Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2300465(TA44-2300465)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par une association et des particuliers d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Guérande du 9 novembre 2022. Cette délibération constatait la désaffectation et prononçait le déclassement d’une emprise de 12 m² du domaine public communal, préalablement à sa cession à un opérateur privé dans le cadre du réaménagement de l’ancien hôpital Saint-Jean. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’irrégularité de la convocation des conseillers municipaux et du défaut d’information, en estimant que les documents joints à l’ordre du jour permettaient un exercice éclairé du mandat. Il a jugé que la désaffectation était justifiée par un motif d’intérêt général et que la procédure de déclassement était régulière au regard des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code général des collectivités territoriales. La requête a été rejetée, et les demandeurs ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA44-2404896(TA44-2404896)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant russe débouté du droit d'asile, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité habilitée, suffisamment motivé, et pris après un examen particulier de la situation. Il a estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant n'établissant pas une vie privée et familiale stable en France. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 611-1, 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2317676(TA44-2317676)
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 14 novembre 2023 du sous-directeur des visas refusant un visa de court séjour à Mme D, ressortissante algérienne. Le refus était motivé par un risque de détournement du visa à des fins migratoires, mais le tribunal a jugé cette appréciation erronée faute d’éléments probants, compte tenu des attaches familiales et des précédents visas obtenus par l’intéressée. La solution retenue s’appuie sur les articles 10 et 32 des règlements Schengen et du code communautaire des visas, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA44-2113584(TA44-2113584)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de Mme B, qui contestait le refus de la CAF de Loire-Atlantique de lui accorder une remise gracieuse d’un trop-perçu de prime d’activité de 4 140,81 euros. Le tribunal a jugé que la requérante ne pouvait ignorer son obligation de déclarer son mariage et sa vie maritale, et qu’elle n’établissait pas sa bonne foi. Il a également estimé qu’elle ne justifiait pas d’une situation de précarité suffisante pour justifier une remise de dette. La solution est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
N° TA44-2417924(TA44-2417924)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A contestant le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le ministre avait motivé son refus par l'absence de revenus personnels et une dépendance aux prestations sociales. Le requérant n'a soulevé que des moyens inopérants ou insuffisamment précis, ne contestant pas utilement le motif d'absence d'autonomie matérielle. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA44-2317630(TA44-2317630)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait le refus de délivrance d'un visa "passeport-talent" pour un projet économique innovant. La juridiction a jugé que la décision de la commission de recours, qui s'était substituée à la décision consulaire, était suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes, équivalentes au SMIC, comme l'exige l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, pour subvenir à ses besoins. Par conséquent, la décision de refus n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 421-16 et suivants du même code.
N° TA44-2405540(TA44-2405540)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Vendée lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen particulier et de méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte durée de séjour irrégulier et de l'absence d'attaches familiales établies en France. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2501553(TA44-2501553)
Le Tribunal administratif de Nantes, par une ordonnance du 11 février 2025, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 18 mars 2024 à l'encontre de l'État pour défaut de proposition de logement à Mme N'din, reconnue prioritaire. Constatant que l'intéressée occupe depuis le 31 juillet 2024 un logement de type T4 correspondant à ses besoins, le juge a estimé l'exécution tardive mais effective. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a modéré le montant de l'astreinte à 500 euros, à verser au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA44-2501558(TA44-2501558)
Le Tribunal administratif de Nantes, par une ordonnance du 11 février 2025, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 30 janvier 2024 à l'encontre de l'État pour non-exécution d'une injonction de proposer un logement à Mme B. L'administration ayant proposé un logement T2 occupé depuis le 13 juin 2024, le juge a estimé l'obligation exécutée à cette date. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a modéré le montant de l'astreinte due pour la période de retard, la fixant à 550 euros au lieu de 1 050 euros.
N° TA44-2110576(TA44-2110576)
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 20 juillet 2021 refusant à Mme B, naturalisée française, la francisation de ses prénoms "A", "Maria" et "Theresia" en "Marilou". Le tribunal a jugé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que ce prénom, bien que peu courant, n'était pas français, alors qu'il est usité en France comme contraction de Marie Louise. L'annulation est fondée sur l'article 2 de la loi n°72-964 du 25 octobre 1972 relative à la francisation des noms et prénoms. Le tribunal a enjoint au ministre de présenter au Premier ministre un projet de décret autorisant ce changement de prénoms dans un délai de deux mois.
N° TA44-2501555(TA44-2501555)
Le tribunal administratif de Nantes a été saisi par le préfet de la Loire-Atlantique d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de l’État pour non-exécution d’une injonction de proposer un logement de type T5-T6 à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation. Il résulte de l’instruction que M. A occupe depuis le 18 juin 2024 un logement de type T6 à Orvault, correspondant à ses besoins, ce qui met fin à l’inexécution. L’astreinte est liquidée à hauteur de 1 500 euros pour la période de retard, mais son montant est modéré à 750 euros en application de l’article R. 778-8 du code de justice administrative. L’État est condamné à verser cette somme au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA44-2105929(TA44-2105929)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation de 1ère Chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme H contre les décisions de non-opposition à déclaration préalable des 12 décembre 2019 et 25 septembre 2020, ainsi que contre le permis de construire du 29 mars 2021, délivrés par le maire de Casson à M. A pour un carport et des clôtures. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des requêtes de Mme H, après avoir écarté les moyens d'incompétence et de méconnaissance des articles UB 2.1, UB 2.2, UB 11 et UB 13 des règlements des plans locaux d'urbanisme applicables, ainsi que des articles L. 421-1 et R. 421-1 du code de l'urbanisme.
N° TA44-2501560(TA44-2501560)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par le préfet de la Loire-Atlantique, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 10 octobre 2023 pour défaut de proposition de logement à M. A. L'administration ayant proposé un logement de type T5 occupé depuis le 17 avril 2024, l'exécution est considérée comme acquise à cette date. L'astreinte due pour la période de retard est fixée à 1 300 euros, après modération, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA44-2401567(TA44-2401567)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. D, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de conjoint de Française. En cours d’instance, le visa a finalement été accordé le 14 janvier 2025, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné l’État à verser 600 euros à M. D au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2114482(TA44-2114482)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester une décision de la CAF de Loire-Atlantique du 4 décembre 2021 lui réclamant le remboursement d’un trop-perçu de prime exceptionnelle de solidarité de 100 euros. En cours d’instance, la CAF a accordé à Mme A la remise totale de cette dette par une décision du 4 février 2022. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête (annulation, injonction, remise de dette) étaient devenues sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond, sur le fondement des dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
N° TA44-2200365(TA44-2200365)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait son placement à l'isolement au centre pénitentiaire de Nantes. Le juge a estimé que la procédure contradictoire avait été respectée, le requérant ayant été informé des motifs et ayant pu présenter des observations assisté d'un avocat. Il a également jugé que la décision n'était pas fondée sur des faits matériellement inexacts et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, au regard des dispositions des articles R. 57-7-64 et R. 57-7-73 du code de procédure pénale.
N° TA44-2201226(TA44-2201226)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de résident "résident de longue durée - UE". Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet avait fait une exacte application de l'article 11 de la convention franco-ivoirienne et de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que les ressources de M. B n'étaient pas suffisantes. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
N° TA44-2211681(TA44-2211681)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante nigériane, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 5 mai 2022 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci s'étant substituée par la décision ministérielle. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant notamment sur le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature et sur l'article 21-15 du code civil.
N° TA44-2316259(TA44-2316259)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B et Mme A contestant le refus implicite de visa de court séjour pour M. B en tant que conjoint d'une citoyenne de l'Union européenne. La juridiction a jugé que le sous-directeur des visas s'était fondé sur le motif que Mme A ne justifiait pas séjourner ou avoir l'intention de séjourner en France, et que ce motif était légal. Le tribunal a également écarté comme inopérant le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision consulaire, celle-ci s'étant substituée à la décision du sous-directeur. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 200-4 et R. 221-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA44-2316264(TA44-2316264)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 avril 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A, les moyens soulevés n'étant pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 425-9) et la convention européenne des droits de l'homme.