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Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de la 2ème Chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme A C et M. D B contre les arrêtés du préfet des Alpes-Maritimes du 23 novembre 2024 rejetant leurs demandes d’admission exceptionnelle au séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance de motivation, l’erreur de droit dans l’application de l’article L. 412-5 du CESEDA, et la méconnaissance de l’article 8 de la CEDH et de l’article 3-1 de la CIDE. Le tribunal a annulé ces arrêtés, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en examinant les demandes au regard de l’article L. 412-5 plutôt que des dispositions de l’article L. 435-1 du CESEDA, et a enjoint au préfet de réexaminer les situations des intéressés dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi par M. B..., professeur, d’une demande d’annulation du tableau d’avancement à la hors classe de son corps pour 2025, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que l’agent était affecté dans le Var, le tribunal a appliqué les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent la compétence au tribunal du lieu d’affectation. Par ordonnance du 25 septembre 2025, il a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Toulon.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 17 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Par un mémoire du 5 septembre 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 25 septembre 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la volonté du requérant de mettre fin à la procédure.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Nice du 4 novembre 2021 refusant l’autorisation de changement d’usage de son logement en meublé touristique. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d’appréciation et une exception d’illégalité de la délibération métropolitaine n°7.1 du 31 mai 2021. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que la délibération litigieuse, prise sur le fondement des articles L. 631-7 et L. 631-7-1 du code de la construction et de l’habitation, permettait au maire de fixer des conditions de délivrance non exclusivement liées aux critères de durée de location ou de caractéristiques physiques du local. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, salariée protégée, qui demandait l'annulation de la décision du 14 décembre 2022 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique par la société Integra Neurosciences Implants. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation, tant sur l'existence du motif économique que sur l'absence de recherche sérieuse de reclassement, n'était pas fondé. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A..., gérante d'une auto-école, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017 et 2019, issues d'une vérification de comptabilité. La requérante invoquait des vices de procédure (absence de débat contradictoire, violation du secret professionnel) et contestait le rejet de sa comptabilité ainsi que la méthode de reconstitution de son chiffre d'affaires. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que les moyens relatifs au bien-fondé des impositions n'étaient pas fondés, en application des articles L. 55 du livre des procédures fiscales et du code général des impôts. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, l'arrêté attaqué ayant été retiré par le préfet le 3 juillet 2025. Les demandes d'injonction présentées ultérieurement par la requérante ont été rejetées comme irrecevables, car formulées en complément de conclusions de non-lieu et non de conclusions à fin d'annulation. Enfin, la demande de frais irrépétibles a été rejetée, la requérante bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale et son avocat n'ayant pas sollicité le versement de la part contributive de l'État.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... contestant des rehaussements d’impôt sur le revenu, de contributions sociales et des rappels de TVA pour les années 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et L. 76 du livre des procédures fiscales, et que les autres moyens soulevés (notamment sur l’absence d’information sur l’origine des renseignements, la violation du devoir de loyauté, l’application de la franchise de TVA ou le cumul des pénalités) étaient infondés ou inopérants. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des demandes de décharge et de la demande de modération des pénalités.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SCI Via Stella qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d'amendes fiscales. La juridiction a accueilli les fins de non-recevoir soulevées par l'administration, estimant d'une part que la requête était tardive au regard du délai de deux mois prévu par l'article R. 281-4 du livre des procédures fiscales. D'autre part, le tribunal a jugé que la société était dépourvue d'intérêt à agir, la saisie étant restée infructueuse et n'ayant produit aucun effet sur le recouvrement de la somme due.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, qui demandait d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante n'établissait pas la condition d'urgence, ni l'utilité de la mesure, en se bornant à invoquer des considérations générales sur sa liberté d'aller et venir sans démontrer de difficultés concrètes. La décision rappelle le droit à un récépissé pour tout étranger déposant un dossier complet, conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la SNC Carlton Danube Cannes, qui sollicitait la décharge de rappels de retenue à la source pour les années 2015 et 2016. Les juges ont estimé que les commissions versées à des agences de voyage étrangères rémunéraient des prestations utilisées en France, car elles permettaient à la société hôtelière de développer son activité sur le territoire national, les soumettant ainsi à l'article 182 B du code général des impôts. La société ne pouvait pas non plus se prévaloir de la doctrine administrative invoquée, celle-ci n'étant pas applicable aux faits de l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la note de 10/20 obtenue à l'épreuve orale terminale "Grand oral" du baccalauréat général 2023. La requérante invoquait une irrégularité dans la composition du jury et des questions hors programme. Le tribunal a jugé que cette note, en tant qu'acte préparatoire au résultat final de l'examen arrêté souverainement par le jury (article D. 334-20 du code de l'éducation), n'est pas une décision susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. Par conséquent, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme A... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Les requérants contestaient la motivation de la proposition de rectification, le non-respect du droit à l'erreur, la qualification de revenus distribués pour le compte courant d'associé et des dépenses personnelles, ainsi que la majoration pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, notamment par référence à celle adressée à la société, et a écarté le moyen tiré du droit à l'erreur comme imprécis. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sur le fondement des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que des articles 109 et 111 c du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société suisse SA GV Royale Mansions, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de contribution sur les revenus locatifs pour les années 2017 à 2019. Ces impositions faisaient suite à la mise à disposition gratuite d’une villa à Saint-Jean-Cap-Ferrat au profit de ses associés, qualifiée d’acte anormal de gestion. Le tribunal a jugé que l’administration avait établi l’absence de contrat de location et l’occupation régulière du bien, justifiant la réintégration des recettes non perçues dans les résultats de la société. La solution s’appuie sur les articles 38 et 209 du code général des impôts, relatifs à la définition du bénéfice net et à la gestion normale d’une entreprise.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la taxe sur les logements vacants due pour 2022. La requérante invoquait une vacance indépendante de sa volonté en raison d'une baisse du prix de vente de son appartement. Le tribunal a jugé que la potentielle réalisation d'une moins-value ne constitue pas une circonstance indépendante de la volonté au sens de l'article 232 du code général des impôts. Par conséquent, le moyen soulevé a été considéré comme manifestement insusceptible de venir au soutien de la demande, entraînant le rejet de la requête par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 17 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et d'incompétence de l'auteur de l'acte. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment stable en France ni d'une insertion professionnelle exceptionnelle, et qu'elle ne remplissait pas les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’un recours contre un arrêté préfectoral d’éloignement, a constaté son incompétence territoriale. En application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence de l’étranger à la date de la décision attaquée. M. C... résidant à Belley (Ain), le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Lyon.
Le Tribunal administratif de Nice annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet des Alpes-Maritimes à une ressortissante thaïlandaise mariée à un Français. La décision est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante justifiant d'une vie commune avec son époux et d'un emploi stable. Le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer un titre "vie privée et familiale" sous deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet ne s'était pas estimé lié par l'avis du collège de l'OFII, mais l'avait approprié. La procédure d'avis médical a été jugée régulière, le collège ayant délibéré collégialement sans que le médecin rapporteur ne participe à la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 16 avril 2025. Ce dernier refusait de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant.