de justice.
N° TA44-2211562(TA44-2211562)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à un an de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement fonder cet ajournement sur le fait que les trois enfants mineurs de M. A résidaient encore à l'étranger, en attendant l'issue d'une procédure de regroupement familial. Cette décision, fondée sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles aux fins d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA44-2208102(TA44-2208102)
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme B, sous-officier de gendarmerie, qui demandait 71 949 euros en réparation de préjudices liés à un refus de protection fonctionnelle, un harcèlement moral (2012-2014) et son placement en congé de longue maladie (2016). Le tribunal oppose l'autorité de la chose jugée par un arrêt définitif de la cour administrative d'appel de Nantes du 19 janvier 2021, qui avait déjà indemnisé ces mêmes préjudices (12 000 euros pour préjudices moraux et 5 217 euros pour frais d'avocat). En outre, Mme B n'établit aucun lien entre son congé de longue maladie et une faute de l'administration.