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Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Alpes-Maritimes. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des risques de persécution en raison de son homosexualité (article 3 de la CEDH). Le tribunal a estimé que M. A ne justifiait pas de la réalité de ses craintes ni de l’intensité de ses attaches privées et familiales en France, et a écarté l’erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant vietnamien, qui contestait l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la présence d'un contrat de travail ne constituait pas, à elle seule, un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant philippin. Le tribunal retient que le préfet n'a pas répondu à la demande de communication des motifs de cette décision implicite, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui constitue un défaut de motivation. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 15 avril 2025 qui imposait à M. C, ressortissant tunisien, une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a jugé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, en raison de son mariage avec une ressortissante française et de son insertion professionnelle stable. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français a été annulée pour méconnaissance de ces stipulations, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes sur le délai de départ et l'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par M. C et Mme A B, demandeurs d'asile, pour obtenir le versement d'une provision de 1 632 euros correspondant à un reliquat de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA) majorée. L'OFII, qui n'a pas contesté la demande, avait précédemment reconnu le droit des requérants à cette allocation. Le juge a fait droit à la demande en considérant que l'obligation de paiement n'était pas sérieusement contestable, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et des articles D. 553-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme A, adjointe administrative territoriale, contestant l'arrêté du 6 janvier 2023 par lequel le maire de Saint-Martin-Vésubie a prononcé sa mise à la retraite pour invalidité avec effet rétroactif au 5 janvier 2023. La commune opposait une fin de non-recevoir pour tardiveté, soutenant que l'arrêté avait été régulièrement notifié à l'avocat de Mme A le 9 janvier 2023. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que la commune n'apportait pas la preuve d'une notification régulière à l'intéressée ou à son mandataire, et a ainsi jugé la requête recevable. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué pour rétroactivité illégale, en application du principe général de non-rétroactivité des actes administratifs, la mise à la retraite ayant été prononcée à une date antérieure à celle de l'arrêté.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, agent de police municipale, qui contestait le retrait de son agrément par le procureur de la République de Grasse. Ce retrait faisait suite à sa condamnation par composition pénale pour un vol en supermarché. Le tribunal a jugé que ces faits, bien que sanctionnés par une amende modeste, étaient incompatibles avec l'honorabilité et la confiance requises pour exercer les fonctions de policier municipal, en application de l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure. Il a également écarté le moyen tiré d'une "double peine", la mesure de retrait d'agrément étant de nature administrative et non pénale.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C, rédactrice principale au département des Alpes-Maritimes, qui contestait le refus de reconnaissance de sa pathologie (syndrome canalaire du nerf ulnaire) comme maladie professionnelle. La requérante invoquait un lien direct entre son affection et ses fonctions, mais le tribunal a estimé qu'elle n'apportait pas la preuve que sa maladie était directement ou essentiellement causée par son travail, conformément aux articles L. 822-20 du code général de la fonction publique et L. 461-1 du code de la sécurité sociale. La demande subsidiaire d'expertise judiciaire a également été rejetée, le tribunal s'estimant suffisamment éclairé par les pièces du dossier.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes d’un déféré en annulation de la délibération n°2022/47 du conseil municipal de Roquefort-les-Pins et de la convention subséquente conclue avec l’association "IFAC PACA" pour l’accueil périscolaire et extrascolaire. Le préfet soutenait que cette convention devait être requalifiée en contrat de commande publique, soumis aux obligations de publicité et de mise en concurrence prévues aux articles L. 2122-1 et R. 2122-1 du code de la commande publique. La commune a soulevé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours, que le tribunal a écartée en considérant que le délai de deux mois avait été interrompu par la demande de pièces complémentaires et le recours gracieux du préfet. Sur le fond, le tribunal a fait droit à la requête du préfet, annulant la délibération et la convention pour méconnaissance des règles de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie de Nice de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 21 novembre 2022. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également considéré que l'administration n'avait pas méconnu les dispositions du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, notamment en ce qui concerne l'expertise médicale, l'enquête administrative et les délais d'instruction. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires de Mme A ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 4 décembre 2022 par lequel le maire de Valbonne Sophia-Antipolis les mettait en demeure de mettre en conformité des travaux sur leur propriété. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le vice d'incompétence du signataire, la méconnaissance du principe du contradictoire et l'erreur de droit relative à la prescription. Il a jugé que la procédure prévue à l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme avait été régulièrement suivie, l'administration ayant invité les requérants à présenter leurs observations avant d'édicter la mise en demeure. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les requêtes de M. B visant à obtenir la liquidation provisoire d'une astreinte prononcée contre le préfet des Alpes-Maritimes. Les requêtes ont été jugées irrecevables car elles ne contenaient l'exposé d'aucun moyen, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet pur et simple des demandes.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Madame B C et autres, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du maire de Saint-Vallier-de-Thiey du 24 novembre 2022, portant non-opposition à la déclaration préalable de la société Bouygues Télécom pour l'installation d'un pylône de radiotéléphonie mobile de 12 mètres. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incomplétude du dossier de déclaration préalable au regard des articles R. 431-36 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, la nécessité d'un permis de construire, et la méconnaissance de l'article L. 341-10 du code de l'environnement et de l'arrêté préfectoral du 22 novembre 2022. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la commune de Bouyon d’un litige l’opposant à la SARL Torrisi Construction au sujet de malfaçons affectant des travaux de charpente et de couverture réalisés en 2015 sur la halle des fêtes, révélées par des infiltrations constatées en 2018. La commune demandait la condamnation de l’entreprise sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs ou, à titre subsidiaire, sur celui de la responsabilité contractuelle pour dommages intermédiaires, ainsi que l’indemnisation d’un préjudice non matériel. Le tribunal a retenu la responsabilité décennale de la SARL Torrisi Construction, les désordres rendant l’ouvrage impropre à sa destination, et l’a condamnée à verser à la commune la somme de 9 240 euros TTC, assortie des intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure du 9 mars 2022. La demande au titre du préjudice non matériel a été rejetée. Cette solution s’appuie sur les principes de la garantie décennale issus du code civil.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société AGS Nice-Côte d'Azur, qui contestait la décision du 11 août 2022 du directeur régional de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) confirmant les mesures de prévention imposées par la CARSAT suite à un accident du travail. La société invoquait notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation de la décision. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière et que la décision était suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des articles L. 422-4 et L. 422-5 du code de la sécurité sociale et de l'article R. 8122-2 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 avril 2025 rejetant sa demande de titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, en relevant que l’arrêté était signé par une autorité bénéficiant d’une délégation régulière et qu’il était suffisamment motivé en droit et en fait. Les moyens d’erreur de droit et d’erreur manifeste d’appréciation ont été rejetés faute de précisions suffisantes. La décision se fonde sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les requêtes de la société Calsun Holding contestant un arrêté interruptif de travaux et un refus de permis de construire. Concernant l'arrêté du 15 mars 2022, le tribunal a jugé que le maire était en situation de compétence liée pour ordonner l'interruption des travaux en l'absence de permis de construire, en application de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme. S'agissant du refus de permis de construire du 7 février 2023, le tribunal a estimé que la société ne pouvait se prévaloir d'un permis tacite et que le préfet avait légalement opposé les dispositions du plan local d'urbanisme. Les deux requêtes ont été rejetées, ainsi que les conclusions indemnitaires et d'intervention.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société SEREX d’un litige portant sur le solde d’un marché public d’exploitation d’une station d’épuration, conclu avec la métropole Nice Côte d’Azur. La société contestait notamment une retenue de 88 000 euros pour perte de prime de performance épuratoire, l’absence de versement d’un bonus membrane de 1 800 000 euros, et le remboursement de frais supplémentaires pour 26 374,20 euros. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société SEREX, jugeant que la retenue était fondée sur les stipulations contractuelles et que les autres prétentions n’étaient pas établies. La décision s’appuie sur le code des marchés publics et le cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux marchés de fournitures courantes et de services.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la MAIF contestant un titre de recettes émis par le CCAS de Nice pour un montant de 17 310,83 euros, correspondant à des frais liés à l'accident de service d'un agent. Le litige portait sur la date de consolidation de l'état de santé de la victime, fixée au 1er novembre 2018 par une expertise amiable à laquelle le CCAS n'avait pas été convié, tandis que le CCAS retenait le 14 octobre 2019. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation du titre de recettes, considérant que la MAIF ne pouvait opposer au CCAS une expertise réalisée sans sa participation en tant qu'employeur subrogé. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles du CCAS visant à valider le titre et à condamner la MAIF au paiement, au motif qu'il n'appartient pas au juge administratif de valider des titres exécutoires ni de prononcer des condamnations pécuniaires dans ce cadre contentieux. La décision s'appuie sur les principes de la subrogation de l'employeur public et les règles de procédure administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, éducatrice à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter de 2017. La requérante soutenait que son service, bien que non situé en zone prioritaire, intervenait dans le ressort d’un contrat local de sécurité, et invoquait une rupture d’égalité avec d’autres agents. Le tribunal a jugé que le bénéfice de la NBI est lié à la nature des fonctions exercées et non au grade, et a examiné les textes applicables, notamment le décret n° 2001-1061. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.