Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionREJETE

TA44-2503918(TA44-2503918)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions implicites de la commission de recours contre les décisions de visa (CRRV) rejetant les recours contre les refus de visa de long séjour pour les jeunes E D et C D, au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la séparation prolongée de plus de cinq ans entre la mère, réfugiée, et ses enfants, ainsi que de l'impact psychologique sur ces derniers. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions, en raison d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les actes d'état civil produits étant probants et le lien de filiation établi. L'administration a été enjointe de réexaminer les demandes sous quinze jours, sans astreinte, et une somme de 1 200 euros a été mise à la charge de l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2111568(TA44-2111568)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Juère et Fils, qui contestait le refus de permis de construire un bâtiment de stockage et atelier sur une parcelle classée en zone agricole (A) à Cérans-Foulletourte. La société soutenait que son activité d'exploitation forestière devait être qualifiée d'activité agricole au sens de l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a jugé que le lien entre la construction projetée et une exploitation agricole existante n'était pas établi, et que le projet ne relevait donc pas des constructions autorisées en zone A par le plan local d'urbanisme et les articles R. 151-22 et suivants du code de l'urbanisme.

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DécisionREJETE

TA44-2214215(TA44-2214215)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les demandes de Mme B A concernant deux indus : un de revenu de solidarité active (RSA) de 1 511,85 euros pour lequel une remise partielle de 755,93 euros lui avait été accordée, et un d'aide exceptionnelle de solidarité de 150 euros. Saisi en plein contentieux, le tribunal a appliqué l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui subordonne la remise gracieuse à la double condition de bonne foi et de précarité. Si la bonne foi de Mme A a été reconnue, le tribunal a estimé qu'elle ne justifiait pas de sa situation financière actuelle malgré une demande de pièces, et a donc rejeté ses requêtes.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2503343(TA44-2503343)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission des recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour à une famille afghane en tant que membres de famille d’un réfugié. La juridiction estime qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’erreur d’appréciation et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête est rejetée, y compris les demandes d’injonction et de frais d’instance.

Résumé IA
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TA44-2107458(TA44-2107458)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme B d’un recours contre un permis de construire délivré le 3 mars 2021 à M. et Mme F, ainsi que contre le permis modificatif du 11 mai 2021. Constatant que le permis initial a été retiré le 7 février 2022, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre celui-ci et le rejet du recours gracieux. S’agissant du permis modificatif, le tribunal a rejeté la demande d’annulation, en application des dispositions du code de l’urbanisme, après avoir écarté les moyens soulevés par les requérants. Enfin, la demande de condamnation pour recours abusif présentée par les défendeurs a été rejetée.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2204996(TA44-2204996)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 14 février 2022 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard de l'article 27 du code civil. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insertion professionnelle insuffisante de la requérante, caractérisée par des ressources limitées et instables liées à des emplois accessoires à ses études, pour ajourner sa demande sur le fondement de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2208462(TA44-2208462)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de M. A B visant à annuler la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre a reconnu une erreur matérielle dans le motif initial (statut étudiant) mais a sollicité une substitution de motifs fondée sur le défaut de caractère pérenne de l'insertion professionnelle du requérant. Le tribunal a jugé qu'à la date de la décision attaquée, l'emploi à temps partiel et les revenus modestes de M. B ne démontraient pas une insertion professionnelle stable et durable. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête, validant la substitution de motifs et confirmant la légalité de la décision d'ajournement.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2204930(TA44-2204930)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, contestant la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement fonder sa décision sur l'absence de ressources suffisantes et stables, ce motif relevant de l'appréciation de l'insertion professionnelle et de l'autonomie matérielle du postulant, conformément à l'article 48 du décret du 30 décembre 1993. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation, estimant que les explications de Mme B sur sa situation personnelle ne remettaient pas en cause le bien-fondé de l'ajournement.

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OrdonnanceDESISTEMENT

TA44-2410150(TA44-2410150)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B pour contester le refus du préfet de la Loire-Atlantique de reconstituer partiellement les points de son permis de conduire suite à un stage de sensibilisation. Le requérant s'est toutefois désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 23 décembre 2024. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 mars 2025. Aucune solution au fond n'a donc été retenue.

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TA44-2208476(TA44-2208476)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 2 mai 2022 ajournant à deux ans sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le dépassement, depuis août 2019, de la durée de travail annuelle autorisée par le titre de séjour étudiant de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 313-7 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le second motif, tiré de dépôts tardifs de déclarations fiscales, a été écarté comme surabondant. La solution retenue repose sur le large pouvoir d'appréciation du ministre en matière de naturalisation.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2208689(TA44-2208689)

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 6 mai 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il juge que le ministre a pu légalement fonder son ajournement sur des faits de conduite sans permis, non contestés, sans que l'absence de condamnation pénale ne fasse obstacle à cette appréciation d'opportunité. Cette décision est fondée sur l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionREJETE

TA44-2205158(TA44-2205158)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant le rejet de sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur l'absence d'autonomie matérielle du requérant, qui ne disposait pas de revenus personnels et subvenait à ses besoins via des prestations sociales. Le tribunal a jugé que ce motif était légalement admissible et que le ministre n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation, eu égard à son large pouvoir d'appréciation. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2103848(TA44-2103848)

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme A contestant le refus du département de la Vendée de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 320,93 euros. La requérante invoquait une erreur de déclaration et des difficultés financières, mais n’a fourni aucune pièce justifiant de ses ressources et charges, malgré une mesure d’instruction. Le tribunal applique l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui subordonne la remise à la fois à la bonne foi et à la précarité du débiteur. Faute de démontrer une situation de précarité, la demande est rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceNON_LIEU

TA44-2305932(TA44-2305932)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A B pour contester le refus du président du conseil départemental de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d'instance, le département a finalement accordé la carte sollicitée le 31 janvier 2025, retirant implicitement la décision attaquée. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
OrdonnanceNON_LIEU

TA44-2406387(TA44-2406387)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours contre le refus de délivrance de visas de long séjour pour son épouse et son enfant. Postérieurement à l’introduction de la requête, les visas sollicités ont été délivrés par l’autorité consulaire française à Dakar le 23 juillet 2024. En conséquence, la décision attaquée a été implicitement retirée et les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2419879(TA44-2419879)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme C contestant le refus de visa de long séjour pour réunification familiale. La requérante, résidant en République démocratique du Congo, n'a pas respecté l'obligation d'élire domicile sur le territoire français ou européen prévue à l'article R. 431-8 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, constate que cette irrecevabilité n'est plus susceptible de régularisation.

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TA44-2203919(TA44-2203919)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant malien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 31 janvier 2022 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur le séjour irrégulier de M. B en France de 2014 à 2017, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation ni de défaut d'examen. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2404306(TA44-2404306)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de visa de court séjour opposé par les autorités consulaires françaises à Oran. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant, résidant en Algérie, n'a pas justifié d'une élection de domicile sur le territoire français ou européen, comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. De plus, il n'a pas apporté la preuve du recours administratif préalable obligatoire auprès du sous-directeur des visas, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, malgré une demande de régularisation.

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DécisionREJETE

TA44-2502792(TA44-2502792)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 janvier 2025 par laquelle l'autorité consulaire française à Casablanca a refusé de délivrer un visa de long séjour dit "de retour" à M. A B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment tirés de l'atteinte à sa liberté d'aller et venir, à son droit à l'éducation ou de l'erreur d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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TA44-2504106(TA44-2504106)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour la jeune D A au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas justifié de démarches rapides pour établir un lien familial avec l’enfant, et qu’aucun doute sérieux n’existait sur la légalité de la décision, faute de preuves suffisantes du lien de filiation ou d’adoption. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 434-2 et L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Résumé IA