Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2502926(TA44-2502926)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par M. B A et son frère M. C A d’une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour à M. C A au titre de la réunification familiale. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour les requérants de justifier d’une situation de précarité ou de risques personnels et actuels en Iran ou en Afghanistan. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.
N° TA44-2504164(TA44-2504164)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Loire-Atlantique suspendant le permis de conduire de M. B pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas la preuve de conséquences économiques irréparables ni de l'impossibilité d'organiser son transport autrement. La décision contestée était fondée sur un contrôle positif aux stupéfiants, en application de l'article L. 224-2 du code de la route.
N° TA44-2503487(TA44-2503487)
Refus de visa étudiant (Sénégal) – Tribunal administratif de Nantes – Rejet de la demande de suspension. Le juge des réjets a rejeté la requête de M. A, qui demandait la suspension du refus de visa de long séjour pour études, faute d’urgence suffisante. Il a estimé que les inconvénients allégués (début des cours, risque de perte d’année, suivi en vidéo) ne caractérisaient pas une atteinte grave et immédiate à sa situation, d’autant que l’octroi d’un visa étudiant n’est pas un droit et que l’intéressé n’établissait pas avoir saisi la commission de recours obligatoire. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2503345(TA44-2503345)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait d’enjoindre à l’autorité consulaire française à Dakar de fixer un rendez-vous à son épouse pour déposer une demande de visa au titre du regroupement familial. Le juge a estimé que la mesure demandée se heurtait à une contestation sérieuse, faute pour le requérant d’établir qu’il bénéficiait de l’autorisation de regroupement familial invoquée ou que son épouse avait sollicité un rendez-vous. La condition d’urgence et d’utilité prévue à l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2504364(TA44-2504364)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 1er octobre 2024. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre du regroupement familial pour Mme B C, présentée comme la fille du requérant, M. A D C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à ses intérêts ou à ceux de sa fille, malgré la situation d'insécurité en Haïti. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA44-2201228(TA44-2201228)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A B pour contester le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de résidente. En cours d'instance, le préfet a finalement accordé le titre de séjour sollicité, valable dix ans. Par ordonnance, le tribunal a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en outre condamné l'État à verser 500 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA44-2420145(TA44-2420145)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Lys-Haut-Layon pour 16 maisons individuelles. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas produit, malgré deux demandes de régularisation, les justificatifs exigés par les articles R. 600-1 et R. 600-4 du code de l'urbanisme, notamment la preuve de notification du recours et un titre de propriété. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans débat au fond.
N° TA44-2314771(TA44-2314771)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme A d’une demande de condamnation de la commune de Mesquer à leur verser 117 169,22 euros en réparation des préjudices résultant du refus de délivrance d’un permis de construire à leurs acquéreurs. Par un mémoire du 19 février 2025, les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 12 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA44-2315499(TA44-2315499)
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 12 mars 2025, du désistement pur et simple de M. B de sa requête en indemnisation. Celle-ci visait à obtenir la condamnation de la commune de Mesquer à lui verser 154 776,21 euros en réparation des préjudices allégués suite à la délivrance d’un certificat d’urbanisme négatif. Le désistement a été accepté sans opposition, et les conclusions de la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. Cette décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2503861(TA44-2503861)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) du 26 février 2025. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour à M. C, ressortissant malien, en qualité de conjoint de ressortissante française. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA44-2503029(TA44-2503029)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 11 février 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'un an à l'encontre de M. B, ressortissant turc. Le juge a estimé que le préfet ne pouvait légalement édicter une nouvelle interdiction de retour alors qu'une mesure identique, prise par le préfet d'Ille-et-Vilaine le 3 novembre 2024, était déjà en vigueur et faisait l'objet d'un recours pendant devant la cour administrative d'appel. Cette solution repose sur l'application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2502942(TA44-2502942)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours dans la Sarthe, assortie d’une obligation de présentation bimensuelle au commissariat du Mans. Le juge a estimé que l’arrêté préfectoral du 4 février 2025 était suffisamment motivé et proportionné, et que le délai de transfert vers l’Espagne, fixé par l’article 29 du règlement (UE) n° 604/2013, n’était pas expiré, l’accord explicite des autorités espagnoles du 6 décembre 2024 ayant interrompu le délai implicite. La solution s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et le règlement Dublin III.
N° TA44-2404771(TA44-2404771)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par des riverains pour contester un certificat de non-opposition tacite délivré par le maire de Talmont-Saint-Hilaire pour l'installation d'un pylône d'antenne-relais de téléphonie mobile. En cours d'instance, la commune a retiré cette décision par un arrêté du 6 août 2024. Le tribunal constate donc que les conclusions à fin d'annulation sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il condamne la commune à verser 1 000 euros aux requérants au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502941(TA44-2502941)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme et M. A, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Vendée du 20 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et les interdisant de retour pour un an. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1, L. 435-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Les décisions préfectorales ont donc été confirmées.
N° TA44-2502939(TA44-2502939)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne souffrait pas d'un défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a estimé que le requérant, ayant présenté une demande de réexamen d'asile, ne démontrait pas une vulnérabilité particulière justifiant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, en application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2502812(TA44-2502812)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B pour contester une mise en demeure de la mutuelle Prévifrance lui réclamant 326,49 euros de cotisations. Le juge a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige entre une personne privée et une mutuelle, personne morale de droit privé, relève du juge judiciaire. Cette décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’article L. 211-3 du code de l’organisation judiciaire et l’article L. 110-1 du code de la mutualité.
N° TA44-2402085(TA44-2402085)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de l'association Patrimoine en presqu'île et de particuliers contestant un permis de construire délivré le 16 août 2023 par le maire de Guérande pour la restauration d'un immeuble et la création de 13 logements, ainsi que le permis modificatif du 13 janvier 2025. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 431-8, R. 431-10, R. 431-13, R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ainsi que des règles du plan de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les vices allégués n'étaient pas fondés ou avaient été régularisés par le permis modificatif. En conséquence, il a rejeté la requête et mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2214833(TA44-2214833)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 11 octobre 2022 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait fait une exacte application des articles 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, en fondant ce classement sur l'absence de production de l'original de l'acte de naissance malgré une mise en demeure, la copie intégrale n'ayant été établie qu'après la décision attaquée. La solution retenue confirme la légalité de la décision ministérielle, sans incidence des pièces produites ultérieurement ou des conditions de fond remplies par le requérant.
N° TA44-2503675(TA44-2503675)
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en référé de M. B C, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au ministre de l’intérieur de faire convoquer l’intéressé par l’autorité consulaire à Douala pour enregistrer sa demande de visa de long séjour « passeport talent ». Le juge estime que le silence prolongé de l’autorité consulaire a fait naître une décision implicite de refus de convocation, à laquelle le juge des référés ne peut faire obstacle. Dès lors, la demande est irrecevable, car les mesures sollicitées auraient dû être contestées par un recours en annulation assorti d’une demande de suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du même code. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA44-2503061(TA44-2503061)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait son assignation à résidence dans le département de la Loire-Atlantique pour une durée de quarante-cinq jours, prononcée par le préfet de Maine-et-Loire le 4 février 2025. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les obligations de pointage imposées n'étaient pas disproportionnées et que l'état de santé de l'intéressé ne justifiait pas une dispense. Enfin, le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.