Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2420508(TA44-2420508)
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté, par une ordonnance du 14 mars 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. et Mme B. Celle-ci demandait l'annulation du refus de délivrance d'un visa de long séjour opposé par l'autorité consulaire française à Tunis le 24 avril 2024. Le tribunal a relevé que le visa sollicité avait finalement été délivré le 31 janvier 2025, rendant sans objet les conclusions principales. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais de justice.
N° TA44-2415376(TA44-2415376)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. F et Mme C d'un recours contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale. En cours d'instance, les visas sollicités ont été délivrés le 28 janvier 2025, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate des requérants au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
N° TA44-2205429(TA44-2205429)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant yéménite, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 4 juin 2021 rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en validant la délégation de signature. Sur le fond, il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance d'autonomie matérielle du requérant, dont les ressources se limitaient à l'allocation de solidarité aux personnes âgées, et ce malgré son âge et ses diplômes. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2502187(TA44-2502187)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D C, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que les brochures d'information prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 lui avaient été remises en français, langue qu'il a déclaré comprendre, et que les conditions de l'entretien individuel n'avaient pas été méconnues. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La décision s'appuie sur le règlement "Dublin III" et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2110271(TA44-2110271)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SCI Cité médiévale, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Sainte-Suzanne-et-Chammes du 12 juillet 2021. Cet arrêté, pris sur le fondement des articles L. 511-2 et L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation, mettait en demeure la société de réaliser des travaux d'urgence pour remédier au péril imminent affectant son immeuble. Le tribunal a jugé que l'existence d'un péril imminent était établie par le rapport d'expertise, écartant ainsi les moyens d'erreur de fait, d'erreur de droit et de détournement de pouvoir soulevés par la requérante.
N° TA44-2207962(TA44-2207962)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, médecin au CHU de Nantes, qui contestait le refus implicite de protection fonctionnelle et demandait réparation pour harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les faits invoqués pour l'année 2015 n'étaient pas établis et que, si la suppression du nom de la requérante sur la page internet du service était avérée, cela ne suffisait pas à caractériser un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. En conséquence, la demande d'indemnisation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA44-2503575(TA44-2503575)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Sarthe du 31 janvier 2025 retirant le titre de séjour de M. E, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision n'ayant pas pour effet d'obliger l'intéressé à quitter le territoire français et lui délivrant une autorisation provisoire de séjour, ne créant ainsi pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la menace grave pour l'ordre public que constitue le comportement de M. E.
N° TA44-2401904(TA44-2401904)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme et M. A, agissant pour leur enfant mineur, d’un recours contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a justifié de la délivrance du visa sollicité le 29 janvier 2025, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. Par ordonnance du 14 mars 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l’État à verser 500 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2413509(TA44-2413509)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’une demande d’annulation d’un refus de visa de court séjour opposé par l’ambassade de France à Port-au-Prince. Le juge a constaté que le requérant, résidant en Haïti, n’avait pas justifié de l’exercice du recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni régularisé sa requête malgré deux invitations. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a donc été décidé qu’il n’y avait pas lieu, en l’état, de statuer sur la requête.
N° TA44-2205281(TA44-2205281)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci ayant été substituée par la décision du ministre de l'intérieur du 8 mars 2022, conformément à l'article 45 du décret du 30 décembre 1993. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que l'enquête prévue à l'article 36 du même décret avait bien été réalisée. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA44-2318046(TA44-2318046)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour pour études. Le tribunal a estimé que la commission s'était appropriée le motif consulaire tiré du caractère incomplet ou non fiable des informations fournies pour justifier l'objet et les conditions du séjour. Il a jugé que ce motif était fondé, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens de la requête, notamment ceux tirés de la méconnaissance de la directive UE 2016/801. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme C, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA44-2417663(TA44-2417663)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait l'annulation d'une dette auprès de la caisse d'allocations familiales. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 18 novembre 2024, la requérante n'a pas produit le document manquant dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, la requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA44-2204603(TA44-2204603)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 23 mars 2022 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre avait légalement mis en demeure M. B de produire un acte de naissance sur formulaire "3A" conforme à la législation bangladaise, et que l'intéressé n'avait pas déféré à cette demande dans le délai imparti. Les arguments de M. B sur son intégration ou son activité professionnelle ont été jugés sans incidence sur la légalité de la décision, fondée sur le défaut de production du document requis. La décision s'appuie sur les articles 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2204617(TA44-2204617)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait pu légalement se fonder sur l'insertion professionnelle insuffisante du requérant, caractérisée par une absence de ressources stables et suffisantes à la date de la décision attaquée. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de circulaires, celles-ci étant abrogées ou inopposables. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
N° TA44-2204898(TA44-2204898)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 11 février 2022 rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la légalité externe (incompétence, motivation insuffisante, vice de procédure) que sur la légalité interne (défaut d'examen, erreur manifeste d'appréciation). Il a notamment jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée, s'agissant d'une décision prise sur un recours. La solution retenue est fondée sur les articles 21-16, 27 et 45 du code civil, ainsi que sur les articles L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2504501(TA44-2504501)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 12 mars 2025 interdisant une conférence prévue le 13 mars 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais que l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées n'était pas manifestement illégale. Il a considéré que l'interdiction était justifiée par des risques sérieux de troubles à l'ordre public, compte tenu du passé judiciaire et des prises de position de l'orateur principal, M. A, ancien leader d'un groupement dissous. La décision s'appuie sur les pouvoirs de police administrative du préfet, en application du code de la sécurité intérieure, pour prévenir des atteintes à l'ordre public.
N° TA44-2408567(TA44-2408567)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C, ressortissant malien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Sarthe le 22 avril 2024. Le tribunal a considéré que l'administration n'avait pas méconnu les dispositions de l'article 47 du code civil ni l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que les actes d'état civil produits n'étaient pas suffisamment probants et que l'intéressé ne justifiait pas d'une insertion suffisante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais irrépétibles, sur le fondement des textes précités et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2504444(TA44-2504444)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de visa de long séjour présentée par Mme A. La requérante sollicitait la suspension de la décision implicite de la commission de recours rejetant son recours contre le refus des autorités consulaires à Dakar. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour Mme A d'établir la réalité et l'intensité de sa vie commune avec son époux ou de justifier de sa précarité financière. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2503057(TA44-2503057)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F, ressortissant mauritanien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 3 février 2025 du préfet de Maine-et-Loire l'assignant à résidence dans la Loire-Atlantique pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation, en se fondant sur les articles L. 751-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'assignation à résidence dans le cadre de l'exécution d'une décision de transfert vers l'Espagne, prise en application du règlement (UE) n° 604/2013.
N° TA44-2203064(TA44-2203064)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci ayant été remplacée par la décision ministérielle. Sur le fond, il a estimé que le ministre avait pu légalement ajourner la demande en raison du niveau insuffisant de connaissance de l'histoire, de la culture et de la société françaises de M. A, constaté lors de l'entretien d'assimilation, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La décision se fonde sur l'article 44 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.