Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA44-2502410(TA44-2502410)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de proposer une solution d'hébergement d'urgence pérenne et adaptée à Mme A, à sa fille reconnue réfugiée, et à M. A, dans un délai de 48 heures. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée, la famille étant contrainte de dormir dehors en période hivernale, et que l'absence d'hébergement portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit à l'hébergement d'urgence, garanti par l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est une injonction de faire, fondée sur la carence de l'administration à assurer la mise à l'abri immédiate de la famille.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2209064(TA44-2209064)

Refus de titre de séjour – Tribunal administratif de Nantes – Non-lieu à statuer. Le tribunal constate que le préfet de Maine-et-Loire a délivré le titre de séjour sollicité par M. A après l’introduction de son recours en excès de pouvoir contre le refus initial du 12 mai 2022. Les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. L’État est condamné à verser 500 euros à l’avocate du requérant au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA44-2502271(TA44-2502271)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A épouse C. Celle-ci, mère isolée de quatre enfants mineurs, demandait une solution d'hébergement d'urgence pour elle et ses enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, la requérante ayant bénéficié de prises en charge ponctuelles par le 115 et ne démontrant pas une carence caractérisée des autorités. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées au titre des articles L. 222-5 et L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2200266(TA44-2200266)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait pu légalement se fonder sur le comportement fiscal critiquable du requérant, notamment des dettes récentes de taxe foncière et d'habitation, pour exercer son large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation. Le paiement ultérieur de ces dettes n'a pas été considéré comme de nature à remettre en cause cette appréciation. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2306793(TA44-2306793)

Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté, par une ordonnance du 10 février 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour du préfet de Maine-et-Loire. Cette solution a été retenue car le préfet a délivré la carte de résident sollicitée le 19 octobre 2024, rendant les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sans objet. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocat de M. A, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA44-2410677(TA44-2410677)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de perception de 3 033,54 euros émis par la communauté urbaine Angers Loire Métropole. En cours d’instance, la communauté urbaine a retiré ce titre le 25 novembre 2024, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance du 10 février 2025, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné la communauté urbaine à verser 500 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2101019(TA44-2101019)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le rejet implicite de sa demande de mutation prioritaire en raison de son statut de travailleur handicapé. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées par le ministre de la justice, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de rejet et la décision du 14 janvier 2021, estimant que l'administration n'avait pas examiné la demande de M. B au regard de la priorité légale prévue à l'article 60 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, alors que la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées produite établissait sa qualité de travailleur handicapé.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2317386(TA44-2317386)

Le Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) a annulé la décision du sous-directeur des visas refusant un visa de court séjour à Mme B, ressortissante togolaise. Le tribunal a estimé que le motif tiré de l'absence de fiabilité des informations produites était entaché d'une erreur d'appréciation, faute de précisions du ministre de l'intérieur. Il a également jugé que le risque de détournement de l'objet du visa n'était pas établi. La décision se fonde notamment sur les articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas).

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2203653(TA44-2203653)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 26 164,57 euros pour la période de juin 2016 à septembre 2021. Le juge a estimé que les aides familiales perçues par le requérant constituaient des ressources à déclarer et que sa bonne foi n'était pas établie, justifiant le bien-fondé de l'indu. Il a également écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de recouvrement, faute pour M. B de démontrer que la commission de recours amiable n'avait pas été consultée. Enfin, la demande de remise gracieuse a été jugée irrecevable, une telle demande relevant de la compétence du président du conseil départemental et non du juge administratif. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 262-8 et L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2415325(TA44-2415325)

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait une redevance d'enlèvement des ordures ménagères, pour irrecevabilité manifeste. Le requérant n'avait pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée via l'application "Télérecours citoyens" conformément aux articles R. 611-8-3 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, constate que l'absence de production de la décision dans le délai imparti n'a pas été régularisée.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA44-2416611(TA44-2416611)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par le préfet de la Sarthe d'une demande d'expulsion d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à l'encontre de Mme B F, déboutée de sa demande d'asile. La requête, fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, visait à ordonner l'évacuation des lieux en raison de l'urgence et de l'utilité de libérer le logement pour d'autres demandeurs. Le tribunal a constaté que l'intéressée, dont le recours contre la décision de rejet de l'asile avait été définitivement rejeté, se maintenait sans titre dans le logement malgré une mise en demeure infructueuse. En conséquence, il a fait droit à la demande préfectorale, ordonnant l'expulsion et autorisant le recours à la force publique, conformément aux dispositions précitées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2408402(TA44-2408402)

Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement de Mme A, qui contestait la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur relative à l'ajournement de sa demande de naturalisation. La requérante, ayant obtenu la nationalité française par décret du 23 juillet 2024, s'est désistée de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. Le tribunal a rejeté sa demande de frais de justice fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2013599(TA44-2013599)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par une agente territoriale contestant le refus du maire de Villeneuve-en-Retz de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 22 septembre 2020, au motif que sa déclaration d'accident de service était tardive. Le tribunal a examiné l'application des articles 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et 37-2 et 37-3 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987. Il a jugé que la requérante avait adressé un certificat médical le 24 septembre 2020, soit dans le délai de quinze jours suivant l'accident, et que la déclaration formelle du 29 octobre 2020, intervenue après un second certificat médical, était recevable car le délai courait à compter de cette nouvelle constatation médicale. En conséquence, le tribunal a annulé la décision du maire et enjoint à la commune de réexaminer la demande de l'agente.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2216716(TA44-2216716)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A pour contester la décision de l'OFII du 3 novembre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. En cours d'instance, l'OFII a rétabli rétroactivement ces conditions, retirant implicitement la décision attaquée. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires, notamment au titre des frais d'instance, ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2100525(TA44-2100525)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A et Mme B d’une demande indemnitaire de 717 717 euros contre l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) pour des fautes liées à l’illégalité du rejet de candidatures et au retard d’exécution d’un précédent jugement. Le tribunal reconnaît que l’illégalité des décisions annulées par son jugement du 4 décembre 2018 constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’AEFE. En revanche, il écarte le moyen tiré d’un retard fautif dans l’exécution de ce jugement, faute de préjudice établi. La solution retenue engage partiellement la responsabilité de l’AEFE sur le fondement de l’illégalité fautive, sans application de textes spécifiques autres que les principes généraux de la responsabilité administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA44-2416418(TA44-2416418)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. M. A contestait le refus de la maison départementale de l’autonomie de la Mayenne de lui accorder une réorientation professionnelle et le refus du président du conseil départemental de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le tribunal a constaté que M. A n’avait pas justifié avoir exercé les recours administratifs préalables obligatoires prévus par le code de l’action sociale et des familles (articles R. 241-17-1 et R. 241-35), malgré une demande de régularisation restée sans réponse. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2100665(TA44-2100665)

Le Tribunal administratif de Nantes a condamné M. A de Bonald à rembourser 4 254,19 euros à la Caisse des dépôts et consignations pour des rémunérations perçues indûment lors de périodes d'absence non justifiées (16 janvier-31 mars 2019 et 1er-31 juillet 2019). La juridiction a retenu l'absence de service fait, principe fondamental de la fonction publique, et a relevé que la Caisse, dépourvue de comptable public, ne pouvait émettre de titre exécutoire. La décision s'appuie sur les règles générales du droit administratif relatives au remboursement des trop-perçus. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2104050(TA44-2104050)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) de requalifier ses vacations en contrat à durée indéterminée. Le tribunal a estimé que, bien que M. A ait été recruté de manière répétée sur une longue période (1981-2020), ses missions de formation présentaient un caractère irrégulier et variable, ne répondant pas à un besoin permanent de l'administration. Par conséquent, il a été considéré comme un agent vacataire engagé pour des actes déterminés, et non comme un agent contractuel non titulaire, conformément aux articles 3 et suivants de la loi du 26 janvier 1984 et au décret du 15 février 1988. La demande de reconstitution de carrière et d'indemnisation a donc été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2414619(TA44-2414619)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 18 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, et M. A n'a pas régularisé sa demande dans le délai imparti malgré une invitation du tribunal. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2202907(TA44-2202907)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du département de Sarthe de conclure un contrat jeune majeur. La juridiction a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que le requérant n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le tribunal. En l'absence de ce recours, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été déclarées irrecevables.

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