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Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le syndicat des copropriétaires de l’immeuble « A... » d’une demande visant à compléter une précédente ordonnance de suspension (du 13 août 2024) par une injonction sous astreinte, afin de faire cesser la délivrance par le maire de Beaulieu-sur-Mer d’arrêtés ponctuels autorisant l’ouverture tardive d’un établissement de nuit. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, le syndicat étant dépourvu d’intérêt à agir faute de démontrer que les troubles allégués affectent de manière indivisible les parties communes de la copropriété. La solution retenue s’appuie sur les principes régissant l’intérêt à agir des syndicats de copropriétaires, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la compétence du maire au regard de l’arrêté préfectoral de 2015.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 13 octobre 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté comportait les considérations de droit et de fait nécessaires. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cette disposition ne s'appliquant pas aux autorités des États membres. Le tribunal a appliqué les articles L. 612-6, L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.