Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2410677(TA44-2410677)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de perception de 3 033,54 euros émis par la communauté urbaine Angers Loire Métropole. En cours d’instance, la communauté urbaine a retiré ce titre le 25 novembre 2024, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance du 10 février 2025, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné la communauté urbaine à verser 500 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2303058(TA44-2303058)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII refusant de rétablir ses conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a rétabli rétroactivement ces conditions, ce qui a implicitement retiré la décision contestée. Le juge a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a rejeté les demandes accessoires.
N° TA44-2201100(TA44-2201100)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur. Le tribunal estime que le ministre a pu légalement se fonder sur des procédures pénales récentes (défaut de permis de conduire et usage de faux document), sans condamnation, pour apprécier l'opportunité de la naturalisation en vertu de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 21-27 du code civil est écarté comme inopérant, l'ajournement ne relevant pas de ce texte.
N° TA44-2201037(TA44-2201037)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait légalement pu rejeter la demande en raison de fausses déclarations, M. A n'ayant pas mentionné l'existence de son enfant né en 2014 dans son formulaire de demande. Le tribunal a considéré que cette omission, même si l'enfant résidait à l'étranger, constituait un motif valable pour exercer le pouvoir d'appréciation du ministre, sans erreur manifeste. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2200774(TA44-2200774)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La décision du ministre de l'intérieur, confirmant l'ajournement, s'est substituée à la décision initiale du préfet, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance d'insertion professionnelle et de ressources stables de l'intéressé, conformément aux articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2306793(TA44-2306793)
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté, par une ordonnance du 10 février 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour du préfet de Maine-et-Loire. Cette solution a été retenue car le préfet a délivré la carte de résident sollicitée le 19 octobre 2024, rendant les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sans objet. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocat de M. A, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
N° TA44-2200440(TA44-2200440)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 1er février 2022 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord rappelé que la décision ministérielle s'étant substituée à celle du préfet, les conclusions contre cette dernière étaient irrecevables. Sur le fond, il a estimé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen réel de la situation. Enfin, il a jugé que l'ajournement pour insuffisance d'assimilation, fondé sur les lacunes de M. B concernant l'histoire, la culture et les valeurs de la République française, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2200423(TA44-2200423)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le défaut d'autonomie matérielle du requérant, étudiant dont les revenus professionnels étaient insuffisants et complétés par une prestation sociale. Cette décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation sur l'opportunité d'accorder la naturalisation.
N° TA44-2114749(TA44-2114749)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance de l'insertion professionnelle de l'intéressée, notamment l'absence de ressources stables et d'activité professionnelle à la date de la décision. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2100525(TA44-2100525)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A et Mme B d’une demande indemnitaire de 717 717 euros contre l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) pour des fautes liées à l’illégalité du rejet de candidatures et au retard d’exécution d’un précédent jugement. Le tribunal reconnaît que l’illégalité des décisions annulées par son jugement du 4 décembre 2018 constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’AEFE. En revanche, il écarte le moyen tiré d’un retard fautif dans l’exécution de ce jugement, faute de préjudice établi. La solution retenue engage partiellement la responsabilité de l’AEFE sur le fondement de l’illégalité fautive, sans application de textes spécifiques autres que les principes généraux de la responsabilité administrative.
N° TA44-2419718(TA44-2419718)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la restitution de son permis de conduire au 13 janvier 2025. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une décision administrative expresse de refus du préfet de la Vendée, dont l’exécution ne pouvait être entravée par le référé subsidiaire. En l’absence d’urgence démontrée et de saisine au fond, la solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA44-2502271(TA44-2502271)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A épouse C. Celle-ci, mère isolée de quatre enfants mineurs, demandait une solution d'hébergement d'urgence pour elle et ses enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, la requérante ayant bénéficié de prises en charge ponctuelles par le 115 et ne démontrant pas une carence caractérisée des autorités. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées au titre des articles L. 222-5 et L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA44-2106279(TA44-2106279)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, attachée territoriale, qui contestait son compte-rendu d'entretien professionnel pour l'année 2020. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, une méconnaissance des droits de la défense, une erreur manifeste d'appréciation et une situation de harcèlement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure avait été régulière et que l'évaluation n'était entachée d'aucune illégalité. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 relatifs à l'évaluation des fonctionnaires territoriaux.
N° TA44-2106126(TA44-2106126)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le courrier du 12 janvier 2021 du président du conseil départemental de la Sarthe fixant un taux d'invalidité permanente de 20%. Le tribunal a jugé que ce courrier, qui se bornait à informer l'agent de l'avis de la commission de réforme et de l'engagement d'une procédure de retraite, constituait un acte préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation, fondée sur les articles 30 et 31 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003.
N° TA44-2106088(TA44-2106088)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A. Barriento, éducateur territorial, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le président de la communauté de communes Sud Retz Atlantique. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation, des erreurs de fait et d’appréciation, ainsi qu’un détournement de procédure. Le tribunal a jugé que le licenciement était légalement justifié, en application des articles 93 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et 3 du décret n° 2011-605 du 30 mai 2011, considérant que l’administration avait démontré l’inaptitude de l’agent à exercer normalement ses fonctions sur une période suffisante. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. Barriento.
N° TA44-2013599(TA44-2013599)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par une agente territoriale contestant le refus du maire de Villeneuve-en-Retz de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 22 septembre 2020, au motif que sa déclaration d'accident de service était tardive. Le tribunal a examiné l'application des articles 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et 37-2 et 37-3 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987. Il a jugé que la requérante avait adressé un certificat médical le 24 septembre 2020, soit dans le délai de quinze jours suivant l'accident, et que la déclaration formelle du 29 octobre 2020, intervenue après un second certificat médical, était recevable car le délai courait à compter de cette nouvelle constatation médicale. En conséquence, le tribunal a annulé la décision du maire et enjoint à la commune de réexaminer la demande de l'agente.
N° TA44-2112761(TA44-2112761)
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté le désistement d’office de Mme A, qui contestait la révision de son allocation personnalisée d’autonomie décidée par le président du conseil départemental de la Sarthe. En application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n’a pas répondu dans le délai imparti. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.
N° TA44-2100665(TA44-2100665)
Le Tribunal administratif de Nantes a condamné M. A de Bonald à rembourser 4 254,19 euros à la Caisse des dépôts et consignations pour des rémunérations perçues indûment lors de périodes d'absence non justifiées (16 janvier-31 mars 2019 et 1er-31 juillet 2019). La juridiction a retenu l'absence de service fait, principe fondamental de la fonction publique, et a relevé que la Caisse, dépourvue de comptable public, ne pouvait émettre de titre exécutoire. La décision s'appuie sur les règles générales du droit administratif relatives au remboursement des trop-perçus. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA44-2110827(TA44-2110827)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, un surveillant pénitentiaire, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser une indemnité pour des fautes commises dans la gestion de sa situation administrative. Le requérant invoquait un retard dans la reconnaissance de son accident de service, l'absence de remboursement de ses frais de santé et des carences dans le traitement de sa demande de reclassement. Le tribunal a estimé que l'État n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité et que les préjudices allégués n'étaient pas établis, en se fondant sur la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n°86-442 du 14 mars 1986.
N° TA44-2414619(TA44-2414619)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 18 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, et M. A n'a pas régularisé sa demande dans le délai imparti malgré une invitation du tribunal. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.