Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2501717(TA44-2501717)
Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 12 mars 2025, s'est déclaré incompétent pour connaître du litige portant sur la carte mobilité inclusion mention "priorité" délivrée à M. A. En application de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, ce contentieux relève de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission de la requête au tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon, territorialement compétent.
N° TA44-2504338(TA44-2504338)
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal administratif de Nantes se déclare incompétent territorialement. Il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Rouen, compétent en vertu de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, car la requérante résidait à Rouen à la date de la décision attaquée.
N° TA44-2503862(TA44-2503862)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A B qui demandait la suspension de la décision implicite de la commission des recours contre les refus de visa, confirmant le refus consulaire de délivrance d’un visa de long séjour pour études. Le juge a constaté que la requérante n’avait pas introduit de requête distincte en annulation et ne justifiait d’aucune situation d’urgence, conditions pourtant requises par l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA44-2503103(TA44-2503103)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de visa de long séjour en qualité de conjoint de Français opposé à M. B par les autorités consulaires à Tunis. La condition d'urgence n'a pas été reconnue, les requérants ayant contribué à la prolongation de leur séparation en saisissant le juge des référés plus d'un an après le refus initial. En outre, aucun doute sérieux n'a été retenu sur la légalité de la décision, le ministre justifiant la menace à l'ordre public par la condamnation de M. B pour violences conjugales et son usage de faux documents, sans que l'atteinte à la vie familiale soit disproportionnée. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2504082(TA44-2504082)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) rejetant la demande de visa de long séjour de M. B, ressortissant algérien, en qualité de conjoint de Français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la séparation du couple, bien que longue de sept mois, demeurait récente et que les éléments fournis (promesse d'embauche, état de santé de l'épouse) ne caractérisaient pas un préjudice suffisamment grave et immédiat justifiant une suspension sans attendre le jugement au fond. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision de refus de visa.
N° TA44-2504049(TA44-2504049)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue par la juge des référés, rejette la demande de suspension de l'exécution du refus de visa de long séjour opposé à Lamek Kahsay Goitom, présenté comme le fils de Mme B, réfugiée. La requérante sollicitait cette suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en invoquant l'urgence liée à l'âge et à la situation précaire de l'enfant en Ouganda. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute d'éléments probants suffisants sur les conditions de vie actuelles du demandeur de visa et sur la réalité des liens familiaux entretenus avec la requérante depuis son arrivée en France en 2018. En conséquence, la demande est rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2503233(TA44-2503233)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour de retour à Mme A, ressortissante turque. La condition d'urgence n'a pas été jugée satisfaite, la séparation d'avec sa famille résultant de son propre manque de diligence dans le renouvellement de son titre de séjour. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2503104(TA44-2503104)
Le tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 16 décembre 2024 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, l’a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la situation de l’intéressé, qui bénéficiait d’un récépissé valable jusqu’en mars 2025 et dont la perte d’emploi était hypothétique, ne justifiant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’incompétence, du défaut de motivation, de l’erreur manifeste d’appréciation et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA44-2112678(TA44-2112678)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A B pour contester la décision du ministre de l'intérieur du 9 septembre 2021 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour trois infractions (12 avril 2019, 23 mars 2015 et 5 décembre 2014) dont les points ont été réattribués avant l'introduction de la requête. Pour les infractions des 15 janvier et 1er août 2021, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que l'administration avait satisfait à son obligation en produisant l'avis de contravention, conformément aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA44-2112629(TA44-2112629)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, suite à des infractions commises en 2016, 2017 et 2018. Le tribunal a constaté que le ministre de l'intérieur avait retiré, en cours d'instance, la décision d'invalidation et le retrait de points pour l'infraction de 2017, rendant le permis à nouveau valide avec un solde de points positif. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Pour l'infraction restante du 31 janvier 2018, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que la procédure était régulière au regard des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA44-2112372(TA44-2112372)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a rejeté la demande de non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation, celle-ci n'ayant pas été retirée. Il a annulé les décisions de retrait de points pour les infractions des 16 octobre 2018 et 17 octobre 2019, en raison du défaut de preuve de la délivrance de l'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de reconstituer le capital de points de M. B et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2503188(TA44-2503188)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale aux trois enfants de M. F. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les enfants ne démontrant pas être sous le coup d'une mesure d'éloignement imminente de l'Iran vers l'Afghanistan. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence de preuve de la disparition du père ou de l'abandon de la mère, rendant inapplicables les dispositions relatives à la réunification familiale. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2111692(TA44-2111692)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l'intérieur le 24 août 2021, ainsi que les retraits de points liés à neuf infractions. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, sept des décisions de retrait de points et la décision d'invalidation avaient été retirées, le permis étant redevenu valide avec cinq points, ce qui a conduit à un non-lieu à statuer sur ces points. Pour les infractions restantes des 26 septembre 2019 et 28 janvier 2021, le tribunal a rejeté les moyens de M. A, estimant que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA44-2111820(TA44-2111820)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du 24 août 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer sur le retrait de points lié à l'infraction du 23 décembre 2020, celle-ci ayant été retirée du relevé. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de la décision et de défaut de notification des retraits de points, jugeant que la notification n'affecte pas la légalité des retraits. Enfin, le tribunal a estimé que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions contestées.
N° TA44-2503808(TA44-2503808)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour suspendre le refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial opposé à elle-même et à son fils mineur par l'autorité consulaire à Dakar. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a donné instruction de délivrer les visas sollicités, rendant la décision de refus implicite de la commission des recours caduque. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Il a en revanche condamné l'État à verser 550 euros à Mme A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA44-2503736(TA44-2503736)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi par M. A d’une demande de suspension du refus de visa de court séjour opposé par l’ambassade de France à Ankara, nécessaire pour assister à une expertise médicale judiciaire en France. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a donné instruction de délivrer le visa sollicité, rendant la décision attaquée implicitement retirée. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en suspension et en injonction, et a condamné l’État à verser 550 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA44-2504010(TA44-2504010)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour regroupement familial à l’épouse et à l’enfant de M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas suffisamment établie, les éléments fournis (plainte pour cambriolage et certificat médical) ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension sans attendre le jugement au fond. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2504073(TA44-2504073)
Refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante d'établir la réalité et l'intensité des liens avec son fils resté en Syrie, et compte tenu de la prise en charge de l'enfant par un voisin. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2503978(TA44-2503978)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus de visa de long séjour opposé à M. B, ressortissant algérien, en qualité de conjoint de Française et de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants pouvant se rendre visite en Algérie, et que la séparation, bien que difficile, ne présentait pas un préjudice suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2502235(TA44-2502235)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande de la préfète de la Mayenne, a ordonné à M. A et Mme B de libérer le logement pour demandeurs d'asile qu'ils occupent sans droit depuis le 30 octobre 2023. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement, 114 demandeurs d'asile étant en attente dans le département. Le juge a estimé que la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, les intéressés ayant perdu leur droit au maintien dans les lieux après la fin de leur prise en charge dans le cadre de la procédure Dublin. La décision se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.