23 119 décisions disponibles — page 201/1156
Le Tribunal administratif de Nice a liquidé l’astreinte prononcée à l’encontre du préfet des Alpes-Maritimes pour inexécution d’une ordonnance du 17 juillet 2025 lui enjoignant de fournir un hébergement d’urgence à une mère et ses deux enfants. Constatant l’absence d’exécution malgré l’astreinte de 100 euros par jour fixée le 23 juillet 2025, le juge a modéré le montant total dû par l’État à 1 000 euros pour la période du 23 juillet au 6 août 2025. La décision applique l’article L. 911-7 du code de justice administrative, qui permet de modérer une astreinte provisoire même en cas d’inexécution.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B A. Ce dernier demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 15 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant dispose d'un recours en annulation contre cet arrêté, qui sera examiné dans des délais brefs. Par conséquent, la demande est rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour demander la suspension de l'exécution d'une décision d'exploitation d'une scierie, résultant de l'adoption d'un plan local d'urbanisme. La juge des référés a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, car les requérants n'avaient pas introduit de requête distincte en annulation contre la décision contestée, conformément à l'article R. 522-1 du même code. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête en référé suspension de Mme B, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 12 juillet 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. La juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés (notamment la méconnaissance des articles L. 224-2 du code de la route et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La demande de suspension, les conclusions à fin d'injonction et les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 13 juin 2025 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a refusé de renouveler le contrat d'accès à l'autonomie de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation de vulnérabilité du requérant, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des dispositions du 5° de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la situation de M. C dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme B, ressortissante russe, contestant le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui verser l'allocation pour demandeur d'asile. Le tribunal a relevé que la décision implicite de rejet était née le 24 mai 2025, et qu'en application de l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le délai de recours de sept jours expirait le 1er juin 2025. La requête, enregistrée le 21 juillet 2025, étant tardive, le tribunal l'a déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, un ressortissant tunisien majeur, qui sollicitait sa réintégration dans le dispositif de protection jeune majeur ou un hébergement d'urgence. Le tribunal a constaté que le département des Alpes-Maritimes avait retiré sa décision de refus de renouvellement du contrat et proposé un nouveau contrat, faisant ainsi perdre son objet à la demande d'urgence. En outre, le requérant ayant fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, il ne pouvait plus bénéficier de la prise en charge prévue par l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante russe, qui demandait d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. La juge des référés a estimé que, plus de quatre mois après le dépôt de la demande, une décision implicite de rejet était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée aurait fait obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui a conduit au rejet de la requête sans examen de l’urgence.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme B, ressortissante russe, dans un délai de quinze jours, et de lui délivrer dans l'attente un récépissé l'autorisant à travailler. La requérante justifiait d'une situation d'urgence et d'utilité, la carence de l'administration la privant de tout document justifiant la régularité de son séjour et l'empêchant d'exercer une activité professionnelle. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par une requérante demandant une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. La requérante s'est désistée de sa requête avant que le juge ne statue au fond. Par une ordonnance du 5 août 2025, la juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucune mesure d'urgence ou d'utilité n'a donc été examinée.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié avoir relancé l'administration depuis l'expiration de son dernier récépissé en août 2023, et ce malgré ses allégations sur son état de santé critique. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans examen des autres conditions, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A contestant l'arrêté du maire de Nice du 7 décembre 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour la création d'une véranda, en raison de l'avis défavorable de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) concernant la proximité de la Villa Arson, monument historique. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que le requérant n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du préfet de région, conformément aux articles R. 424-14 du code de l'urbanisme et L. 621-30 et suivants du code du patrimoine. En application de ces textes, le maire était tenu de suivre l'avis de l'ABF, et le pétitionnaire devait d'abord contester cet avis devant le préfet avant tout recours contentieux. Par conséquent, la requête de M. A a été jugée irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de renouveler sa carte de résident. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. B constituait une menace grave pour l'ordre public, au sens de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la nature et du caractère répété de ses infractions. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer des liens familiaux et sociaux stables en France. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nice annule le refus du préfet des Alpes-Maritimes de renouveler la carte de résident de dix ans de M. B, ressortissant russe. La décision préfectorale se fondait sur une menace grave pour l'ordre public en raison de condamnations pénales, notamment pour trafic de stupéfiants en 2014. Le tribunal juge que ces condamnations, bien que répétées, sont anciennes et isolées, et ne caractérisent pas une menace grave actuelle, d'autant que la cour d'appel a relevé l'absence de dangerosité persistante. Cette appréciation constitue une erreur manifeste, en violation de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de la 2ème chambre, a été saisi par M. et Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre l’arrêté du 9 août 2022 par lequel le maire de Cannes s’est opposé à leur déclaration préalable de travaux pour l’aménagement d’un toit terrasse. La commune de Cannes a soulevé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. Le tribunal a rejeté cette exception en jugeant que le recours gracieux des requérants, réceptionné le 14 octobre 2022, avait interrompu le délai de recours contentieux, et que le courrier du maire du 6 février 2023, rejetant explicitement ce recours avant l’expiration du délai de recours contre la décision implicite, avait fait courir un nouveau délai de deux mois, rendant ainsi la requête recevable.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, agent du SDIS des Alpes-Maritimes, qui contestait le refus implicite de l’indemniser pour absence de promotion au grade de rédacteur principal de 2ème classe. La juridiction a rappelé que l’avancement de grade ne constitue pas un droit et que l’administration dispose d’un pouvoir d’appréciation fondé sur la valeur professionnelle, laquelle n’était pas jugée supérieure à la moyenne au vu des évaluations. Les moyens tirés d’une méconnaissance de l’article L.332-8 du code général de la fonction publique et d’un détournement de pouvoir ont été écartés. La demande d’annulation de la décision implicite de rejet a été jugée irrecevable car relevant du plein contentieux indemnitaire.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, annule la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 23 août 2023 refusant à M. B, ressortissant marocain, un titre de séjour "salarié". Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de droit en exigeant un visa de long séjour pour une demande de renouvellement de titre, alors que M. B était déjà titulaire d'une carte de séjour "travailleur saisonnier". La solution s'appuie sur l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les articles L. 312-5 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant philippin. Le tribunal estime que le refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue et stable en France du requérant depuis 2011, de son intégration professionnelle et de sa vie familiale avec son épouse et ses deux enfants scolarisés. La solution retenue est fondée sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A épouse C d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En défense, le préfet des Alpes-Maritimes a opposé un non-lieu à statuer, la requérante ayant obtenu une carte de séjour temporaire valable jusqu’au 3 juin 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Refus de renouvellement de titre de séjour et absence de récépissé. Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Il estime que le silence gardé par le préfet pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, l'absence de récépissé ou de décision expresse ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence.