Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2317984(TA44-2317984)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B A, ressortissant tunisien, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Le tribunal a rappelé que la décision de la commission se substitue à celle de l'autorité consulaire et que le rejet implicite est réputé fondé sur les mêmes motifs que la décision initiale, à savoir un risque de détournement de l'objet du visa et des informations incomplètes ou non fiables. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement énoncée dans l'extrait fourni, mais la décision s'appuie sur les articles D. 312-3, D. 312-8-1, L. 311-1 et L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2317917(TA44-2317917)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B A, ressortissant espagnol, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa du 20 septembre 2023, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour à ses deux enfants en qualité de membres de famille d’un citoyen de l’UE. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que les visas sollicités avaient été délivrés le 17 décembre 2024. Le tribunal a constaté que la décision attaquée avait été implicitement retirée, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à M. B A au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2317630(TA44-2317630)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait le refus de délivrance d'un visa "passeport-talent" pour un projet économique innovant. La juridiction a jugé que la décision de la commission de recours, qui s'était substituée à la décision consulaire, était suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes, équivalentes au SMIC, comme l'exige l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, pour subvenir à ses besoins. Par conséquent, la décision de refus n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 421-16 et suivants du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2502159(TA44-2502159)

Référé suspension rejeté par le Tribunal Administratif de Nantes. M. B, réfugié, demandait la suspension du refus de visa de long séjour pour sa fille au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de preuves suffisantes des liens récents et continus avec l'enfant et d'une dégradation avérée de sa situation au Pakistan. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2113584(TA44-2113584)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de Mme B, qui contestait le refus de la CAF de Loire-Atlantique de lui accorder une remise gracieuse d’un trop-perçu de prime d’activité de 4 140,81 euros. Le tribunal a jugé que la requérante ne pouvait ignorer son obligation de déclarer son mariage et sa vie maritale, et qu’elle n’établissait pas sa bonne foi. Il a également estimé qu’elle ne justifiait pas d’une situation de précarité suffisante pour justifier une remise de dette. La solution est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2110576(TA44-2110576)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 20 juillet 2021 refusant à Mme B, naturalisée française, la francisation de ses prénoms "A", "Maria" et "Theresia" en "Marilou". Le tribunal a jugé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que ce prénom, bien que peu courant, n'était pas français, alors qu'il est usité en France comme contraction de Marie Louise. L'annulation est fondée sur l'article 2 de la loi n°72-964 du 25 octobre 1972 relative à la francisation des noms et prénoms. Le tribunal a enjoint au ministre de présenter au Premier ministre un projet de décret autorisant ce changement de prénoms dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA44-2114482(TA44-2114482)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester une décision de la CAF de Loire-Atlantique du 4 décembre 2021 lui réclamant le remboursement d’un trop-perçu de prime exceptionnelle de solidarité de 100 euros. En cours d’instance, la CAF a accordé à Mme A la remise totale de cette dette par une décision du 4 février 2022. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête (annulation, injonction, remise de dette) étaient devenues sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond, sur le fondement des dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2200365(TA44-2200365)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait son placement à l'isolement au centre pénitentiaire de Nantes. Le juge a estimé que la procédure contradictoire avait été respectée, le requérant ayant été informé des motifs et ayant pu présenter des observations assisté d'un avocat. Il a également jugé que la décision n'était pas fondée sur des faits matériellement inexacts et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, au regard des dispositions des articles R. 57-7-64 et R. 57-7-73 du code de procédure pénale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2201226(TA44-2201226)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de résident "résident de longue durée - UE". Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet avait fait une exacte application de l'article 11 de la convention franco-ivoirienne et de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que les ressources de M. B n'étaient pas suffisantes. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA44-2501553(TA44-2501553)

Le Tribunal administratif de Nantes, par une ordonnance du 11 février 2025, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 18 mars 2024 à l'encontre de l'État pour défaut de proposition de logement à Mme N'din, reconnue prioritaire. Constatant que l'intéressée occupe depuis le 31 juillet 2024 un logement de type T4 correspondant à ses besoins, le juge a estimé l'exécution tardive mais effective. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a modéré le montant de l'astreinte à 500 euros, à verser au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA44-2501555(TA44-2501555)

Le tribunal administratif de Nantes a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de l’État pour non-exécution d’une injonction de proposer un logement de type T5-T6 à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation. Il résulte de l’instruction que M. A occupe depuis le 18 juin 2024 un logement de type T6 à Orvault, correspondant à ses besoins, ce qui met fin à l’inexécution. L’astreinte est liquidée à hauteur de 1 500 euros pour la période de retard, mais son montant est modéré à 750 euros en application de l’article R. 778-8 du code de justice administrative. L’État est condamné à verser cette somme au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA44-2501558(TA44-2501558)

Le Tribunal administratif de Nantes, par une ordonnance du 11 février 2025, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 30 janvier 2024 à l'encontre de l'État pour non-exécution d'une injonction de proposer un logement à Mme B. L'administration ayant proposé un logement T2 occupé depuis le 13 juin 2024, le juge a estimé l'obligation exécutée à cette date. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a modéré le montant de l'astreinte due pour la période de retard, la fixant à 550 euros au lieu de 1 050 euros.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA44-2501560(TA44-2501560)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par le préfet de la Loire-Atlantique, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 10 octobre 2023 pour défaut de proposition de logement à M. A. L'administration ayant proposé un logement de type T5 occupé depuis le 17 avril 2024, l'exécution est considérée comme acquise à cette date. L'astreinte due pour la période de retard est fixée à 1 300 euros, après modération, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA44-2204937(TA44-2204937)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B, agissant pour elle-même et ses filles mineures, d'une demande d'indemnisation pour carence fautive de l'État dans la prise en charge adaptée du handicap de sa fille A, orientée en institut médico-éducatif (IME) depuis le 30 septembre 2016 mais effectivement prise en charge seulement à partir de 2019. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour défaut de mise en œuvre de la décision d'orientation, engageant sa responsabilité sans faute sur le fondement de l'article L. 246-1 du code de l'action sociale et des familles. Il a accordé à Mme B une indemnité de 5 000 euros pour son préjudice moral et de 3 000 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence, à l'enfant A 8 000 euros pour son préjudice moral et 3 000 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence, et à sa sœur C 1 500 euros pour son préjudice moral, le tout assorti des intérêts au taux légal à compter du 23 décembre 2021, avec capitalisation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2205734(TA44-2205734)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. E, ressortissant comorien, contestant deux refus de titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. La juridiction a rejeté l’ensemble des demandes d’annulation, estimant que les décisions du préfet de la Sarthe n’étaient pas entachées d’incompétence et ne méconnaissaient ni les dispositions des articles L. 313-11 (6°) et L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité des refus opposés à M. E.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA44-2500718(TA44-2500718)

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A visant à assortir d'une astreinte une précédente injonction faite au préfet de la Vendée de réexaminer sa situation. Le tribunal a estimé que l'ordonnance du 30 décembre 2024 avait été entièrement exécutée, le préfet ayant délivré une autorisation provisoire de séjour autorisant le travail et enregistré la demande de titre de séjour. La requête a donc été jugée sans objet.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2502270(TA44-2502270)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale opposé à Mme F et aux enfants de M. C, réfugié érythréen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation, malgré l'évocation de conditions précaires et de persécutions en Éthiopie.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2500138(TA44-2500138)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D et M. C, ressortissants azerbaïdjanais, qui contestaient le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était justifiée par le fait que les requérants avaient présenté une demande de réexamen de leur demande d'asile après avoir été transférés en Allemagne. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait pris en compte la vulnérabilité de la famille, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2300465(TA44-2300465)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par une association et des particuliers d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Guérande du 9 novembre 2022. Cette délibération constatait la désaffectation et prononçait le déclassement d’une emprise de 12 m² du domaine public communal, préalablement à sa cession à un opérateur privé dans le cadre du réaménagement de l’ancien hôpital Saint-Jean. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’irrégularité de la convocation des conseillers municipaux et du défaut d’information, en estimant que les documents joints à l’ordre du jour permettaient un exercice éclairé du mandat. Il a jugé que la désaffectation était justifiée par un motif d’intérêt général et que la procédure de déclassement était régulière au regard des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code général des collectivités territoriales. La requête a été rejetée, et les demandeurs ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2306802(TA44-2306802)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société EURL PR, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 14 mars 2023 par lequel le maire des Sables-d'Olonne avait retiré son permis de construire tacite et refusé le projet de transformation d'une habitation en commerce. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, tiré d'une atteinte à la sécurité publique en raison d'une visibilité insuffisante et d'un risque d'accident, était légal. Il a également estimé que l'autorité compétente n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'aucune prescription spéciale ne pouvait suffire à remédier à ce danger.

Résumé IA