Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2420538(TA44-2420538)
Refus d'enregistrement de demandes de visa de long séjour par l'autorité consulaire française à Kinshasa. Le Tribunal Administratif de Nantes constate, par ordonnance, que les décisions attaquées ont été implicitement retirées suite à l'enregistrement des demandes intervenu le 9 janvier 2025, postérieurement à la requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte, devenues sans objet. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code sont rejetées.
N° TA44-2412148(TA44-2412148)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B pour contester la décision "48SI" du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, et demander la restitution de points. En cours d'instance, M. B s'est désisté de ses conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.
N° TA44-2412100(TA44-2412100)
Le Tribunal Administratif de Nantes a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions en annulation et injonction, après que celui-ci a retiré sa contestation du retrait de points de permis de conduire et de la perte de validité de son permis. Le ministre de l'intérieur avait conclu au non-lieu à statuer sur ces points. Le tribunal a condamné l'État à verser 300 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2410887(TA44-2410887)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B pour contester l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points associés. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande expresse du tribunal, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 27 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA44-2409103(TA44-2409103)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement des requérants, M. C B et Mme A E, concernant leurs conclusions en annulation et injonction, après que le visa de long séjour pour leur enfant a été délivré le 30 octobre 2024. Les requérants ont maintenu uniquement leurs conclusions au titre des frais de justice. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État est condamné à verser 500 euros à leur avocat, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
N° TA44-2310493(TA44-2310493)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue le 27 mars 2025, concerne un litige relatif à une demande de naturalisation. Le tribunal se déclare incompétent territorialement pour connaître de la requête de M. A, qui conteste la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur sur son recours hiérarchique. La solution retenue est le renvoi de l'affaire au Tribunal Administratif de Versailles, compétent en vertu de l'article R. 312-1 du code de justice administrative, car la décision attaquée est un classement sans suite pris par le préfet des Yvelines, et non une décision relevant de l'article R. 312-18 du même code. Les textes appliqués sont les articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 312-18 du code de justice administrative, ainsi que le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2504966(TA44-2504966)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A E B. Celui-ci demandait la suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant le recours contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour son épouse au titre de la réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le refus de visa ne constitue pas, en l'absence de circonstances particulières, une situation d'urgence caractérisée nécessitant une intervention dans les quarante-huit heures. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA44-2504954(TA44-2504954)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours confirmant le refus de visa de long séjour pour Mme A D C et sa fille mineure, au titre de la réunification familiale avec M. C, bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants n'ont pas démontré un préjudice suffisamment grave et immédiat, malgré la situation de vulnérabilité alléguée en Afghanistan et la séparation familiale depuis 2015. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen des moyens relatifs à la légalité de la décision, notamment ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA44-2504207(TA44-2504207)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit à l'information et de l'entretien individuel, ainsi que l'absence d'examen de sa vulnérabilité et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III") et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2405827(TA44-2405827)
Le Tribunal administratif de Nantes annule l’arrêté du 18 mars 2024 par lequel le préfet de la Sarthe a obligé M. B, ressortissant guinéen, à quitter le territoire français. La décision est motivée par une erreur de fait : le préfet a mentionné que l’intéressé n’avait pas sollicité d’autre titre de séjour que l’asile, alors qu’une demande de titre de séjour pour raisons médicales avait été déposée le 10 janvier 2024, ce qui a influencé l’appréciation de sa situation. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. B une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de sept jours, et condamne l’État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice. La décision se fonde notamment sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA44-2411558(TA44-2411558)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A B pour contester une décision "48 SI" du ministre de l'intérieur du 29 mai 2024, qui retirait des points de son permis de conduire et constatait sa perte de validité. En défense, le ministre a indiqué avoir retiré cette décision, invitant à un non-lieu partiel. Faute pour M. B d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le président de la formation de jugement, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 27 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA44-2419297(TA44-2419297)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F, qui contestait le refus de délivrance de visas de court séjour pour sa famille par l'autorité consulaire à Casablanca. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le sous-directeur des visas, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Malgré une demande de régularisation notifiée à son domicile, M. F n'a pas produit la décision de cette autorité ni la preuve de son saisine dans le délai imparti.
N° TA44-2414812(TA44-2414812)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B, résidant au Maroc, pour contester un refus de visa de court séjour. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne respectait pas les formalités de signature et de domiciliation. Malgré une invitation à régulariser, la requérante n'a pas répondu. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête en l'état.
N° TA44-2317640(TA44-2317640)
Refus de visa de court séjour pour conjoint de Français. Le Tribunal Administratif de Nantes, par ordonnance, constate un non-lieu à statuer car le visa a été délivré le 13 février 2024, rendant la décision attaquée sans objet. La demande d’annulation et d’injonction est devenue sans objet. Les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
N° TA44-2504214(TA44-2504214)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 26 février 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé de verser les conditions matérielles d'accueil à Mme B et à sa fille. Le tribunal a considéré que l'OFII n'avait pas pris en compte la vulnérabilité de la requérante, notamment son état de santé attesté par un certificat médical, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision de l'OFII, avec injonction de rétablir les conditions matérielles d'accueil.
N° TA44-2503257(TA44-2503257)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du président du conseil départemental de la Mayenne supprimant la prise en charge des frais de séjour et du ticket modérateur pour les parents de M. B au titre de l’aide sociale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute pour le requérant de justifier précisément de sa situation financière. Il a également rappelé que la contestation de l’obligation alimentaire entre les enfants et leurs parents relève de la compétence du juge aux affaires familiales, et non du juge administratif. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2410150(TA44-2410150)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B pour contester le refus du préfet de la Loire-Atlantique de reconstituer partiellement les points de son permis de conduire suite à un stage de sensibilisation. Le requérant s'est toutefois désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 23 décembre 2024. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 mars 2025. Aucune solution au fond n'a donc été retenue.
N° TA44-2504762(TA44-2504762)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de M. A, ressortissant sénégalais. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui résidait en France depuis 2019, ne justifiait pas d'une situation précaire suffisamment grave pour justifier une suspension immédiate. En outre, aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 9 de l'accord franco-sénégalais du 1er août 1995, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA44-2504329(TA44-2504329)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission des recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour à trois enfants centrafricains en tant que membres de famille d’une réfugiée. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, malgré l’état de santé de l’un des enfants, et qu’aucun moyen soulevé, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 561-2, L. 434-3 et L. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs aux frais d’instance.
N° TA44-2113163(TA44-2113163)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 4 821,57 euros, notifié par la caisse d’allocations familiales de la Vendée. Le tribunal a estimé que, malgré le décès de M. A et une remise partielle de 50 % déjà accordée à Mme A, sa situation financière (ressources mensuelles de 1 708 euros) ne justifiait pas une remise totale, car le remboursement du solde de 2 410,79 euros ne compromettait pas durablement l’équilibre de son budget. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, conditions non alternatives.