Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2502340(TA44-2502340)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa délivré par les autorités consulaires françaises à Islamabad. Les requérants, une famille afghane, invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision en raison des risques encourus. Le juge rappelle que le droit d'asile n'emporte pas un droit à la délivrance d'un visa et que, en l'absence de recours administratif préalable épuisé, l'urgence particulière n'est pas démontrée. La requête est donc rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2401567(TA44-2401567)

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. D, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de conjoint de Française. En cours d’instance, le visa a finalement été accordé le 14 janvier 2025, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné l’État à verser 600 euros à M. D au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2306802(TA44-2306802)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société EURL PR, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 14 mars 2023 par lequel le maire des Sables-d'Olonne avait retiré son permis de construire tacite et refusé le projet de transformation d'une habitation en commerce. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, tiré d'une atteinte à la sécurité publique en raison d'une visibilité insuffisante et d'un risque d'accident, était légal. Il a également estimé que l'autorité compétente n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'aucune prescription spéciale ne pouvait suffire à remédier à ce danger.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2318012(TA44-2318012)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 20 décembre 2023 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait refusé la délivrance de visas de long séjour à Mme A et à quatre enfants mineurs au titre de la réunification familiale d’un réfugié. La commission avait estimé que les documents d’état civil produits n’étaient pas probants et que le lien familial n’était pas établi. Le tribunal a jugé que ces motifs étaient entachés d’une erreur d’appréciation, au regard des articles L. 561-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer les visas dans un délai d’un mois.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2317704(TA44-2317704)

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 5 octobre 2023 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé un visa de court séjour à une ressortissante égyptienne, au motif d’un risque de détournement migratoire. Le juge estime que l’âge de la demanderesse (59 ans), l’absence de revenus personnels justifiés et la présence d’un fils en France ne suffisent pas, à eux seuls, à établir un risque avéré, en l’absence d’autres éléments, et que la décision est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation. Il enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa dans un délai de deux mois. La décision s’appuie notamment sur l’article 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2317676(TA44-2317676)

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 14 novembre 2023 du sous-directeur des visas refusant un visa de court séjour à Mme D, ressortissante algérienne. Le refus était motivé par un risque de détournement du visa à des fins migratoires, mais le tribunal a jugé cette appréciation erronée faute d’éléments probants, compte tenu des attaches familiales et des précédents visas obtenus par l’intéressée. La solution retenue s’appuie sur les articles 10 et 32 des règlements Schengen et du code communautaire des visas, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2317630(TA44-2317630)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait le refus de délivrance d'un visa "passeport-talent" pour un projet économique innovant. La juridiction a jugé que la décision de la commission de recours, qui s'était substituée à la décision consulaire, était suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes, équivalentes au SMIC, comme l'exige l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, pour subvenir à ses besoins. Par conséquent, la décision de refus n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 421-16 et suivants du même code.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA44-2113584(TA44-2113584)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de Mme B, qui contestait le refus de la CAF de Loire-Atlantique de lui accorder une remise gracieuse d’un trop-perçu de prime d’activité de 4 140,81 euros. Le tribunal a jugé que la requérante ne pouvait ignorer son obligation de déclarer son mariage et sa vie maritale, et qu’elle n’établissait pas sa bonne foi. Il a également estimé qu’elle ne justifiait pas d’une situation de précarité suffisante pour justifier une remise de dette. La solution est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2200206(TA44-2200206)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 25 janvier 2021 par laquelle le préfet de la Sarthe a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B épouse D, ressortissante tunisienne. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en ne se considérant pas saisi d'une demande d'admission au séjour en qualité de parent d'enfant français, alors que la requérante avait sollicité ce titre en raison de la naissance de sa fille de nationalité française. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les dispositions du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2200365(TA44-2200365)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait son placement à l'isolement au centre pénitentiaire de Nantes. Le juge a estimé que la procédure contradictoire avait été respectée, le requérant ayant été informé des motifs et ayant pu présenter des observations assisté d'un avocat. Il a également jugé que la décision n'était pas fondée sur des faits matériellement inexacts et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, au regard des dispositions des articles R. 57-7-64 et R. 57-7-73 du code de procédure pénale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2500785(TA44-2500785)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Fatines refusant de titulariser Mme B à l'issue de son stage. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressée pouvant bénéficier de l'allocation de retour à l'emploi et ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance du décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 et du code général de la fonction publique, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

TA44-2200211(TA44-2200211)

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme D pour contester la décision du département de la Mayenne refusant la prise en charge des frais de séjour de M. C et fixant sa participation et celle de ses obligés alimentaires. La requérante soutenait que seul le juge aux affaires familiales pouvait statuer sur l'obligation alimentaire. Faute pour Mme D d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois imparti par le tribunal en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement pur et simple.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA44-2110576(TA44-2110576)

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 20 juillet 2021 refusant à Mme B, naturalisée française, la francisation de ses prénoms "A", "Maria" et "Theresia" en "Marilou". Le tribunal a jugé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que ce prénom, bien que peu courant, n'était pas français, alors qu'il est usité en France comme contraction de Marie Louise. L'annulation est fondée sur l'article 2 de la loi n°72-964 du 25 octobre 1972 relative à la francisation des noms et prénoms. Le tribunal a enjoint au ministre de présenter au Premier ministre un projet de décret autorisant ce changement de prénoms dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2201226(TA44-2201226)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de résident "résident de longue durée - UE". Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet avait fait une exacte application de l'article 11 de la convention franco-ivoirienne et de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que les ressources de M. B n'étaient pas suffisantes. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2405540(TA44-2405540)

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Vendée lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen particulier et de méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte durée de séjour irrégulier et de l'absence d'attaches familiales établies en France. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2420671(TA44-2420671)

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, un ressortissant sénégalais demandeur d'asile, contestant le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'OFII, considérant que la décision implicite du 25 décembre 2024, née du silence gardé sur le recours gracieux de M. A, n'était pas purement confirmative de la décision initiale du 26 août 2024, en raison des éléments nouveaux invoqués par le requérant (notamment son état de santé et la perte de son logement). La solution retenue est que la requête est recevable et que l'affaire doit être examinée au fond, en application des articles L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des dispositions relatives au recours gracieux.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA44-2502153(TA44-2502153)

Refus de visa étudiant. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours rejetant le refus de visa de long séjour pour études de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car le requérant n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de preuve qu'il ne pourrait pas reporter son projet à la rentrée suivante. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501884(TA44-2501884)

Refus de visa long séjour pour regroupement familial. Tribunal administratif de Nantes. Rejet de la requête en suspension pour irrecevabilité manifeste. Le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours contre les visas a été formé tardivement (articles D. 312-3 et D. 312-4 du CESEDA).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501284(TA44-2501284)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 janvier 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a refusé un visa de long séjour à Mme D A E au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la situation de l’intéressée en Syrie ne présentant pas de dégradation suffisamment caractérisée depuis le départ de sa famille. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA44-2501044(TA44-2501044)

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A visant à suspendre la décision implicite de refus d’abroger l’arrêté du 2 janvier 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une situation de précarité suffisamment caractérisée, étant en situation irrégulière depuis près de deux ans et ne justifiant pas d’un risque imminent de perte de logement ou de ressources. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d’injonction et celle relative aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.

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