Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionPARTIEL

TA44-2403471(TA44-2403471)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé les arrêtés du 15 février 2024 par lesquels le préfet de la Sarthe obligeait M. B et Mme C, ressortissants azerbaïdjanais, à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que ces décisions portaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la situation particulière des requérants (présence de leur mère malade et veuve, intégration sociale et professionnelle, scolarisation des enfants). En conséquence, les arrêtés ont été annulés sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA44-2502448(TA44-2502448)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de Maine-et-Loire, a ordonné à M. B, débouté de sa demande d'asile, de libérer le logement pour demandeurs d'asile qu'il occupe à Angers. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a considéré que la condition d'urgence et d'utilité était satisfaite, le maintien de l'intéressé compromettant le bon fonctionnement du service public d'hébergement, et qu'aucune contestation sérieuse n'existait, le contrat de séjour ayant pris fin avec le rejet de son recours par la CNDA.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA44-2502446(TA44-2502446)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de Maine-et-Loire, a ordonné l'expulsion de M. A du logement pour demandeurs d'asile qu'il occupait à Angers. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté que M. A, définitivement débouté de l'asile par une décision de la CNDA du 9 mai 2023, se maintenait sans titre dans les lieux malgré une mise en demeure. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues en raison de la pénurie de places d'hébergement dans le département, compromettant le bon fonctionnement du service public.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2409267(TA44-2409267)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de trente jours, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu, l'erreur de fait et l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA44-2502444(TA44-2502444)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur demande du préfet de Maine-et-Loire, a ordonné l'expulsion de Mme F, M. F et Mme D du logement pour demandeurs d'asile qu'ils occupaient à Saumur. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté que les occupants, définitivement déboutés de l'asile par la CNDA, se maintenaient sans droit ni titre dans le logement, compromettant le bon fonctionnement du service public d'hébergement. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été caractérisées par la situation de 251 demandeurs d'asile en attente d'une place d'hébergement dans le département.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2409704(TA44-2409704)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe du 29 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la signature de l'arrêté par une autorité bénéficiant d'une délégation de signature régulière écartait le moyen d'incompétence. Il a également considéré que le droit au maintien sur le territoire avait pris fin suite au rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile, et que sa demande de réexamen ultérieure ne faisait pas obstacle à l'obligation de quitter le territoire français. La décision a été prise en application des articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2502441(TA44-2502441)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de Mme B et M. A du logement pour demandeurs d'asile qu'ils occupent à Angers. La solution retenue se fonde sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que les occupants, définitivement déboutés de l'asile, se maintiennent sans droit dans les lieux. Le juge a considéré que la condition d'urgence était satisfaite, le maintien des intéressés compromettant le bon fonctionnement du service public d'hébergement des demandeurs d'asile. Aucun délai supplémentaire n'a été accordé, la trêve hivernale n'étant pas applicable à ce type d'hébergement.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2502922(TA44-2502922)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour son fils B D A. La juridiction a estimé que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, l’enfant étant pris en charge par la cousine de la requérante et celle-ci pouvant continuer à subvenir à ses besoins financiers. De plus, aucun doute sérieux n’a été retenu quant à la légalité de la décision, le juge relevant que la demande de visa « enfant mineur de français » constituait une tentative de contournement de la procédure d’adoption internationale, sans que les éléments produits ne démontrent une méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2502926(TA44-2502926)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par M. B A et son frère M. C A d’une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour à M. C A au titre de la réunification familiale. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour les requérants de justifier d’une situation de précarité ou de risques personnels et actuels en Iran ou en Afghanistan. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2502939(TA44-2502939)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne souffrait pas d'un défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a estimé que le requérant, ayant présenté une demande de réexamen d'asile, ne démontrait pas une vulnérabilité particulière justifiant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, en application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2502941(TA44-2502941)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme et M. A, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Vendée du 20 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et les interdisant de retour pour un an. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1, L. 435-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Les décisions préfectorales ont donc été confirmées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2502942(TA44-2502942)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours dans la Sarthe, assortie d’une obligation de présentation bimensuelle au commissariat du Mans. Le juge a estimé que l’arrêté préfectoral du 4 février 2025 était suffisamment motivé et proportionné, et que le délai de transfert vers l’Espagne, fixé par l’article 29 du règlement (UE) n° 604/2013, n’était pas expiré, l’accord explicite des autorités espagnoles du 6 décembre 2024 ayant interrompu le délai implicite. La solution s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et le règlement Dublin III.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2503029(TA44-2503029)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 11 février 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'un an à l'encontre de M. B, ressortissant turc. Le juge a estimé que le préfet ne pouvait légalement édicter une nouvelle interdiction de retour alors qu'une mesure identique, prise par le préfet d'Ille-et-Vilaine le 3 novembre 2024, était déjà en vigueur et faisait l'objet d'un recours pendant devant la cour administrative d'appel. Cette solution repose sur l'application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2503061(TA44-2503061)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait son assignation à résidence dans le département de la Loire-Atlantique pour une durée de quarante-cinq jours, prononcée par le préfet de Maine-et-Loire le 4 février 2025. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les obligations de pointage imposées n'étaient pas disproportionnées et que l'état de santé de l'intéressé ne justifiait pas une dispense. Enfin, le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2213783(TA44-2213783)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant comorien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 19 août 2022 maintenant un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a jugé que le ministre avait légalement pu fonder l'ajournement sur le comportement fiscal critiquable du requérant, qui n'avait réglé ses taxes d'habitation qu'après majorations, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionREJETE

TA44-2502759(TA44-2502759)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A, a constaté un non-lieu à statuer. Le requérant contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, mais le préfet a justifié avoir pris une décision favorable de délivrance d'une carte de résident valable dix ans. Les conclusions aux fins de suspension et d'injonction sont ainsi devenues sans objet. Aucune somme n'a été mise à la charge de l'Etat au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2213953(TA44-2213953)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, épouse C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 14 septembre 2022 maintenant un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables du foyer, ainsi que sur l'absence d'incapacité totale de travail malgré la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'administration un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2503404(TA44-2503404)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 24 janvier 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 421-3, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le juge ayant considéré que l'absence de doute sérieux suffisait à écarter la demande.

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DécisionPARTIEL

TA44-2501530(TA44-2501530)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en raison d'un visa délivré par l'Espagne. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation des règlements européens (UE) n° 604/2013 et des droits fondamentaux, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert. Les textes appliqués incluent le règlement "Dublin III" et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2501362(TA44-2501362)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant somalien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la méconnaissance du droit à l'information et de l'entretien individuel, ainsi que le risque de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la procédure était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la décision de transfert a été confirmée.

Résumé IA