Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionREJETE

TA44-2203239(TA44-2203239)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 10 novembre 2021 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur des faits d'abus de confiance commis par le requérant le 9 juillet 2015. Le tribunal a jugé que le ministre, disposant d'un large pouvoir d'appréciation, avait pu légalement prononcer cet ajournement en opportunité sur le fondement des articles 45 et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, eu égard à la gravité des faits reprochés.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2204296(TA44-2204296)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante syrienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 27 avril 2021 confirmant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, conformément à l'article 27 du code civil et à l'article 49 du décret du 30 décembre 1993. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de l'intéressée, au vu de ses faibles revenus déclarés (4 277 euros en 2019 et 5 097 euros en 2020), pour considérer que son insertion professionnelle n'était pas pleinement réalisée.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2406498(TA44-2406498)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté le déféré du préfet de Maine-et-Loire qui demandait l'annulation d'un permis de construire une maison individuelle délivré par le maire de Bouchemaine en zone agricole (A). Le tribunal a jugé que la présence permanente de l'exploitant apiculteur était liée et nécessaire au fonctionnement de son exploitation, conformément à l'article 2.1.2.2 du PLUi d'Angers Loire Métropole, compte tenu de l'importance de son activité d'élevage de reines nécessitant une surveillance accrue. L'État a été condamné à verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2205038(TA44-2205038)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. B A, médecin gynécologue-obstétricien, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 21 février 2022 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était légale, car elle se fondait sur l'absence de réponse de M. A à une demande de pièces justificatives, notamment le classement sans suite d'une procédure pour harcèlement sexuel, et que cette absence de réponse justifiait le classement sans suite. Les moyens soulevés par M. A, tirés de l'irrégularité de la consultation du fichier TAJ, de l'erreur manifeste d'appréciation ou du défaut de motivation, ont été écartés. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2203064(TA44-2203064)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci ayant été remplacée par la décision ministérielle. Sur le fond, il a estimé que le ministre avait pu légalement ajourner la demande en raison du niveau insuffisant de connaissance de l'histoire, de la culture et de la société françaises de M. A, constaté lors de l'entretien d'assimilation, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La décision se fonde sur l'article 44 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionNON_LIEU

TA44-2504096(TA44-2504096)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension par M. A d’une décision de retrait de sa carte de résident prise par le préfet de la Loire-Atlantique, constate que le préfet a retiré sa décision attaquée le 7 mars 2025. En conséquence, le juge des référés prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, devenues sans objet. Il met à la charge de l’État une somme de 550 euros au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2200718(TA44-2200718)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions pour tardiveté, la requête ayant été enregistrée le 19 janvier 2022, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la naissance de la décision implicite le 21 février 2021. Cette irrecevabilité est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative et l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionREJETE

TA44-2409040(TA44-2409040)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante égyptienne, qui contestait le refus de titre de séjour en qualité d'ascendant à charge de Français et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Vendée. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et motivé en droit et en fait. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 423-11) ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de démonstration d'une vie privée et familiale stable en France et de la possibilité de soins dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2408707(TA44-2408707)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 1er mars 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de Mme B, ressortissante congolaise, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en retenant que l'intéressée avait redoublé sa première année de licence à trois reprises, alors que son inscription à l'université de Saint-Denis-de-la-Réunion pour le premier semestre 2020-2021 résultait d'une erreur, et que cette année avait été marquée par la crise sanitaire. Cette erreur a entaché d'illégalité le refus de séjour, ainsi que les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination, en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA44-2408398(TA44-2408398)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, ressortissante péruvienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Loire-Atlantique le 19 juin 2023. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa relation et de son mariage avec un compatriote titulaire d'une carte de résident. Le tribunal a annulé les décisions contestées, considérant que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale. Cette solution a été retenue sur le fondement des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2204823(TA44-2204823)

Cette requête de M. B, ressortissant congolais, contestait devant le Tribunal Administratif de Nantes le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que le ministre avait légalement pu fonder son refus sur le motif que cinq des enfants mineurs du requérant résidaient encore en République démocratique du Congo sans visa de long séjour. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-16 du code civil, qui exige que le centre des intérêts familiaux et matériels du demandeur soit fixé en France.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2204898(TA44-2204898)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 11 février 2022 rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la légalité externe (incompétence, motivation insuffisante, vice de procédure) que sur la légalité interne (défaut d'examen, erreur manifeste d'appréciation). Il a notamment jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée, s'agissant d'une décision prise sur un recours. La solution retenue est fondée sur les articles 21-16, 27 et 45 du code civil, ainsi que sur les articles L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA44-2417663(TA44-2417663)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait l'annulation d'une dette auprès de la caisse d'allocations familiales. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 18 novembre 2024, la requérante n'a pas produit le document manquant dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, la requête a donc été rejetée par ordonnance.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2504501(TA44-2504501)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 12 mars 2025 interdisant une conférence prévue le 13 mars 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais que l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées n'était pas manifestement illégale. Il a considéré que l'interdiction était justifiée par des risques sérieux de troubles à l'ordre public, compte tenu du passé judiciaire et des prises de position de l'orateur principal, M. A, ancien leader d'un groupement dissous. La décision s'appuie sur les pouvoirs de police administrative du préfet, en application du code de la sécurité intérieure, pour prévenir des atteintes à l'ordre public.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2204603(TA44-2204603)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 23 mars 2022 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre avait légalement mis en demeure M. B de produire un acte de naissance sur formulaire "3A" conforme à la législation bangladaise, et que l'intéressé n'avait pas déféré à cette demande dans le délai imparti. Les arguments de M. B sur son intégration ou son activité professionnelle ont été jugés sans incidence sur la légalité de la décision, fondée sur le défaut de production du document requis. La décision s'appuie sur les articles 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionREJETE

TA44-2204617(TA44-2204617)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait pu légalement se fonder sur l'insertion professionnelle insuffisante du requérant, caractérisée par une absence de ressources stables et suffisantes à la date de la décision attaquée. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de circulaires, celles-ci étant abrogées ou inopposables. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

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OrdonnanceANNULE

TA44-2201230(TA44-2201230)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a finalement enregistré la demande, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces points par ordonnance. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 500 euros à l'avocate de M. A au titre des frais d'instance.

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OrdonnanceDESISTEMENT

TA44-2417491(TA44-2417491)

Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 12 mars 2025, a constaté le désistement d'office de la SCI Cariflo. La société avait été invitée, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois, sans y donner suite. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.

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DécisionREJETE

TA44-2108675(TA44-2108675)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus du maire de Pornichet de dresser un procès-verbal d'infraction pour non-conformité des travaux de construction d'une maison individuelle. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par le requérant, tirés d'une erreur de fait, d'appréciation et de droit, n'étaient pas fondés, les travaux étant conformes au permis de construire délivré le 11 avril 2019. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme, qui imposent au maire de dresser procès-verbal en cas d'infraction, mais dont les conditions n'étaient pas réunies en l'espèce.

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OrdonnanceREJETE

TA44-2504326(TA44-2504326)

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de visa de court séjour opposé à Mme B, qui souhaitait accompagner son enfant atteint d’un cancer à Paris. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’état de santé de l’enfant étant stabilisé et la mère n’ayant pas démontré de lien continu avec elle durant les soins. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

Résumé IA