Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2413622(TA44-2413622)
Le Tribunal administratif de Nantes, par une ordonnance du 28 mars 2025, a constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la requête de M. B, qui contestait un refus de visa de court séjour et son inscription au fichier SIS. Le requérant, résidant en Russie et non représenté, n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, malgré deux demandes de régularisation restées sans effet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en l’état, faute de pouvoir instruire l’affaire.
N° TA44-2415100(TA44-2415100)
Refus de visa de long séjour pour deux enfants bangladais. Le Tribunal Administratif de Nantes constate un non-lieu à statuer sur la requête de Mme A, les visas ayant été délivrés par l'autorité consulaire le 4 mars 2025, rendant la décision attaquée sans objet. L'Etat est condamné à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA44-2413156(TA44-2413156)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la SAS Soliha d’une demande de décharge de la taxe foncière à laquelle elle était assujettie pour 2023. L’administration fiscale a accordé un dégrèvement total de cette imposition en cours d’instance. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2410679(TA44-2410679)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Par un mémoire enregistré le 14 février 2025, le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 mars 2025. Aucune autre solution au fond n'a été retenue.
N° TA44-2314248(TA44-2314248)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B pour contester la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. En cours d'instance, le ministre a accordé la nationalité française à M. B par un décret du 17 février 2025, publié le 19 février 2025. Par une ordonnance du 28 mars 2025, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la décision attaquée étant implicitement retirée. Les conclusions accessoires, notamment la demande de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA44-2505308(TA44-2505308)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette les demandes de suspension de M. A concernant les refus implicites de visa de long séjour pour son épouse et son fils au titre du regroupement familial. Le juge des référés a joint les deux requêtes et a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la séparation familiale invoquée, bien que difficile, ne caractérisait pas une urgence suffisante justifiant une suspension. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions.
N° TA44-2413512(TA44-2413512)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait un refus implicite de visa de court séjour, pour irrecevabilité manifeste. Le requérant, résidant en Côte d'Ivoire et non représenté, avait saisi le tribunal par courriel, ce qui ne constitue pas une requête régulière au sens de l'article R. 414-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, M. A n'a pas utilisé le téléservice "Télérecours citoyens" ni élu domicile sur le territoire requis par l'article R. 431-8. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA44-2417322(TA44-2417322)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant le refus de délivrance d’un visa de long séjour par l’autorité consulaire française à Abou-Dabi. La juridiction a constaté que le requérant n’avait pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Malgré une demande de régularisation notifiée par voie électronique, M. B n’a pas produit la décision de la commission ni la preuve de son saisine. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête, manifestement irrecevable, a été rejetée.
N° TA44-2502725(TA44-2502725)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence, a été saisi par Mme A pour obtenir une injonction afin que le préfet de la Vendée lui attribue un logement adapté (type 1, secteur élargi), conformément à une décision de la commission de médiation du 18 juillet 2024. Le tribunal a constaté qu'aucune offre de logement n'avait été faite dans le délai légal de trois mois, et que la proposition ultérieure d'un bailleur social, non aboutie, ne déliait pas l'État de son obligation de résultat. En application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a enjoint au préfet de proposer un logement adapté sous un mois, sous astreinte de 300 euros par mois de retard.
N° TA44-2502499(TA44-2502499)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence, a été saisi par M. B pour obtenir une injonction de logement. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Vendée le 18 juillet 2024, n'avait reçu aucune offre de logement adapté (type 1, secteur géographique élargi) dans le délai de trois mois. Le tribunal a fait droit à sa demande, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint au préfet de la Vendée de proposer un logement à M. B sous un mois, sous astreinte de 300 euros par mois de retard.
N° TA44-2502183(TA44-2502183)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Loire-Atlantique le 14 mai 2024, afin d’obtenir une injonction pour l’attribution d’un logement adapté. Statuant en urgence sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’aucune offre de logement n’avait été faite dans le délai légal de six mois. Il a enjoint au préfet de proposer un logement de type 2 accessible à Mme B sous un mois, sous astreinte de 300 euros par mois de retard. La solution retenue rappelle que l’État est soumis à une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable, nonobstant les difficultés d’offre locale.
N° TA44-2101937(TA44-2101937)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, directrice d’hôpital en détachement sur contrat à l’Agence Régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire, qui contestait le refus de prendre en compte ses avancements d’échelon dans son corps d’origine pour revaloriser sa rémunération contractuelle. Le tribunal a jugé que si le fonctionnaire détaché conserve ses droits à l’avancement dans son corps d’origine, ces avancements n’ont pas d’incidence automatique sur sa rémunération dans l’emploi d’accueil, celle-ci étant régie par les stipulations du contrat. En l’espèce, le contrat prévoyait une simple faculté de modification de la rémunération, et non une obligation, ce qui n’a pas été méconnu. La décision a été rendue sur le fondement des articles 51 et 52 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986.
N° TA44-2100831(TA44-2100831)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. B, animateur périscolaire, qui contestait son arrêté de suspension de six mois pour des faits d'agression sexuelle présumée sur un enfant de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur l'article L. 227-10 du code de l'action sociale et des familles, était suffisamment motivé et que la procédure était régulière, la consultation d'une commission n'étant pas requise pour une mesure conservatoire d'urgence. Il a estimé que les faits, rapportés par l'enfant et signalés par la ville, présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la suspension.
N° TA44-2100602(TA44-2100602)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, sapeur-pompier professionnel, qui contestait la décision du SDIS de la Loire-Atlantique refusant de régulariser sa situation statutaire et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que la décision attaquée du 27 janvier 2020 se bornait à confirmer l'arrêté de titularisation du 14 avril 2015, lequel n'avait pas été contesté dans les délais, rendant les conclusions irrecevables. Il a également écarté le moyen d'irrecevabilité des mémoires en défense, le président du conseil d'administration étant habilité à représenter le SDIS en justice en vertu de l'article L. 1424-30 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et indemnitaires ont été rejetées.
N° TA44-2100379(TA44-2100379)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par une fonctionnaire d'État, Mme A, qui demandait l'indemnisation de 48 jours de congés payés non pris et d'un préjudice moral, suite à son départ en rupture conventionnelle après un congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le ministre, considérant la requête recevable. Il a constaté un non-lieu partiel à statuer pour 19,5 jours déjà indemnisés (1 360,48 euros). Sur le fond, le tribunal a jugé que la rupture conventionnelle ne prive pas l'agent de son droit à l'indemnisation des congés payés acquis, en application du droit de l'Union européenne (directive 2003/88/CE) et des décrets n°84-972 et n°2002-634.
N° TA44-2419059(TA44-2419059)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, et aucun mémoire complémentaire n'a été déposé avant l'expiration du délai de recours. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2505361(TA44-2505361)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B C. Le requérant demandait la suspension de son transfert vers les autorités polonaises, invoquant une atteinte grave à son droit à la vie et à ne pas subir de traitements inhumains en raison de son état de santé (drépanocytose, opération de la hanche, traitement à la morphine). Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation médicale de l'intéressé n'a pas connu d'aggravation récente suffisante pour justifier une urgence particulière, et que les autorités polonaises ont été informées de ses données médicales. Il écarte également l'existence d'une atteinte manifestement illégale aux libertés fondamentales, considérant que la Pologne est un État membre de l'UE garantissant un traitement conforme au droit d'asile et que les dispositions des articles 31 et 32 du règlement n° 604/2013/UE ont été respectées.
N° TA44-2505227(TA44-2505227)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour pour Mme B, présentée par la société Kabuki Canton. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, Mme B disposant d'un emploi stable au Vietnam et la société n'établissant pas de difficultés financières ou de recrutement particulières. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2505225(TA44-2505225)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa (CRRV) du 19 octobre 2024. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa d'entrée et de séjour en France au titre de l'asile à une famille afghane, dont le père est journaliste. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les requérants ont attendu plus de cinq mois après le rejet implicite de la CRRV pour saisir le juge des référés, ce qui contredit l'urgence alléguée d'un risque d'expulsion du Pakistan vers l'Afghanistan.
N° TA44-2505213(TA44-2505213)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant un titre de séjour à M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières l'empêchant de reporter sa formation ou de travailler dans son pays d'origine, malgré son maintien irrégulier en France suite à une obligation de quitter le territoire. L'ordonnance a été rendue sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.