Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
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N° TA44-2204073(TA44-2204073)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme C, demandeurs d’asile, contre la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 27 juillet 2021 mettant fin à leurs conditions matérielles d’accueil. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, l’absence d’entretien de vulnérabilité et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure avait respecté les exigences des articles L. 744-7 et L. 744-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en tenant compte de la vulnérabilité des intéressés.
N° TA44-2204518(TA44-2204518)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 15 février 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, estimant que la décision était régulière et que la situation de l'intéressé avait été examinée. Il a jugé que la décision était fondée sur les articles L. 551-16 et L. 553-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par M. B de ses obligations, notamment son absence à l'embarquement pour l'exécution de son transfert vers l'Italie.
N° TA44-2205734(TA44-2205734)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. E, ressortissant comorien, contestant deux refus de titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. La juridiction a rejeté l’ensemble des demandes d’annulation, estimant que les décisions du préfet de la Sarthe n’étaient pas entachées d’incompétence et ne méconnaissaient ni les dispositions des articles L. 313-11 (6°) et L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité des refus opposés à M. E.
N° TA44-2201414(TA44-2201414)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la sanction disciplinaire de sept jours de cellule avec sursis et un déclassement d'emploi, confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, que la commission de discipline était régulièrement composée et que les faits reprochés étaient matériellement établis. Il a également estimé que la sanction était proportionnée aux faits, en application des articles R. 57-7-1, R. 57-7-33, R. 57-7-34 et R. 57-7-49 du code de procédure pénale. Les conclusions de M. A au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA44-2400429(TA44-2400429)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. H E et M. I E demandant l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait confirmé le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour l'épouse et les enfants du requérant, bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit à la demande de substitution de motif présentée par le ministre de l'intérieur. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales précitées.
N° TA44-2407538(TA44-2407538)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 16 novembre 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier sur ces points. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA44-2407731(TA44-2407731)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 18 avril 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature au secrétaire général étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions des articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante.
N° TA44-2114054(TA44-2114054)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, qui contestait une décision de la CAF de Loire-Atlantique lui accordant une remise partielle sur un trop-perçu de prime d'activité. La requérante sollicitait une remise totale de sa dette de 1 045,83 euros, mais le tribunal a estimé qu'elle n'avait pas démontré sa situation de précarité, faute de produire des justificatifs de ses ressources et charges. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. En l'absence de preuve de précarité et alors que la dette avait déjà été remboursée, la demande a été rejetée.
N° TA44-2114174(TA44-2114174)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A C, qui contestait la décision du président du conseil départemental de Loire-Atlantique de suspendre puis de mettre fin à son droit au revenu de solidarité active (RSA) pour défaut de conclusion d’un contrat d’insertion. Le tribunal a jugé la requête irrecevable en raison de sa tardiveté, le recours administratif préalable ayant été formé après l’expiration du délai légal et la requête introductive d’instance ayant été enregistrée plus d’un an après la décision contestée. Il n’a donc pas examiné le bien-fondé des moyens soulevés par le requérant, fondés sur le code de l’action sociale et des familles et les ordonnances relatives à la crise sanitaire.
N° TA44-2200002(TA44-2200002)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C et Mme F, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 3 novembre 2021 du préfet de la Loire-Atlantique refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. C en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, rappelant que la décision statuait sur une demande. Il a également jugé que les éléments fournis par les requérants étaient insuffisants pour établir la contribution effective et régulière de M. C à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combiné à l'article 371-2 du code civil.
N° TA44-2203621(TA44-2203621)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Ruaud-Briffault-Ballereau, qui contestait l'arrêté du 7 septembre 2021 du garde des sceaux autorisant le transfert d'un bureau annexe notarial de Soudan à Saffré. La société requérante, titulaire d'un office à Blain, invoquait une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé ce moyen non fondé, en application des articles 2-7 et 10 du décret n°71-942 du 26 novembre 1971 et de l'ordonnance n°45-2590 du 2 novembre 1945.
N° TA44-2204841(TA44-2204841)
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B épouse A contestant une décision de la CAF de Loire-Atlantique du 26 mars 2022 lui réclamant un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d'année de 320,14 euros pour 2021. La requérante sollicitait l'annulation de cette décision et la remise totale de la dette. En cours d'instance, la CAF a accordé la remise totale de la dette par une décision du 23 septembre 2022. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA44-2207198(TA44-2207198)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le fait que l'épouse de M. A résidait à l'étranger, ce qui ne permettait pas de considérer ses attaches familiales comme pérennes en France, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2207480(TA44-2207480)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision préfectorale, dès lors que la décision ministérielle s'y était substituée. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en retenant un niveau insuffisant d'assimilation, au vu des connaissances lacunaires du requérant sur l'histoire, la culture et les institutions françaises, malgré son ancienneté de résidence. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2209602(TA44-2209602)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant libanais, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de centre des intérêts matériels en France, l'activité professionnelle de l'intéressé aux Émirats Arabes Unis, ses liens familiaux au Liban, et l'absence de projet concret d'installation durable en France. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la nationalité.
N° TA44-2211623(TA44-2211623)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence d'autonomie matérielle de l'intéressé, étudiant sans activité professionnelle malgré une capacité de travail non inexistante. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'acquisition de la nationalité relevant d'une faveur et non d'un droit. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2300463(TA44-2300463)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par l'association "Patrimoine en presqu'île" et plusieurs particuliers d'un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Guérande du 9 novembre 2022 approuvant la vente de parcelles à la société France Pierre Patrimoine pour 850 000 euros. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la convocation, du défaut d'information des conseillers municipaux, de l'absence de déclassement préalable et de l'insuffisance de motivation. Il a jugé que la délibération était légale, en application des articles L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales et des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques. La requête a donc été rejetée.
N° TA44-2300464(TA44-2300464)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par une association et des particuliers d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Guérande du 9 novembre 2022. Cette délibération constatait la désaffectation des bâtiments de l’ancien hôpital Saint-Jean et prononçait leur déclassement du domaine public communal en vue de leur cession à un opérateur privé. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’information des conseillers municipaux était suffisante au regard de l’article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales, et que la désaffectation était établie par les pièces du dossier, écartant ainsi l’erreur manifeste d’appréciation. Il a également donné acte du désistement de M. C.
N° TA44-2310458(TA44-2310458)
Le Tribunal Administratif de Nantes annule le permis de construire du 24 février 2023, modifié tacitement le 24 juin 2023, accordé par le maire de La Guérinière à la SARL Mathé Construction pour une centrale à béton mobile. Saisi par le préfet de la Vendée d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal juge que cette installation, bien que soumise à permis de construire, constitue une « installation » et non un « bâtiment » au sens du plan de prévention des risques littoraux (PPRL). Elle est donc interdite en zone bleue B0 par les articles 2.2.1 et 2.2.2 du règlement du PPRL, ce qui rend le permis illégal. La solution retenue se fonde sur le code de l’urbanisme et le code de l’environnement.
N° TA44-2311769(TA44-2311769)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la communauté d'agglomération Les Sables-d'Olonne Agglomération d'une demande d'expulsion de la SAS Les Ailes Vendéennes, occupante sans droit ni titre du domaine public aéroportuaire après le non-renouvellement de sa convention d'occupation temporaire. La juridiction administrative s'est déclarée compétente pour statuer sur cette demande, en application de l'article L. 2111-16 du code général de la propriété des personnes publiques, dès lors que la dépendance occupée relève du domaine public aéronautique. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la légalité de la mise en demeure et les conditions de l'occupation sans titre.