Jurisprudence — Tribunal Administratif de Nantes
58 014 décisions disponibles — page 959/2901
N° TA44-2200423(TA44-2200423)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le défaut d'autonomie matérielle du requérant, étudiant dont les revenus professionnels étaient insuffisants et complétés par une prestation sociale. Cette décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation sur l'opportunité d'accorder la naturalisation.
N° TA44-2317386(TA44-2317386)
Le Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) a annulé la décision du sous-directeur des visas refusant un visa de court séjour à Mme B, ressortissante togolaise. Le tribunal a estimé que le motif tiré de l'absence de fiabilité des informations produites était entaché d'une erreur d'appréciation, faute de précisions du ministre de l'intérieur. Il a également jugé que le risque de détournement de l'objet du visa n'était pas établi. La décision se fonde notamment sur les articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas).
N° TA44-2416612(TA44-2416612)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Sarthe, ordonne l’expulsion sans délai de Mme B du centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) du Mans, qu’elle occupe sans titre depuis le rejet définitif de sa demande d’asile. La juridiction constate que la mesure ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux est urgente et utile pour accueillir d’autres demandeurs d’asile. La solution est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA44-2201616(TA44-2201616)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que le motif de rejet, fondé sur l'absence de ressources propres de M. A dont les revenus provenaient essentiellement de prestations sociales, n'était entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2415325(TA44-2415325)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait une redevance d'enlèvement des ordures ménagères, pour irrecevabilité manifeste. Le requérant n'avait pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée via l'application "Télérecours citoyens" conformément aux articles R. 611-8-3 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, constate que l'absence de production de la décision dans le délai imparti n'a pas été régularisée.
N° TA44-2303058(TA44-2303058)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII refusant de rétablir ses conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a rétabli rétroactivement ces conditions, ce qui a implicitement retiré la décision contestée. Le juge a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a rejeté les demandes accessoires.
N° TA44-2419718(TA44-2419718)
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la restitution de son permis de conduire au 13 janvier 2025. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une décision administrative expresse de refus du préfet de la Vendée, dont l’exécution ne pouvait être entravée par le référé subsidiaire. En l’absence d’urgence démontrée et de saisine au fond, la solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA44-2106279(TA44-2106279)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, attachée territoriale, qui contestait son compte-rendu d'entretien professionnel pour l'année 2020. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, une méconnaissance des droits de la défense, une erreur manifeste d'appréciation et une situation de harcèlement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure avait été régulière et que l'évaluation n'était entachée d'aucune illégalité. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 relatifs à l'évaluation des fonctionnaires territoriaux.
N° TA44-2209064(TA44-2209064)
Refus de titre de séjour – Tribunal administratif de Nantes – Non-lieu à statuer. Le tribunal constate que le préfet de Maine-et-Loire a délivré le titre de séjour sollicité par M. A après l’introduction de son recours en excès de pouvoir contre le refus initial du 12 mai 2022. Les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. L’État est condamné à verser 500 euros à l’avocate du requérant au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
N° TA44-2106126(TA44-2106126)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le courrier du 12 janvier 2021 du président du conseil départemental de la Sarthe fixant un taux d'invalidité permanente de 20%. Le tribunal a jugé que ce courrier, qui se bornait à informer l'agent de l'avis de la commission de réforme et de l'engagement d'une procédure de retraite, constituait un acte préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation, fondée sur les articles 30 et 31 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003.
N° TA44-2416611(TA44-2416611)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par le préfet de la Sarthe d'une demande d'expulsion d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à l'encontre de Mme B F, déboutée de sa demande d'asile. La requête, fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, visait à ordonner l'évacuation des lieux en raison de l'urgence et de l'utilité de libérer le logement pour d'autres demandeurs. Le tribunal a constaté que l'intéressée, dont le recours contre la décision de rejet de l'asile avait été définitivement rejeté, se maintenait sans titre dans le logement malgré une mise en demeure infructueuse. En conséquence, il a fait droit à la demande préfectorale, ordonnant l'expulsion et autorisant le recours à la force publique, conformément aux dispositions précitées.
N° TA44-2417485(TA44-2417485)
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par le préfet de la Loire-Atlantique d’une demande de mainlevée de l’astreinte prononcée pour défaut de proposition de logement à Mme B, a estimé que l’administration avait exécuté l’injonction en proposant un logement de type T4 à Nantes le 25 octobre 2023, refusé par l’intéressée le 18 novembre 2023. Constatant que cette offre n’était pas manifestement inadaptée et que le retard d’exécution était léger (environ un mois), le tribunal a décidé, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte à titre définitif.
N° TA44-2201100(TA44-2201100)
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur. Le tribunal estime que le ministre a pu légalement se fonder sur des procédures pénales récentes (défaut de permis de conduire et usage de faux document), sans condamnation, pour apprécier l'opportunité de la naturalisation en vertu de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 21-27 du code civil est écarté comme inopérant, l'ajournement ne relevant pas de ce texte.
N° TA44-2203653(TA44-2203653)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 26 164,57 euros pour la période de juin 2016 à septembre 2021. Le juge a estimé que les aides familiales perçues par le requérant constituaient des ressources à déclarer et que sa bonne foi n'était pas établie, justifiant le bien-fondé de l'indu. Il a également écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de recouvrement, faute pour M. B de démontrer que la commission de recours amiable n'avait pas été consultée. Enfin, la demande de remise gracieuse a été jugée irrecevable, une telle demande relevant de la compétence du président du conseil départemental et non du juge administratif. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 262-8 et L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA44-2414619(TA44-2414619)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 18 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, et M. A n'a pas régularisé sa demande dans le délai imparti malgré une invitation du tribunal. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA44-2502271(TA44-2502271)
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A épouse C. Celle-ci, mère isolée de quatre enfants mineurs, demandait une solution d'hébergement d'urgence pour elle et ses enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, la requérante ayant bénéficié de prises en charge ponctuelles par le 115 et ne démontrant pas une carence caractérisée des autorités. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées au titre des articles L. 222-5 et L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA44-2204346(TA44-2204346)
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme A contestant le refus de la CAF de la Mayenne de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité. La requérante invoquait sa situation de précarité et une erreur dans le calcul de son quotient familial. Le tribunal estime que Mme A n'a pas établi sa bonne foi, l'indu résultant d'une omission de déclaration de ses ressources. En outre, faute pour elle d'avoir fourni les éléments demandés sur ses ressources et charges, sa situation de précarité n'est pas démontrée. La décision est fondée sur les articles L. 842-1, L. 842-3 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA44-2203797(TA44-2203797)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 20 janvier 2022 confirmant l'irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement fonder son refus sur l'insuffisance d'assimilation de la requérante à la communauté française, en raison de son niveau très insuffisant de connaissance de l'histoire, de la culture et de la société françaises, constaté lors de l'entretien. La décision a été prise en application des articles 21-24 du code civil et 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2201037(TA44-2201037)
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait légalement pu rejeter la demande en raison de fausses déclarations, M. A n'ayant pas mentionné l'existence de son enfant né en 2014 dans son formulaire de demande. Le tribunal a considéré que cette omission, même si l'enfant résidait à l'étranger, constituait un motif valable pour exercer le pouvoir d'appréciation du ministre, sans erreur manifeste. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA44-2200774(TA44-2200774)
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La décision du ministre de l'intérieur, confirmant l'ajournement, s'est substituée à la décision initiale du préfet, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance d'insertion professionnelle et de ressources stables de l'intéressé, conformément aux articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.