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Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, est saisi par Mme B d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’une maladie professionnelle reconnue imputable au service, qu’elle impute à la commune de Saint-Martin-Vésubie. La requérante sollicite, à titre principal, la condamnation de la commune au versement de 72 429,34 euros, assortie d’intérêts moratoires et d’une astreinte, ainsi qu’un complément d’expertise pour préciser l’évaluation de certains chefs de préjudice. La commune conclut pour sa part à la prescription de la créance et, à titre subsidiaire, à une nouvelle expertise confiée à un autre expert. Le tribunal, après avoir écarté la fin de non-recevoir tirée de la prescription, ordonne une expertise complémentaire confiée au docteur C afin d’évaluer précisément les préjudices corporels de Mme B, et réserve tous les autres moyens et conclusions des parties.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Alpes-Maritimes. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des risques de persécution en raison de son homosexualité (article 3 de la CEDH). Le tribunal a estimé que M. A ne justifiait pas de la réalité de ses craintes ni de l’intensité de ses attaches privées et familiales en France, et a écarté l’erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant philippin. Le tribunal retient que le préfet n'a pas répondu à la demande de communication des motifs de cette décision implicite, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui constitue un défaut de motivation. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme A, adjointe administrative territoriale, contestant l'arrêté du 6 janvier 2023 par lequel le maire de Saint-Martin-Vésubie a prononcé sa mise à la retraite pour invalidité avec effet rétroactif au 5 janvier 2023. La commune opposait une fin de non-recevoir pour tardiveté, soutenant que l'arrêté avait été régulièrement notifié à l'avocat de Mme A le 9 janvier 2023. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que la commune n'apportait pas la preuve d'une notification régulière à l'intéressée ou à son mandataire, et a ainsi jugé la requête recevable. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué pour rétroactivité illégale, en application du principe général de non-rétroactivité des actes administratifs, la mise à la retraite ayant été prononcée à une date antérieure à celle de l'arrêté.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, agent de police municipale, qui contestait le retrait de son agrément par le procureur de la République de Grasse. Ce retrait faisait suite à sa condamnation par composition pénale pour un vol en supermarché. Le tribunal a jugé que ces faits, bien que sanctionnés par une amende modeste, étaient incompatibles avec l'honorabilité et la confiance requises pour exercer les fonctions de policier municipal, en application de l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure. Il a également écarté le moyen tiré d'une "double peine", la mesure de retrait d'agrément étant de nature administrative et non pénale.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C, rédactrice principale au département des Alpes-Maritimes, qui contestait le refus de reconnaissance de sa pathologie (syndrome canalaire du nerf ulnaire) comme maladie professionnelle. La requérante invoquait un lien direct entre son affection et ses fonctions, mais le tribunal a estimé qu'elle n'apportait pas la preuve que sa maladie était directement ou essentiellement causée par son travail, conformément aux articles L. 822-20 du code général de la fonction publique et L. 461-1 du code de la sécurité sociale. La demande subsidiaire d'expertise judiciaire a également été rejetée, le tribunal s'estimant suffisamment éclairé par les pièces du dossier.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes d’un déféré en annulation de la délibération n°2022/47 du conseil municipal de Roquefort-les-Pins et de la convention subséquente conclue avec l’association "IFAC PACA" pour l’accueil périscolaire et extrascolaire. Le préfet soutenait que cette convention devait être requalifiée en contrat de commande publique, soumis aux obligations de publicité et de mise en concurrence prévues aux articles L. 2122-1 et R. 2122-1 du code de la commande publique. La commune a soulevé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours, que le tribunal a écartée en considérant que le délai de deux mois avait été interrompu par la demande de pièces complémentaires et le recours gracieux du préfet. Sur le fond, le tribunal a fait droit à la requête du préfet, annulant la délibération et la convention pour méconnaissance des règles de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie de Nice de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 21 novembre 2022. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également considéré que l'administration n'avait pas méconnu les dispositions du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, notamment en ce qui concerne l'expertise médicale, l'enquête administrative et les délais d'instruction. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires de Mme A ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 4 décembre 2022 par lequel le maire de Valbonne Sophia-Antipolis les mettait en demeure de mettre en conformité des travaux sur leur propriété. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le vice d'incompétence du signataire, la méconnaissance du principe du contradictoire et l'erreur de droit relative à la prescription. Il a jugé que la procédure prévue à l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme avait été régulièrement suivie, l'administration ayant invité les requérants à présenter leurs observations avant d'édicter la mise en demeure. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la commune de Bouyon d’un litige l’opposant à la SARL Torrisi Construction au sujet de malfaçons affectant des travaux de charpente et de couverture réalisés en 2015 sur la halle des fêtes, révélées par des infiltrations constatées en 2018. La commune demandait la condamnation de l’entreprise sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs ou, à titre subsidiaire, sur celui de la responsabilité contractuelle pour dommages intermédiaires, ainsi que l’indemnisation d’un préjudice non matériel. Le tribunal a retenu la responsabilité décennale de la SARL Torrisi Construction, les désordres rendant l’ouvrage impropre à sa destination, et l’a condamnée à verser à la commune la somme de 9 240 euros TTC, assortie des intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure du 9 mars 2022. La demande au titre du préjudice non matériel a été rejetée. Cette solution s’appuie sur les principes de la garantie décennale issus du code civil.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société AGS Nice-Côte d'Azur, qui contestait la décision du 11 août 2022 du directeur régional de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) confirmant les mesures de prévention imposées par la CARSAT suite à un accident du travail. La société invoquait notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation de la décision. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière et que la décision était suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des articles L. 422-4 et L. 422-5 du code de la sécurité sociale et de l'article R. 8122-2 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les requêtes de la société Calsun Holding contestant un arrêté interruptif de travaux et un refus de permis de construire. Concernant l'arrêté du 15 mars 2022, le tribunal a jugé que le maire était en situation de compétence liée pour ordonner l'interruption des travaux en l'absence de permis de construire, en application de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme. S'agissant du refus de permis de construire du 7 février 2023, le tribunal a estimé que la société ne pouvait se prévaloir d'un permis tacite et que le préfet avait légalement opposé les dispositions du plan local d'urbanisme. Les deux requêtes ont été rejetées, ainsi que les conclusions indemnitaires et d'intervention.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société SEREX d’un litige portant sur le solde d’un marché public d’exploitation d’une station d’épuration, conclu avec la métropole Nice Côte d’Azur. La société contestait notamment une retenue de 88 000 euros pour perte de prime de performance épuratoire, l’absence de versement d’un bonus membrane de 1 800 000 euros, et le remboursement de frais supplémentaires pour 26 374,20 euros. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société SEREX, jugeant que la retenue était fondée sur les stipulations contractuelles et que les autres prétentions n’étaient pas établies. La décision s’appuie sur le code des marchés publics et le cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux marchés de fournitures courantes et de services.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la MAIF contestant un titre de recettes émis par le CCAS de Nice pour un montant de 17 310,83 euros, correspondant à des frais liés à l'accident de service d'un agent. Le litige portait sur la date de consolidation de l'état de santé de la victime, fixée au 1er novembre 2018 par une expertise amiable à laquelle le CCAS n'avait pas été convié, tandis que le CCAS retenait le 14 octobre 2019. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation du titre de recettes, considérant que la MAIF ne pouvait opposer au CCAS une expertise réalisée sans sa participation en tant qu'employeur subrogé. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles du CCAS visant à valider le titre et à condamner la MAIF au paiement, au motif qu'il n'appartient pas au juge administratif de valider des titres exécutoires ni de prononcer des condamnations pécuniaires dans ce cadre contentieux. La décision s'appuie sur les principes de la subrogation de l'employeur public et les règles de procédure administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A contestant un indu d'aide personnelle au logement (APL) notifié par la CAF des Alpes-Maritimes. La magistrate a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la CAF, jugeant que le paiement de la dette ne rendait pas le litige sans objet en l'absence d'annulation rétroactive de l'indu. Sur le fond, le tribunal a estimé que Mme A n'apportait pas la preuve de son allégation selon laquelle l'indu résulterait d'une erreur de France Travail. La solution est fondée sur les articles L. 821-1, L. 823-9 et L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles L. 512-1 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui demandait une injonction au préfet des Alpes-Maritimes de le convoquer pour la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour était née le 12 avril 2025, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la mesure sollicitée ne pouvait être ordonnée, et l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été refusée.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en juge unique, a examiné la demande de Mme A qui contestait une décision de la CAF des Alpes-Maritimes lui accordant une remise partielle de sa dette d'allocation de logement sociale. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la CAF, jugeant que le paiement de la dette en cours d'instance ne privait pas le recours de son objet. Statuant en tant que juge de plein contentieux, il a rappelé qu'il lui appartient d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée au regard de la situation de précarité et de la bonne foi du débiteur. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en matière de plein contentieux, a examiné l'opposition formée par Mme A épouse C contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement familial de 874,95 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu en invoquant une erreur de la caisse et sa situation de précarité. Le tribunal a rejeté l'opposition, jugeant que Mme A épouse C ne pouvait contester le bien-fondé de l'indu faute d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. Par ailleurs, le moyen tiré de sa situation financière précaire a été écarté comme inopérant pour contester la régularité de la contrainte.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, éducatrice à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter de 2017. La requérante soutenait que son service, bien que non situé en zone prioritaire, intervenait dans le ressort d’un contrat local de sécurité, et invoquait une rupture d’égalité avec d’autres agents. Le tribunal a jugé que le bénéfice de la NBI est lié à la nature des fonctions exercées et non au grade, et a examiné les textes applicables, notamment le décret n° 2001-1061. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, qui demandait l'annulation du refus implicite de lui accorder la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI) pour son poste au STEMO de Grasse. La requérante soutenait que son service intervenait dans le ressort territorial d'un contrat local de sécurité, ce qui l'aurait rendue éligible à la NBI selon le décret n°2001-1061. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, considérant que les contrats locaux de sécurité s'appliquent en priorité aux quartiers sensibles et que la requérante n'établissait pas que son unité remplissait les conditions d'attribution de la bonification. La demande a donc été rejetée.