23 119 décisions disponibles — page 128/1156
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en référé liberté de M. B..., agissant pour sa partenaire de pacte civil de solidarité, Mme A..., ressortissante taïwanaise. Le requérant demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur le renouvellement du titre de séjour de Mme A... ou de lui délivrer un récépissé. Le juge des référés a rejeté la requête pour deux motifs : d'une part, M. B... n'avait pas qualité pour agir au nom de Mme A..., et d'autre part, une décision implicite de rejet étant née du silence de l'administration, l'absence de récépissé ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La solution retenue est le rejet de la requête par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a constaté que Mme A..., reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par une décision de la commission de médiation du 4 février 2025, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée à ses besoins dans le délai légal de six mois. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de l'intéressée dans un logement de type T4 adaptable avec ascenseur, conformément à la décision de la commission. Cette solution retient l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C... qui sollicitait la suspension de la décision implicite de la rectrice de l'académie de Nice refusant d'attribuer un accompagnant d'élèves en situation de handicap (AESH) individuel à son enfant pour 32 heures par semaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'absence d'accompagnement sur le temps périscolaire ne portait pas une atteinte suffisamment grave au droit à l'éducation de l'enfant. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A... d’un litige concernant ses droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi, suite à sa démission. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs à cette prestation d’assurance chômage relèvent de la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contestant ses droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi, servie par France Travail. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, selon les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs à cette allocation, relevant du régime conventionnel d’assurance chômage, ressortissent à la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en référé suspension de Mme A..., qui contestait le refus de France Travail de lui verser l’ARCE. Le juge des référés constate que la requérante n’a pas introduit de recours au fond en annulation, ce qui rend sa demande irrecevable en application des articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative. Il relève également que le litige relatif aux droits à l’ARCE ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et assignation à résidence. La requête a été jugée tardive car introduite le 29 octobre 2025, alors que le délai de recours de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile expirait le 27 octobre 2025 à minuit. Le tribunal a appliqué les articles R. 922-17 du même code et R. 421-5 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le recours de M. C..., constate que le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas proposé de logement adapté (type T4 avec ascenseur) dans les six mois suivant la décision de la commission de médiation du 4 mars 2025. En application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge ordonne au préfet de procéder au relogement de M. C..., assortissant cette injonction d'une astreinte. La solution retenue est l'injonction de relogement sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le recours de Mme D... A..., a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n'avait pas proposé de logement adapté à ses besoins dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 1er avril 2025, qui l'avait reconnue prioritaire pour un logement de type T4. En application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a ordonné au préfet de procéder au relogement de l'intéressée sous astreinte. La solution retenue est une injonction de faire, assortie d'une astreinte, afin de garantir l'exécution de l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le recours de Mme C..., constate que le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas proposé de logement adapté à ses besoins (T1 avec ascenseur) dans les six mois suivant la décision de la commission de médiation du 1er avril 2025. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative, le tribunal ordonne au préfet de procéder au relogement de Mme C... sous astreinte. La solution retenue impose à l'État son obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. E... visant à engager la responsabilité de l'État pour refus de concours de la force publique dans l'exécution d'une ordonnance d'expulsion. La responsabilité de l'État a été reconnue, mais la période d'indemnisation a été fixée à compter du 29 mai 2023, soit deux mois après la réquisition de la force publique, et non à compter du 1er février 2023 comme le soutenait le requérant. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, qui prévoit que le refus de l'État de prêter son concours ouvre droit à réparation, et sur la jurisprudence relative au délai de deux mois accordé à l'administration pour agir.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de résident par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, le refus étant fondé sur l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (menace pour l'ordre public). Il a également écarté le moyen tiré de l'utilisation illégale des données du traitement d'antécédents judiciaires, en application de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C..., infirmière au CHU de Nice, qui demandait l'annulation du refus implicite de l'administration de lui accorder la protection fonctionnelle. Mme C. invoquait des faits de harcèlement moral et d'agression verbale de la part d'une collègue. Le tribunal a estimé que les éléments produits, notamment un courrier au tribunal judiciaire et un compte-rendu psychologique, ne suffisaient pas à établir la réalité de faits constitutifs de harcèlement ou de violence. En application des articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique, le CHU de Nice était donc fondé à refuser la protection sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête du syndicat CGT du Foyer de l’enfance des Alpes-Maritimes, qui demandait l’annulation de la décision du 2 novembre 2020 dénonçant un protocole d’accord local sur la réduction du temps de travail. Le tribunal a jugé que cet accord constituait une simple déclaration d’intention, dépourvue de valeur juridique et de force contraignante. Par conséquent, la décision de dénonciation était un acte non décisoire, insusceptible de faire grief et irrecevable au recours pour excès de pouvoir. La solution s’appuie sur l’article 4 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983, rappelant la situation statutaire et réglementaire des fonctionnaires.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la SCI Arigatai visant à obtenir la prise en compte rétroactive de son option pour l'impôt sur les sociétés (IS) à la date de sa création, le 13 février 2020. La société soutenait avoir valablement exercé cette option via le formulaire M0 et une lettre au SIE, conformément aux articles 206 et 239 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'option pour l'IS ne pouvait être exercée à titre rétroactif et que les formalités requises n'avaient pas été accomplies dans les délais légaux. La solution retenue confirme le refus de l'administration fiscale, en application des articles 206-3-b et 239 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., moniteur-éducateur, qui demandait réparation des préjudices subis du fait de son exclusion conservatoire (20 septembre 2022) et de son exclusion temporaire de trois jours (8 mars 2023). Le tribunal a jugé que la suspension conservatoire était légale, car fondée sur des faits vraisemblables et graves (état d'ébriété présumé) au regard de l'intérêt du service, conformément à l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes indemnitaires et des conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société de droit portugais Chardonnay Servicos de Consultoria Lda, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de contribution sur les revenus locatifs. Le tribunal a relevé d’office que la requête, enregistrée le 15 juin 2022, était tardive car présentée après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification du rejet de sa réclamation préalable. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des pénalités a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens de fond soulevés par la société. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande de la SAS Bio Courses, agissant pour le compte de sa filiale France Colis Santé, en décharge de la contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés de 3% sur les montants distribués (article 235 ter ZCA du CGI) au titre de 2016. La requête est irrecevable car la réclamation préalable du 21 juillet 2022, seule présentée pour le compte de la filiale, est tardive, le délai de réclamation ayant expiré le 31 décembre 2018. La décision du Conseil constitutionnel n° 2017-660 QPC ne constitue pas un événement ouvrant un nouveau délai de réclamation au sens de l'article R. 196-1 c) du LPF.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en 1ère chambre, a examiné les recours de Mme A..., ressortissante philippine, contre le refus implicite puis explicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'absence de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les juges se sont fondés sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-23 et L. 435-1, ainsi que sur les stipulations conventionnelles invoquées.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 1ère chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant philippin, contre le refus implicite puis l'arrêté du 22 avril 2025 du préfet des Alpes-Maritimes rejetant sa demande de titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a annulé la décision de refus de séjour au motif qu'elle méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire a également été annulée. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... une carte de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État le versement de 1 200 euros à son avocate au titre des frais de justice.