Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2206006(TA44-2206006)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, personnel de direction de l'éducation nationale, qui contestait le refus implicite de la rectrice de l'académie de Nantes de lui verser l'indemnité de sujétion spéciale à compter du 1er octobre 2021 et l'indemnité de résidence pour la période de juin 2020 à octobre 2021. Le tribunal a estimé que M. A, en période de préparation au reclassement, restait en position d'activité dans son corps d'origine et ne pouvait donc prétendre à l'indemnité de sujétion spéciale prévue pour les conseillers d'éducation populaire et de jeunesse. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles 63 de la loi du 11 janvier 1984 et 20 de la loi du 13 juillet 1983.
N° TA44-2206946(TA44-2206946)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci ayant été substituée par la décision du ministre de l'intérieur prise sur recours préalable obligatoire. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le non-respect par M. A de ses obligations fiscales (impôts sur le revenu et taxes d'habitation pour 6 225 euros), et ce malgré une régularisation ultérieure. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2207056(TA44-2207056)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département de Loire-Atlantique de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". La requérante invoquait l'évolution de son état de santé, mais le tribunal a estimé que les éléments médicaux fournis, notamment un certificat médical postérieur à la décision attaquée, ne permettaient pas de démontrer qu'elle remplissait les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 18 mars 2022.
N° TA44-2500785(TA44-2500785)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Fatines refusant de titulariser Mme B à l'issue de son stage. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressée pouvant bénéficier de l'allocation de retour à l'emploi et ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance du décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 et du code général de la fonction publique, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2114482(TA44-2114482)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester une décision de la CAF de Loire-Atlantique du 4 décembre 2021 lui réclamant le remboursement d’un trop-perçu de prime exceptionnelle de solidarité de 100 euros. En cours d’instance, la CAF a accordé à Mme A la remise totale de cette dette par une décision du 4 février 2022. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête (annulation, injonction, remise de dette) étaient devenues sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond, sur le fondement des dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
N° TA44-2317630(TA44-2317630)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait le refus de délivrance d'un visa "passeport-talent" pour un projet économique innovant. La juridiction a jugé que la décision de la commission de recours, qui s'était substituée à la décision consulaire, était suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes, équivalentes au SMIC, comme l'exige l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, pour subvenir à ses besoins. Par conséquent, la décision de refus n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 421-16 et suivants du même code.
N° TA44-2502340(TA44-2502340)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa délivré par les autorités consulaires françaises à Islamabad. Les requérants, une famille afghane, invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision en raison des risques encourus. Le juge rappelle que le droit d'asile n'emporte pas un droit à la délivrance d'un visa et que, en l'absence de recours administratif préalable épuisé, l'urgence particulière n'est pas démontrée. La requête est donc rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA44-2110576(TA44-2110576)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 20 juillet 2021 refusant à Mme B, naturalisée française, la francisation de ses prénoms "A", "Maria" et "Theresia" en "Marilou". Le tribunal a jugé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que ce prénom, bien que peu courant, n'était pas français, alors qu'il est usité en France comme contraction de Marie Louise. L'annulation est fondée sur l'article 2 de la loi n°72-964 du 25 octobre 1972 relative à la francisation des noms et prénoms. Le tribunal a enjoint au ministre de présenter au Premier ministre un projet de décret autorisant ce changement de prénoms dans un délai de deux mois.
N° TA44-2204073(TA44-2204073)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme C, demandeurs d’asile, contre la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 27 juillet 2021 mettant fin à leurs conditions matérielles d’accueil. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, l’absence d’entretien de vulnérabilité et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure avait respecté les exigences des articles L. 744-7 et L. 744-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en tenant compte de la vulnérabilité des intéressés.
N° TA44-2316264(TA44-2316264)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 avril 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A, les moyens soulevés n'étant pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 425-9) et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA44-2204937(TA44-2204937)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B, agissant pour elle-même et ses filles mineures, d'une demande d'indemnisation pour carence fautive de l'État dans la prise en charge adaptée du handicap de sa fille A, orientée en institut médico-éducatif (IME) depuis le 30 septembre 2016 mais effectivement prise en charge seulement à partir de 2019. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour défaut de mise en œuvre de la décision d'orientation, engageant sa responsabilité sans faute sur le fondement de l'article L. 246-1 du code de l'action sociale et des familles. Il a accordé à Mme B une indemnité de 5 000 euros pour son préjudice moral et de 3 000 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence, à l'enfant A 8 000 euros pour son préjudice moral et 3 000 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence, et à sa sœur C 1 500 euros pour son préjudice moral, le tout assorti des intérêts au taux légal à compter du 23 décembre 2021, avec capitalisation.
N° TA44-2316259(TA44-2316259)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B et Mme A contestant le refus implicite de visa de court séjour pour M. B en tant que conjoint d'une citoyenne de l'Union européenne. La juridiction a jugé que le sous-directeur des visas s'était fondé sur le motif que Mme A ne justifiait pas séjourner ou avoir l'intention de séjourner en France, et que ce motif était légal. Le tribunal a également écarté comme inopérant le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision consulaire, celle-ci s'étant substituée à la décision du sous-directeur. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 200-4 et R. 221-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2205734(TA44-2205734)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. E, ressortissant comorien, contestant deux refus de titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. La juridiction a rejeté l’ensemble des demandes d’annulation, estimant que les décisions du préfet de la Sarthe n’étaient pas entachées d’incompétence et ne méconnaissaient ni les dispositions des articles L. 313-11 (6°) et L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité des refus opposés à M. E.
N° TA44-2500718(TA44-2500718)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A visant à assortir d'une astreinte une précédente injonction faite au préfet de la Vendée de réexaminer sa situation. Le tribunal a estimé que l'ordonnance du 30 décembre 2024 avait été entièrement exécutée, le préfet ayant délivré une autorisation provisoire de séjour autorisant le travail et enregistré la demande de titre de séjour. La requête a donc été jugée sans objet.
N° TA44-2209522(TA44-2209522)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la CAF de Loire-Atlantique de lui accorder une remise gracieuse d’un trop-perçu de prime d’activité de 781,23 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité, mais n’a pas démontré de précarité compromettant sa capacité de remboursement, son avis d’imposition 2023 faisant état d’un revenu fiscal de référence de 63 991 euros. Le tribunal a appliqué l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. La solution retenue est le rejet de la demande, faute de preuve de précarité.
N° TA44-2209602(TA44-2209602)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant libanais, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de centre des intérêts matériels en France, l'activité professionnelle de l'intéressé aux Émirats Arabes Unis, ses liens familiaux au Liban, et l'absence de projet concret d'installation durable en France. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la nationalité.
N° TA44-2501044(TA44-2501044)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A visant à suspendre la décision implicite de refus d’abroger l’arrêté du 2 janvier 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une situation de précarité suffisamment caractérisée, étant en situation irrégulière depuis près de deux ans et ne justifiant pas d’un risque imminent de perte de logement ou de ressources. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d’injonction et celle relative aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA44-2501284(TA44-2501284)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 janvier 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a refusé un visa de long séjour à Mme D A E au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la situation de l’intéressée en Syrie ne présentant pas de dégradation suffisamment caractérisée depuis le départ de sa famille. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA44-2204841(TA44-2204841)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B épouse A contestant une décision de la CAF de Loire-Atlantique du 26 mars 2022 lui réclamant un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d'année de 320,14 euros pour 2021. La requérante sollicitait l'annulation de cette décision et la remise totale de la dette. En cours d'instance, la CAF a accordé la remise totale de la dette par une décision du 23 septembre 2022. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA44-2203621(TA44-2203621)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Ruaud-Briffault-Ballereau, qui contestait l'arrêté du 7 septembre 2021 du garde des sceaux autorisant le transfert d'un bureau annexe notarial de Soudan à Saffré. La société requérante, titulaire d'un office à Blain, invoquait une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé ce moyen non fondé, en application des articles 2-7 et 10 du décret n°71-942 du 26 novembre 1971 et de l'ordonnance n°45-2590 du 2 novembre 1945.