Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2504073(TA44-2504073)
Refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante d'établir la réalité et l'intensité des liens avec son fils resté en Syrie, et compte tenu de la prise en charge de l'enfant par un voisin. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2503862(TA44-2503862)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A B qui demandait la suspension de la décision implicite de la commission des recours contre les refus de visa, confirmant le refus consulaire de délivrance d’un visa de long séjour pour études. Le juge a constaté que la requérante n’avait pas introduit de requête distincte en annulation et ne justifiait d’aucune situation d’urgence, conditions pourtant requises par l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA44-2110536(TA44-2110536)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, décidée par le ministre de l'intérieur le 8 avril 2021. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, jugeant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Il a également rejeté le moyen relatif au défaut d'information préalable pour les infractions des 14 avril 2015, 7 juin 2017, 17 juin 2018 et 21 avril 2019, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, considérant que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance de cette information. La solution retenue confirme la validité de la procédure de retrait de points et le bien-fondé de la décision d'invalidation du permis.
N° TA44-2110380(TA44-2110380)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant azerbaïdjanais, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire azerbaïdjanais contre un permis français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte et d’insuffisance de motivation, puis a jugé que le refus était légalement fondé sur l’absence d’accord de réciprocité entre la France et l’Azerbaïdjan, conformément à l’article R. 222-3 du code de la route et à l’arrêté du 12 janvier 2012. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de M. A.
N° TA44-2503188(TA44-2503188)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale aux trois enfants de M. F. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les enfants ne démontrant pas être sous le coup d'une mesure d'éloignement imminente de l'Iran vers l'Afghanistan. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence de preuve de la disparition du père ou de l'abandon de la mère, rendant inapplicables les dispositions relatives à la réunification familiale. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2503104(TA44-2503104)
Le tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 16 décembre 2024 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, l’a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la situation de l’intéressé, qui bénéficiait d’un récépissé valable jusqu’en mars 2025 et dont la perte d’emploi était hypothétique, ne justifiant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’incompétence, du défaut de motivation, de l’erreur manifeste d’appréciation et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA44-2112998(TA44-2112998)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 31 août 2021 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante soutenait que la réalité des infractions des 15 et 19 avril 2019 n'était pas établie et que l'administration n'avait pas prouvé la délivrance de l'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a jugé que le paiement des amendes forfaitaires majorées par Mme B suffisait à établir la réception des avis de contravention et donc le respect de l'obligation d'information, faute pour elle de démontrer un recouvrement forcé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondé sur les dispositions du code de la route et du code de procédure pénale.
N° TA44-2503233(TA44-2503233)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour de retour à Mme A, ressortissante turque. La condition d'urgence n'a pas été jugée satisfaite, la séparation d'avec sa famille résultant de son propre manque de diligence dans le renouvellement de son titre de séjour. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2503103(TA44-2503103)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de visa de long séjour en qualité de conjoint de Français opposé à M. B par les autorités consulaires à Tunis. La condition d'urgence n'a pas été reconnue, les requérants ayant contribué à la prolongation de leur séparation en saisissant le juge des référés plus d'un an après le refus initial. En outre, aucun doute sérieux n'a été retenu sur la légalité de la décision, le ministre justifiant la menace à l'ordre public par la condamnation de M. B pour violences conjugales et son usage de faux documents, sans que l'atteinte à la vie familiale soit disproportionnée. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2110326(TA44-2110326)
Le Tribunal administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de la société Manufacture française des pneumatiques Michelin, qui contestait le refus de l'inspectrice du travail d'autoriser le licenciement pour motif économique de M. A. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par le tribunal, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA44-2501361(TA44-2501361)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant malien, qui contestait le refus de l'OFII de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas démontré la cessation des raisons ayant conduit à la fin de ces conditions, notamment son absence de présentation aux autorités. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2500349(TA44-2500349)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine ajournant à deux ans sa demande de naturalisation ainsi que le rejet implicite de son recours par le ministre de l’intérieur. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n’a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre, conformément à l’article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la requête sans examen au fond.
N° TA44-2107364(TA44-2107364)
Le Tribunal administratif de Nantes a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait le refus de l’administration d’indemniser son préjudice d’anxiété lié à une exposition à l’amiante durant sa carrière professionnelle. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement. En conséquence, l’instance a été close sans examen au fond, et l’ordonnance a été notifiée à la requérante et au ministre des armées.
N° TA44-2110288(TA44-2110288)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par la société Michelin pour contester le refus de l'inspectrice du travail d'autoriser le licenciement pour motif économique d'un salarié protégé. Faute pour la société requérante d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par le tribunal sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement et rejette les conclusions accessoires présentées par le salarié.
N° TA44-2110289(TA44-2110289)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par la société Michelin pour contester le refus de l'inspectrice du travail de l'autoriser à licencier pour motif économique un salarié protégé, M. B, décision confirmée par la ministre du travail. La société n'ayant pas répondu à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions, le tribunal a constaté son désistement d'office en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions accessoires de M. B.
N° TA44-2110312(TA44-2110312)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par la société Michelin pour contester le refus de l'inspectrice du travail d'autoriser le licenciement économique d'une salariée protégée, Mme A. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande expresse du tribunal fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 10 mars 2025, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement d'office.
N° TA44-2407275(TA44-2407275)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 10 mars 2025, du désistement pur et simple de l'association régionale des usagers des transports des Pays de la Loire, qui contestait le refus implicite du préfet de dresser un procès-verbal de contravention de grande voirie. La solution retenue est donc le non-lieu à statuer sur la requête, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la SNCF Réseau, partie défenderesse, tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA44-2501360(TA44-2501360)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du 20 janvier 2025 du préfet de la Loire-Atlantique l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'examen, et d'erreur de droit, jugeant la décision fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'assignation n'était pas disproportionnée et ne portait pas une atteinte excessive à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2110343(TA44-2110343)
Le Tribunal administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de la société Michelin, qui contestait le refus de l'inspectrice du travail d'autoriser le licenciement pour motif économique de M. B. La société n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invitée, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette les conclusions de M. B au titre des frais de justice.
N° TA44-2110369(TA44-2110369)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par la société Michelin d’un recours contre le refus de l’inspectrice du travail d’autoriser le licenciement économique d’une salariée protégée. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’elle n’a pas fait dans le délai imparti. Par ordonnance, la présidente du tribunal a donc constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.