Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2107458(TA44-2107458)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme B d’un recours contre un permis de construire délivré le 3 mars 2021 à M. et Mme F, ainsi que contre le permis modificatif du 11 mai 2021. Constatant que le permis initial a été retiré le 7 février 2022, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre celui-ci et le rejet du recours gracieux. S’agissant du permis modificatif, le tribunal a rejeté la demande d’annulation, en application des dispositions du code de l’urbanisme, après avoir écarté les moyens soulevés par les requérants. Enfin, la demande de condamnation pour recours abusif présentée par les défendeurs a été rejetée.
N° TA44-2111568(TA44-2111568)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Juère et Fils, qui contestait le refus de permis de construire un bâtiment de stockage et atelier sur une parcelle classée en zone agricole (A) à Cérans-Foulletourte. La société soutenait que son activité d'exploitation forestière devait être qualifiée d'activité agricole au sens de l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a jugé que le lien entre la construction projetée et une exploitation agricole existante n'était pas établi, et que le projet ne relevait donc pas des constructions autorisées en zone A par le plan local d'urbanisme et les articles R. 151-22 et suivants du code de l'urbanisme.
N° TA44-2206965(TA44-2206965)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 11 mai 2022 ajournant à quatre ans la demande de naturalisation de M. C, ressortissant marocain. La juridiction a jugé que le motif retenu, à savoir des violences conjugales anciennes (2011) classées sans suite et isolées, constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. C au titre des frais de justice.
N° TA44-2302502(TA44-2302502)
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours contre l’ordonnance de taxation des frais d’expertise du 2 novembre 2022 du président du TA de Rennes, a rejeté la demande des sociétés ostréicoles et des comités conchylicoles tendant à faire supporter ces frais par la communauté de communes et les sociétés d’eau. Le tribunal a jugé que les requérants, en tant que demandeurs à l’expertise, restent redevables des frais taxés, sans qu’il y ait lieu de les répartir, dès lors que l’utilité de l’expertise pour les défendeurs ou l’iniquité financière invoquée ne justifient pas une dérogation à ce principe. La solution s’appuie sur les dispositions de l’article R. 761-5 du code de justice administrative.
N° TA44-2106577(TA44-2106577)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule l'arrêté du 9 juin 2021 par lequel le préfet de la Vendée avait ordonné la fermeture administrative pour quinze jours du débit de boissons "La Sirène". La juridiction a relevé d'office que le décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020, qui fondait la mesure de fermeture, n'était plus applicable à la date de l'arrêté attaqué, ayant été abrogé et remplacé par le décret n°2021-699 du 1er juin 2021. Ce nouveau décret n'interdisait plus l'accueil du public dans les restaurants et débits de boissons, mais en encadrait seulement les conditions. Par conséquent, l'arrêté préfectoral est annulé pour méconnaissance du champ d'application de la loi.
N° TA44-2203017(TA44-2203017)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant rwandais, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a jugé que la décision du ministre de l'intérieur, qui s'était substituée à la décision préfectorale, était légale. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur une condamnation pénale de l'intéressé pour fraude dans les transports, malgré ses allégations d'usurpation d'identité non étayées à la date de la décision. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2205160(TA44-2205160)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante algérienne, contestant le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation française. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence des signataires et d'insuffisance de motivation des décisions attaquées. Il a jugé que le ministre pouvait légalement rejeter la demande en se fondant sur l'absence d'attaches en France et l'exercice de son activité professionnelle en Algérie, sans méconnaître l'article 21-26 du code civil. La solution retenue s'appuie sur les articles 45 et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2114663(TA44-2114663)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'office avait procédé à un examen complet de la situation du requérant. Il a estimé que le retrait des conditions matérielles d'accueil était légalement fondé sur l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par M. B des exigences des autorités chargées de l'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA44-2114791(TA44-2114791)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant béninois, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le requérant ne pouvait utilement contester la compétence de l'auteur du rejet de son recours gracieux. Sur le fond, il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu notamment de ses attaches familiales au Bénin.
N° TA44-2300455(TA44-2300455)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. C, ressortissant moldave, qui contestait deux décisions du préfet de la Loire-Atlantique (15 avril 2021 et 9 novembre 2022) déclarant irrecevables ses demandes de titre de séjour pour raison de santé. Le tribunal a jugé que la décision du 15 avril 2021 était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que les moyens soulevés (vice de procédure, défaut d’examen, erreur de droit et erreur manifeste d’appréciation) n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l’administration.
N° TA44-2215917(TA44-2215917)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant un titre exécutoire émis par l'association syndicale autorisée de la Vallée du Lay pour le recouvrement d'une redevance de 530,66 euros. Le tribunal a jugé que le titre était régulier, car le bordereau récapitulatif était signé par le président de l'association et que les bases de liquidation étaient suffisamment détaillées dans une annexe. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
N° TA44-2114664(TA44-2114664)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus du préfet de la Sarthe de renouveler son titre de séjour pour raisons de santé. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que, malgré la gravité de sa pathologie cardiaque, Mme A n'apportait pas la preuve qu'elle ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié en Côte d'Ivoire, conformément à l'avis du collège de médecins de l'OFII. La décision attaquée a donc été jugée légale, et les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA44-2206816(TA44-2206816)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D E, ressortissant camerounais, contestant l’ajournement à un an de sa demande de naturalisation. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci étant substituée par la décision ministérielle du 13 avril 2022. Le tribunal a estimé que le ministre de l’intérieur n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur l’absence de centre des intérêts familiaux en France, les enfants mineurs du requérant résidant au Cameroun, malgré son insertion professionnelle. La décision s’appuie sur les articles 21-16 du code civil et 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2202402(TA44-2202402)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme Princesse A pour contester un arrêté du préfet de la Sarthe refusant la délivrance d’un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé le titre sollicité le 19 octobre 2023. Par ordonnance du 26 mars 2025, la présidente du tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. L’Etat a été condamné à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2202567(TA44-2202567)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B pour contester la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 26 janvier 2022 déclarant irrecevable sa demande d'autorisation provisoire de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré à Mme B une carte de résidente, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur ces demandes ainsi que sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, devenue sans objet. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État est condamné à verser 500 euros à l'avocate de Mme B, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA44-2210559(TA44-2210559)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. A, ressortissant congolais, contestant deux arrêtés préfectoraux : le premier refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé (1er juin 2022), le second refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire (29 décembre 2023). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux.
N° TA44-2212176(TA44-2212176)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’une demande d’annulation de la décision du 21 juillet 2022 par laquelle le ministre de l’intérieur a déclaré irrecevable sa demande de naturalisation. Par un mémoire du 17 février 2025, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement accepté par le ministre. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 26 mars 2025.
N° TA44-2503829(TA44-2503829)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de Nantes Métropole sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à évaluer la gêne subie par l'établissement "BISTROT ELEMENTAIRE" en raison des travaux d'aménagement d'un axe cyclable, afin d'éclairer la commission de règlement amiable. Un expert a été désigné pour décrire et quantifier les nuisances, leurs causes et leurs conséquences sur l'activité économique du professionnel riverain.
N° TA44-2202857(TA44-2202857)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A pour contester le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a finalement enregistré la demande et délivré une autorisation provisoire de séjour, rendant sans objet les conclusions principales. Par une ordonnance du 26 mars 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'Etat a été condamné à verser 500 euros à l'avocate de M. A.
N° TA44-2210505(TA44-2210505)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la délibération n° 2022-059 du conseil municipal de Renazé du 7 juin 2022, qui limitait à 600 caractères l'espace d'expression des élus de l'opposition dans les bulletins municipaux. La juridiction a jugé que cette restriction, fondée sur l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales, ne garantissait pas un espace suffisant et équitablement réparti pour l'expression de la minorité. La solution retenue est l'annulation de la délibération, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.