23 119 décisions disponibles — page 133/1156
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A... épouse C..., ressortissante philippine, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 4 décembre 2024 prononçant la clôture de sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint de français. La requérante soutenait que cette décision était insuffisamment motivée, méconnaissait l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, et était entachée d’erreurs d’appréciation au regard des articles L. 423-1, L. 423-2 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a annulé la décision de clôture, considérant que le préfet ne pouvait légalement clôturer une demande sans avoir préalablement pris une décision explicite sur le fondement des textes applicables. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de la requérante dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. D..., ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France et de l'absence de liens familiaux intenses et stables sur le territoire.